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Le gouvernement fédéral actuel dit combattre la crise financière en compensant par un barrage sans précédent de dépenses.
Est-ce que ça fonctionne?
À court-terme, il y a assurément quelques secteurs d’activité bien précis qui en bénéficient mais est-ce que ça justifie de s’endetter autant? Il faut se poser la question parce que les 56MM$ de déficit annuel, pour 2009-2010, dont nous parle Jim Flaherty, font contraster avec les dernières décennies où le Canada a tenté de diminuer son niveau d’endettement.
Pour mieux comprendre comment sont utilisés ces milliards de dollars, voici un résumé du plan d’action économique du Canada, pour 2009-2010, où les chiffres sont exprimés en M$ (comptabilité de caisse)…
| 2009 | 2010 | Total | |
| Mesures pour aider les Canadiens et stimuler les dépenses | |||
| Mesures pour les ménages à faible revenu | 2 030 | 2 110 | 4 140 |
| Autres mesures de dépenses – Formation | 648 | 686 | 1 334 |
| Autres mesures de dépenses – Autres | 175 | 228 | 402 |
| Cotisations d’assurance-emploi | 818 | 1 631 | 2 449 |
| Mesures liées à l’impôt sur le revenu des particuliers | 2 210 | 2 290 | 4 500 |
| Total – Mesures de stimulation fédérales | 5 880 | 6 945 | 12 825 |
| Mesures pour stimuler la construction domiciliaire | |||
| Mesures liées aux investissements dans le logement | 4 365 | 1 395 | 5 760 |
| Investissements dans l’infrastructure municipale | 1 000 | 1 000 | 2 000 |
| Total – Mesures de stimulation fédérales | 5 365 | 2 395 | 7 760 |
| Effet de levier – Logement | 725 | 750 | 1 475 |
| Mesures immédiates pour l’infrastructure | |||
| Infrastructure – Provinces et municipalités | 3 195 | 3 195 | 6 390 |
| Infrastructure – Premières nations | 260 | 255 | 515 |
| Infrastructure – Savoir et information | 1 786 | 1 351 | 3 137 |
| Infrastructure – Fédéral | 983 | 804 | 1 787 |
| Total – Mesures de stimulation fédérales | 6 224 | 5 605 | 11 829 |
| Effet de levier – Infrastructure | 4 532 | 4 365 | 8 897 |
| Mesures pour soutenir les entreprises et les collectivités | |||
| Investissements en infrastructure | 30 | 30 | 60 |
| Autres mesures de dépenses – Sectorielles | 4 342 | 1 431 | 5 773 |
| Autres mesures de dépenses – Formation | 7 | 13 | 20 |
| Autres mesures de dépenses – Recherche | 100 | 100 | 200 |
| Autres mesures de dépenses – Autres | 262 | 180 | 442 |
| Mesures liées à l’impôt sur le revenu des particuliers | 70 | -15 | 55 |
| Mesures liées à l’impôt sur le revenu des sociétés | 461 | 516 | 977 |
| Total – Mesures de stimulation fédérales | 5 272 | 2 255 | 7 527 |
| Effet de levier – Sectoriel | 1 300 | — | 1 300 |
| Total – Mesures de stimulation fédérales | 22 742 | 17 200 | 39 942 |
| Total – Mesures de stimulation (y compris l’effet de levier) | 29 298 | 22 316 | 51 613 |
| En pourcentage du PIB | |||
| Total – Mesures de stimulation fédérales | 1,5 | 1,1 | 2,5 |
| Total – Mesures de stimulation (y compris l’effet de levier) | 1,9 | 1,4 | 3,2 |
Il y a beaucoup d’information et pourtant, on reste sur notre faim car il n’y a aucun détail substantif.
Dans le document original du plan budgétaire (que vous pouvez télécharger en format .pdf), il y a beaucoup de détails de nature politique qui justifient l’importance de procéder à ces dépenses mais à peu près aucune ventilation de ces énormes montants, comme si les citoyens n’avaient pas le droit de connaître la nature exacte de ce dont nous avons tant besoin.
