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Le « vrai » M. Monopoly

À peu près tout le monde a, un jour ou l’autre, joué au Monopoly.

Il s’agit d’un jeu de table dont les droits sont détenus par Hasbro où chaque joueur tente d’accumuler le plus grand nombre de propriétés afin d’y taxer les autres joueurs qui ont le malheur d’y aboutir, au hasard d’un coup de dés.

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Agrémentés des maisons et ensuite, d’hôtels, ces terrains finissent par commander des ponctions de plus en plus importantes dans les budgets des joueur adverses ce qui, à la longue, peut mener à la victoire parce que les concurrents sont lessivés, d’où l’idée de monopole sur l’argent (et le nom du jeu: « Monopoly« ).

Mais dans ce jeu, il y a une vedette et elle porte une moustache blanche.

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Peu de gens savent qu’il existe bel et bien un richissîme individu qui a fort probablement inspiré ce personnage souriant qui semble dire « tentez votre chance pour devenir riche ». Il s’agit de « Monsieur Monopoly » lui-même: John Pierpont Morgan (ou « J.P. Morgan », pour abréger).

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Né le 17 avril 1837 et mort le 31 mars 1913, J.P. Morgan avait acquis une fortune qui défiait l’imagination, pour l’époque. De plus, il exerçait un pouvoir quasi-hégémonique sur le monde financier new yorkais (et mondial).

Il était tellement riche que déjà, vers la fin des années 1880, il était couramment surnommé « Mr Monopoly » et cette étiquette l’a suivi, jusqu’à sa mort.

Le service à la clientèle de Hasbro, manufacturier du jeu de société, dit que le personnage qui figure sur leurs boîtes et qui se nomme, lui aussi, « Mr Monopoly », n’est inspiré de personne (!) et n’a aucun lien avec J.P. Morgan.

Plusieurs experts ne sont pas de cet avis et pensent que Hasbro évite de confirmer la ressemblance troublante entre J.P. Morgan et leur personnage pour éviter d’avoir à se justifier à la succession du milliardaire. Mais bon, ce ne sont que des théories et Hasbro n’a aucune intention de les commenter.

Comme dans le jeu de société, J.P. Morgan voulait toujours s’arroger un pouvoir monopolistique dans les domaines où il faisait des affaires. Par exemple, en 1892, il a arrangé la fusion entre Edison General Electric et Thomson-Houston Electric Company pour former General Electric, une compagnie qui a conservé son nom jusqu’à ce jour.

Aussi, après avoir financé la création de la Federal Steel Company, il a fusionné la Carnegie Steel Company et de nombreuses autres compagnies d’acier et de fer pour former la United States Steel Corporation, en 1901.

Il est mort à Rome, en Italie, en 1913 à l’âge de 75 ans. Il a laissé l’essentiel de son immense fortune à son fils John Pierpont « Jack » Morgan, Jr. qui est mort, à son tour, le 13 mars, 1943. C’est peut-être un peu le fruit du hasard mais lui aussi ressemblait beaucoup au personnage du jeu de société:

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Suivant dans les traces de son père, Jack Morgan était l’un des signataires de l’établissement de la Réserve fédérale américaine, en 1913. Il s’agissait d’une attaque financière sans précédent contre le peuple américain par de riches banquiers sans scrupules qui ont pris le contrôle de l’économie américaine (et mondiale) en contrôlant l’approvisionnement d’argent.

À ce jour, le « coup d’État économique » de Jack Morgan est ses complices continue d’appauvrir systématiquement les Américains qui n’ont toujours aucun droit de regard ni contrôle sur la création de leur monnaie nationale.

Comble de l’ironie, J.P. Morgan détestait se faire photographier et tentait régulièrement de chasser les photographes en donnant de grands coups de cannes. Il serait sûrement hors de lui s’il savait qu’aujourd’hui, un personnage à son image est reproduit à des millions d’exemplaires, partout à travers le monde!

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Rappelons que le Monopoly a été créé en 1934 par Charles Darrow, vendeur d’équipements de chauffage américain au chômage. Le jeu est très fortement inspiré de « The Landlord’s Game » créé par Elizabeth Magie en 1904, un jeu que Charles Darrow avait beaucoup apprécié dans son enfance.

Dans le cadre de mes recherches, j’ai eu le plaisir de recevoir une réponse de Phil Orbanes qui a Å“uvré dans l’exécutif de Parker Brothers et qui travaille aujourd’hui, en tant que président, chez Winning Moves. Il a justement présenté l’historique de M. Monopoly dans son livre intitulé « Monopoly: The World’s Most Famous Game« .