On comprend que le gouvernement fédéral entend profiter de l’effet de levier des dépenses qu’il engage mais n’aurait-il pas été plus sage de réduire notre dette pour dégager plus de marge de manÅ“uvre dans nos budgets futurs plutôt que de la réduire en alourdissant, aujourd’hui, notre fardeau financier?
Le recours systématique à l’endettement, aussi bien en période de prospérité qu’en période de récession (comme c’est le cas, actuellement) ne peut que nous mener à notre perte.
Il s’agit d’un constat cinglant mais ancré dans la réalité inéluctable qu’une dette, si elle n’est pas réduite dans les meilleurs délais, finit toujours par devenir un énorme boulet très difficile à trainer.
Dans l’ensemble, ce plan d’action manque cruellement de créativité et semble ne répondre qu’à des préoccupations court-termistes. On pourrait dire que c’est un plan budgétaire électoralistes, censé plaire à ceux qui réclament sans cesse plus de services (du gouvernement) sans se soucier de l’endettement que cela suppose.
Nos élus doivent faire preuve de sagesse et non d’opportunisme dans l’exercice de leurs fonctions et avec ce plan budgétaire, ce n’est pas clair qu’ils aient bien compris l’importance de leurs décisions pro-endettement.
Tags: plan budgétaire, canada, canadiens, endettement public, dette publique, dépenses publiques, effet de levier, stephen harper, jim flaherty, parti conservateur, parlement, budget du canada, 2009, 2010, argent, citoyens, choix, budget électoraliste
Ça peut sembler un peu… surréaliste.
Le fait que des parents puissent utiliser leur marge de crédit Accord D pour payer l’adoption d’un enfant parait tiré d’un ouvrage de science-fiction et pourtant, c’est bien vrai!

Desjardins accorde du crédit à ses membres pour une variété de raisons comme l’achat d’une maison, d’un véhicule automobile ou encore, différents biens et services mais pour adopter un enfant, ce n’est probablement pas encore un réflexe pour tous les parents de se rendre à leur Caisse populaire.
Si vous deviez adopter un enfant en date d’aujourd’hui, le 6 octobre 2009, voici les taux d’intérêts que vous devriez assumer sur le capital emprunté, via un financement Accord D à taux fixe…
Comme les adoptions coûtent souvent aux environs de 25,000$, il est probable que votre prêt Accord D soit émis à 11% ou si c’est fait à titre de prêt personnel à taux variable, ça pourrait être aussi bas que 9,25%.
Les taux variables peuvent remonter alors il importe d’être doublement prudent avec ces prêts même si, initialement, vous ferez des économies, comparé au taux fixe.
Lorsqu’on dit, à la blague, qu’on peut emprunter de l’argent pour acheter n’importe quoi, vous pourrez ajouter « et pour acheter n’importe quel enfant placé en adoption » et là , ça ne sera pas une blague.
C’est une excellente nouvelle pour les parents qui veulent adopter un enfant mais avouez que ça frappe un peu l’imaginaire!
Tags: achat d’enfant, acheter un enfant, financer l’adoption, adoption d’un enfant, adopter à crédit, taux d’intérêt, achat, enfant, desjardins, taux fixe, taux variable, accord d
Avec la récession qui frappe encore le Canada, de nombreux détenteurs de cartes Visa Desjardins ont mis la pédale-douce sur leurs dépenses payées à crédit.
Ceci dit, il est possible que certains de ces détenteurs souhaitent faire certains achats, comme…
…vous pourriez bénéficier de la marge de crédit à taux avantageux offert par Accord D, via votre carte de crédit Visa Desjardins. Bien que ce ne soit pas aussi rapide que le simple passage de votre carte de crédit dans un terminal de point de vente, vous pouvez quand même avoir accès à votre financement Accord D en quelques minutes.