M. Orbanes m’a confirmé, de manière définitive, que le personnage original était inspiré de l’image publique qu’entretenait J. P. Morgan, avec sa grosse moustache blanche, son large visage et son chapeau haut-de-forme.

Le personnage a été créé par un pigiste, en 1936, à la demande de Parker Brothers.

À l’origine, le personnage n’avait pas de nom mais en 1946, il a été baptisé « Rich Uncle Pennybags » (ou « riche oncle avec des sacs de sous »), un nom qui lui est resté jusqu’à la fin des années 1990 jusqu’à ce qu’il soit simplifié pour « Mr. Monopoly« .

C’est fascinant tout ce qu’on peut apprendre en posant des questions aux bonnes personnes.

Alors la prochaine fois que vous entreprendrez une partie de Monopoly, vous aurez une petite anecdote à raconter!

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Invitations à passer aux relevés électroniques

À peu près toutes les institutions financières et grands pourvoyeurs de services tentent de faire migrer leur clients vers des relevés de compte électroniques.

Parmi les raisons invoquées, on retrouve…

  • les bienfaits pour l’environnement;
  • la fin du gaspillage de papier, de timbres et d’énergie pour livrer ces relevés;
  • l’accès plus rapide au relevé de compte en cours;
  • la possibilité d’accéder à d’autres services (plus ou moins utiles) lorsque connectés pour consulter l’ensemble des relevés de compte, dont le plus récent.

En plus de ces arguments qui plaisent à de nombreux clients, il y a habituellement des concours offerts à ceux qui se convertissent au relevé de l’ère numérique.

Ainsi, un grand nombre de clients ont déjà fait le saut vers les factures électroniques et la plupart ne le regrettent pas.

Il faut cependant se demander si le passage aux relevés électroniques profite au client autant qu’à l’institution financière.

Certes, le client a accès à ses comptes plus vite mais lorsque ceux-ci arrivaient via le courrier, ce n’était pas beaucoup plus long et il n’y a rien comme un beau relevé-papier pour tout comprendre, en un coup d’Å“il. Un relevé-papier, ça se classe facilement et pour plusieurs personnes, c’est indispensable.

Pour l’institution financière, chaque client qui passe au relevé électronique lui fait économiser un montant variable mais significatif. Aucune institution financière n’a proposé de réduire les frais de service des clients qui optaient pour le relevé électronique alors on doit conclure que les profits supplémentaires qu’ils ont dégagé avec cette transition a été passé aux actionnaires (directement ou non). Qu’importe l’usage exact des profits dégagés, on constate que ce ne sont pas les clients qui en bénéficient.

Il y a quelque chose de malsain dans le fait que les clients qui acceptent que leur vie devienne de plus en plus numérique n’obtiennent pas de rabais marqués sur le prix de leurs services, vu que ceux-ci ne coûtent presque plus rien à délivrer.

Et ce n’est pas parce que les banques font plus d’argent qu’elle embauchent plus d’employés pour répartir leur immense richesse. Au contraire, les 7 grandes banques canadiennes ont fermé des centaines de succursales, au Canada, de 2004 à ce jour et ce, malgré des profits-records. En ce moment, c’est Desjardins qui tente de fermer ses petites Caisses populaires régionales en commençant par couper les services de guichets automatiques dans les régions moins populeuses.

En fin de compte, chaque client doit y aller avec ses préférences.

Si c’est plus agréable avec un état de compte via le web, tant mieux. Si ça ne l’est pas, alors c’est préférable de conserver son relevé-papier. Certains fournisseurs ont essayé de forcer les clients à accepter des relevés électroniques mais ils ont tous arrêté lorsqu’ils se sont rendus compte qu’une large part de leurs clients les quittaient pour d’autres fournisseurs qui offraient les relevés-papiers auxquels ils tenaient. Comme quoi les habitudes ne se changent pas du jour au lendemain.

Est-ce que vous croyez que les relevés électroniques seront éventuellement accompagnés de rabais marqués sur les services afin de refléter le coût beaucoup plus de traitement, associés aux relations-client via le web?

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Ce qui différencie une carte de crédit à puce de celles qui n’en ont pas

Au cours de prochains mois, des centaines de milliers de Québécois recevront une ou plusieurs cartes de crédit à puce puisque les émetteurs de cartes de crédit ont décidé d’imposer cette nouvelle technologie à tous leurs clients.

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Mais au fait, quelles sont les différences principales entre une carte à puce et une autre qui ne l’a pas, à part la présence ou non de cette puce?

  1. La carte de crédit à puce doit être insérée dans un terminal à puce au lieu d’être glissée (et immédiatement replacée dans le porte-monnaie);
  2. La carte de crédit à puce demeurera insérée dans le terminal pendant toute la durée de l’opération (et n’aura pas à être touchée par le caissier);
  3. Au lieu de signer le reçu (du marchand) pour autoriser l’opération, vous devrez entrer votre NIP unique à 4 ou 5 chiffres (selon les préférences de l’émetteur de la carte);
  4. Une fois l’opération terminée, vous recevrez un reçu-papier en guise de confirmation.

Les cartes de crédit à puce étant aussi munies d’une bande magnétique alors les achats peuvent être effectuées chez tous les marchands, même ceux qui n’ont pas encore installé le terminal de cartes à puce. Dans un tel cas, vous pourrez glisser votre carte le long du terminal et signer votre reçu, comme vous l’avez fait à de nombreuses reprises, depuis le premier jour où vous avez utilisé une carte de crédit.

Le crédit à la consommation, dans son ensemble, ne devrait pas être ralenti par l’introduction de cette nouvelle technologie alliant une puce à l’obligation (pour le détenteur) de fournir son NIP, à chaque transaction effectuée « en personne », chez un marchand acceptant les cartes de crédit.

Certains consommateurs qui voient un avantage à l’utilisation du NIP pour les achats portés à une carte de crédit pourraient même sortir de leur habitude d’utiliser exclusivement leur carte de débit pour utiliser, à l’occasion, leur carte de crédit munie d’une puce.

La micropuce de sécurité intégrée n’est pas encore très bien connue, au plan technique mais au fil du temps, nous en saurons plus sur l’utilisation exacte qui est faite de cette technologie.

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L’arrivée des cartes de crédit à puce, au Québec…

Les cartes de crédit à puce sont une nouveauté en Amérique mais au cours des dernières années, cette technologie a largement été utilisée en Europe et en Asie où, selon les émetteurs des cartes de crédit, elles auraient contribué à diminuer le nombre de fraudes.

En fait, c’est la fraude par clonage qui justifie le plus l’introduction de cette technologie. Un carte comprenant une puce s’avère plus difficile à cloner qu’en l’absence de cette puce. C’est exactement le même argument que lorsque les cartes de crédit ont été parées d’hologrammes et pourtant, quelques mois plus tard, aussi bien les vignettes que les bandes holographiques étaient clonées en série.

L’action de cloner une puce pourrait être (bien) plus compliquée que pour les hologrammes mais les émetteurs de cartes de crédit se gardent bien de dire que c’est « impossible », ce qui relativise leurs superlatifs qu’ils utilisent pour décrire (et vendre) cette nouvelle technologie.

Il se peut que vous ayez vu les nouveaux terminaux de cartes de crédit à puces où il faut glisser sa carte dans une ouverture qui fait penser à une guichet automatique (bien que la carte demeure toujours accessible au client) mais il y a encore de nombreux marchands qui utilisent les « anciens » terminaux qui ne supportent pas les cartes à puces. Les détenteurs de cartes à puce peuvent cependant acheter dans tous les magasins, grâce à la bande magnétique à l’arrière de leur carte.

Les détenteurs de carte n’ont aucun autre choix que d’accepter la carte à puce s’ils veulent continuer à utiliser leur carte de crédit. Pour que le système fonctionne de manière optimale, toutes les cartes doivent être changées et le plus gros des cartes le seront au cours des mois qui viennent.

La carte de crédit à puce sera un peu plus sécuritaire mais c’est surtout en raison de l’utilisation d’un NIP. Les émetteurs de cartes de crédit semblent être les grands gagnants de cette transition puisque c’est eux qui étaient les plus touchés (financièrement) par les activités de clonage de carte de crédit.

Ce sera intéressant de voir si les émetteurs de cartes repasseront les économies (dûes aux cartes plus sécures) à leurs clients ou encore, s’ils en profiteront pour empocher ce profit, aussi discrètement que possible.

Pour les détenteurs de cartes de crédit à puce qui achètent en ligne ou via un service téléphonique, il n’y a pas de différence puisque le NIP n’a qu’à être fourni lors des achats effectués en personne, via un terminal acceptant les cartes de crédit à puce.