Plusieurs marchands offrent d’ailleurs la facilité de paiement Accord D via votre carte Visa Desjardins et ces derniers se feront un plaisir de vous accompagner lors de l’étape du paiement.
Contrairement aux taux passablement élevés des achats réalisés à crédit, les sommes portées au solde Accord D s’accumulent à un taux d’intérêt moindre et selon des modalités de remboursement flexibles. Il arrive même que certains marchands offrent le financement Accord D sans aucun intérêt (que vous payez probablement dans le prix initial mais bon, c’est annoncé « sans intérêt »).
Qui plus est, dans le cas des détenteurs d’une carte Visa Or Modulo Desjardins, les achats portés à la marge de crédit Accord D sont protégés par une assurance décès et invalidité qui sont offertes au détenteur principal du compte seulement, via Desjardins Sécurité financière.
La plupart des détenteurs de cartes Visa Desjardins disposent d’un montant préautorisé d’environ 5,000$ pour procéder à leurs achats admissibles.
Si vous avez un projet en tête et que vous voulez utiliser votre marge de crédit Accord D, vous pouvez appeler au 1 877 CAISSES, code 53. Faites attention de ne pas trop dépenser, quand même!
Tags: accord d, accord, desjardins, visa desjardins, visa or, visa or modulo, visa modulo, carte de crédit, achats, financement, marchands, argent
Le ministre des Finances du Canada, Jim Flaherty, a décidé prolonger le programme de rachat d’hypothèques d’urgence du gouvernement fédéral au-delà de sa date d’expiration.

L’aide d’urgence qui a été consentie aux banques canadiennes, à même nos deniers publics, pourrait finalement se révéler assez rentable, pour Ottawa.
Des économistes (qui travaillent pour les banques) estiment que le fédéral pourrait récolter jusqu’à 5MM$ si les banques se prévalent de la totalité des 125MM$ mis à leur disposition pour racheter des blocs de prêts hypothécaires assurés, via la SCHL. Ce programme a été créé en octobre 2008, au plus creux de la crise financière.
Après un peu moins d’un an, les banques n’ont converti en espèces que pour 62,4MM$ d’hypothèques, essentiellement au début du programme, au moment où toutes les institutions prêteuses de la planète peinaient à obtenir du financement privé.
Rappelons qu’en date du 24 septembre 2009, le quotidien The Globe and Mail écrivait que le ministre Flaherty avait bel et bien décidé de prolonger le programme au-delà de sa date d’expiration originale censé y mettre fin, cette semaine.
Il demeure passablement difficile de quantifier exactement les profits qu’Ottawa pourrait récolter parce que les conditions offertes aux banques par le fédéral fluctuent et ne sont apparemment pas dévoilées publiquement (ce qui peut s’avérer préoccupant puisqu’aucune prétention ne peut être dûment vérifiée).
Contrairement à la majorité des prêteurs, le gouvernement canadien n’encourt pas de risques additionnels puisque les hypothèques sont déjà assurées par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).
Selon les chiffres du gouvernement, Ottawa récolte un différentiel de 0,86% sur environ 43MM$ en hypothèques à taux fixe achetées des banques. Cela pourrait se traduire par un profit annuel de 372M$ pour Ottawa, ou plus de 1,5MM$ sur cinq ans. Le gouvernement récolte aussi un différentiel de 1,02% sur environ 19MM$ en hypothèques à taux variable.
Jack Aubry, un porte-parole du ministère fédéral des Finances a dit « Nous avons toujours dit que nous ferions un profit, mais nous n’avons jamais mis de chiffre précis dessus » mais là , il semble que l’opération pourrait être profitable. Le ministre n’a pas voulu dire ce qu’il fera de cette nouvelle entrée d’argent.
En fin de compte, croyez-vous que ce sont les banques ou les contribuables qui gagnent le plus, via ce généreux programme de rachat d’hypothèques d’urgence du gouvernement fédéral?
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