Ce que les émetteurs de cartes de crédit du Canada annoncent à leurs clients, c’est un mode de paiement plus sécuritaire parce que mieux sécurisé. On retrouve beaucoup de matériel publicitaire simpliste mais c’est difficile de parler à un agent ou un responsable des médias qui connaît suffisamment la technologie pour l’expliquer, techniquement.

Ainsi, nous sommes dans une « grande période de familiarisation » avec cette technologie qui rend caduque l’obligation de signer le reçu du marchand mais qui va obliger les détenteurs de carte à entrer un NIP pour régler leurs achats.

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Les cartes de crédit à puce sont-elles plus sécuritaires?

Presque tous les émetteurs de cartes de crédit canadiennes ont décidé de forcer tous les détenteurs à accepter leur nouvelle cartes dotées d’une puce censée augmenter la sécurité au moment des transactions.

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Mais la grande question demeure, est-ce que ces cartes sont vraiment plus sécuritaires que les cartes de crédit « sans puces »?

En tout premier lieu, il faut mettre les choses au clair, à savoir qu’un voleur qui veut votre bien réussira probablement à l’avoir, que votre carte de crédit ait une puce ou non. D’ailleurs, personne ne sait exactement le rôle que joue ces puces ni si elles se comportent différemment, selon le type de carte où l’institution émettrice de la carte. Nous en apprendrons sûrement plus au fil du temps, lorsque les « hackers » auront décortiqué les puces pour mieux les comprendre.

Pour l’heure, il suffit de préciser que cette puce s’avère plus difficile à reproduire que le reste des fonctionnalités d’un carte de crédit réunies, soit l’apparence physique de la carte, le marquage d’un hologramme, la bande magnétique et l’impression du numéro de sécurité à trois chiffres, à l’endos.

La puce arrive sur les nouvelles cartes de crédit au même moment que l’obligation d’entrer un NIP lors des achats en personne (ce qui n’est pas nécessaire, via le web ou le téléphone). C’est donc la combinaison de ces mesures de sécurité qui constitue le rehaussement, à cet égard. La relation entre la puce et le NIP ne sont cependant pas bien connues. Personne ne semble être capable de confirmer si le NIP se trouve bel et bien sur la puce ou si c’est en communiquant avec le serveur de l’émetteur de la carte que la clé correspondant à la carte est correct.

Ça veut donc dire que d’un point de vue empirique, les cartes de crédit à puce seraient plus sécuritaires parce qu’elles impliquent un plus grand nombre de renseignements à obtenir avant de l’utiliser de manière frauduleuse —mais— comme pour les carte de débit, certains criminels choisissent d’obtenir le NIP de manière « plus musclée », ce qui ne fait que mettre la vie du détenteur encore plus en danger car avec une carte « sans puce », le criminel aurait quitté les lieux bien plus vite (avec la carte utilisable, sur le champ).

On peut croire que les émetteurs de cartes ont voulu s’en prendre à ceux qui reproduisaient des cartes de crédit usuelles et c’est une bonne chose mais ça force les utilisateurs à s’embarrasser d’une série de NIPs correspondant à chacune des cartes de crédit.

Puisque le Canadien moyen possède plusieurs cartes de crédit (contrairement à une seule carte de débit), il y a de bonne chances qu’il se créé de la confusion entre tous ces NIPs, ce qui pourrait causer des ralentissements « aux caisses », dans plusieurs magasins.

Puisque les Canadiens ne sont responsables que des premiers 50$ dépensés frauduleusement, avec leur carte de crédit, on peut penser que l’avènement du duo « puce-NIP » sert d’abord les émetteurs et ensuite les utilisateurs. Ce sont d’ailleurs ces derniers qui devront s’acquitter de retenir et d’entrer un NIP à chacune de leurs transactions alors dans les faits, les cartes de crédit perdent de leur attrait pour les clients qui aiment les choses aussi simples que possible.

Certains trouvent cependant que c’est intéressant de ne plus avoir à signer le reçu (du marchand) puisque la nouvelle signature, c’est le NIP.

Le temps nous dira si ce rehaussement allégué de la sécurité des cartes de crédit, via une puce et son NIP, nous permettra de magasiner de manière plus sécuritaire mais que vous soyez pour ou contre, les banques vous forcent à accepter ce nouveau système. L’ancien système, quant à lui, n’existera plus et ce, dès que toutes les anciennes cartes auront atteint leur date d’expiration.

Les temps changent et c’est dans quelques années que nous saurons si c’était pour le mieux.

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