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Presque tous les Québécois ont déjà entendu parler de la Corporation financière Power ou, plus simplement « Power Corp. » qui appartient à la puissante et richissime famille Desmarais, installée à Sagard.
Afin de mieux comprendre ce qui anime cette transnationale, il importe de passer en revue la liste des individus qui la dirigent.
Pour ce faire, une visite au site web du Registraire des entreprises du Québec a été nécessaire et au moment de publier ce billet, voici les noms de ceux qui y figurent, souvent en tant qu’administrateurs:
Comme vous pouvez le constater, il y a beaucoup de monde… et ils ne sont pas tous basés au Québec!
Après tout, il s’agit d’une authentique transnationale alors il ne faut pas s’attendre à ce que 100% du trafic d’influence, dans cette entreprise, origine de notre coin du monde.

Ce compendium prend toute son importance lorsqu’on s’intéresse aux rapprochements qui sont réputés exister entre Power Corporation et différents partis politiques, aussi bien au provincial qu’au fédéral. Quelle influence cette corporation exerce-t-elle vraiment sur notre société? Est-ce toujours dans notre meilleur intérêt?
Ceux qui veulent en savoir plus sur Power Corp. sont invités à visionner cette vidéo de Robin Philpot:
Ce qu’on sait, aujourd’hui, c’est que Paul Desmarais —parti de Sudbury, dans le nord de l’Ontario— a acquis une fortune colossale, via Power. En tant que citoyen, il faut s’interroger sur la provenance de cette fortune qui sert, en partie, à influencer l’opinion publique, notamment via Gesca, le propriétaire de La Presse et de nombreux autres médias régionaux.
On se doute que c’est encore Paul Desmarais et ses fils qui dirigent la Corporation financière Power mais si l’on se fie aux documents officiels, notamment à la fiche du Registraire des entreprises du Québec, ils ont su s’entourer de nombreux « administrateurs » qui veillent sur l’immense fortune de la richissime famille.
Certains Québécois disent qu’il peut être utile d’avoir une riche famille, comme les Desmarais, établie ici. D’autres trouvent, au contraire, que leur influence pourrait être malsaine lorsqu’exercée sur divers membres de notre classe politique.
Quand on sait que Paul Desmarais est l’ancien employeur de Pierre-Elliott Trudeau, de Jean Chrétien, de Paul Martin et de Brian Mulroney —avant que ceux-ci ne deviennent, à tour de rôle, premiers ministres du Canada— il y a de quoi sourciller et se poser des questions sur les liens entre Power Corp. et la classe politique.
Et vous, que pensez-vous de la famille Desmarais et de leur compagnie, la Corporation financière Power?
Tags: power corp, power corporation, corporation financière power, famille desmarais, conseil d’administration, administrateurs, pouvoir, argent, politique, québec, canada, politiciens, citoyens, influence
Il semble que Mark Carney, le directeur de la Banque du Canada, ait la gachette facile, ces temps-ci!
En date du mercredi, 8 septembre 2010, il a de nouveau haussé le taux directeur de 0,75% à 1%, portant à 400% les hausses depuis le 31 mai 2010, date à laquelle le taux de 0,25% était encore en vigueur.
Est-il vraiment possible que l’économie du Canada ait tant changé, en moins de 70 jours?
Bien sûr que non — même les États-Unis ont maintenu leur taux de base à 0,25% sans même penser y toucher. Alors qu’est-ce qui titille tant notre Monsieur Carney, de notre côté de la frontière?
Se pourrait-il qu’il offre des arguments en or à ses amis des grandes banques canadiennes qui cherchent, par tous les moyens, à augmenter leurs bénéfices pour satisfaire l’appétit de leurs actionnaires? En effet, malgré des centaines de millions de dollars de bénéfices nets, les grandes banques canadiennes se disent généralement « déçues » de leurs performances alors un p’tit « boost » du taux directeur leur offre une fenêtre d’opportunité inespérée pour renégocier leurs prêts et hypothèques à la hausse.
Enfin bref, il se pourrait que cette escalade plutôt rapide du taux directeur ne soit qu’une énième tactique pour vider les poches des ménages canadiens qui commençaient à se sortir la tête de l’eau.
Mais il n’y a pas que des mauvais côtés à un taux directeur plus élevé.
Bien sûr, les détenteurs d’hypothèques vont saigner de l’argent mais le trésor fédéral se remplira plus vite en raison du « loyer de l’argent » versé par les institutions financières du pays pour « mettre l’argent en circulation », principalement via des mécanismes d’endettement (crédit à la consommation, prêts et hypothèques). Comme quoi tout n’est pas noir!
Un taux directeur à 1% donne également à penser que l’économie canadienne est plus solide puisqu’elle est en mesure d’exiger d’avantage de « redevances » pour permettre aux institutions financières d’avoir « accès à l’argent » mais là , ce n’est pas très clair car l’économie canadienne est en train de passer un épisode éprouvant où ce sont les gouvernements qui financent « la relance » alors que les entreprises peinent à boucler leur budget.
Pour le deuxième trimestre de 2010, l’économie canadienne a affiché un taux de croissance annualisé de 2,0% en baisse par rapport au taux de 5,8% du premier trimestre et c’est là qu’on voit que Mark Carney est peut-être en train de nous faire très mal, globalement, parce que des économistes attribuent le ralentissement de la reprise économique canadienne à l’anticipation des hausses des taux d’intérêt.
Il y a fort à parier que si Mark Carney s’était tenu tranquille à 0,25%, les consommateurs canadiens n’auraient pas appliqué les freins dans leurs dépenses (comme ils viennent de le faire).
Il faut remonter au 20 janvier 2009 pour retrouver un taux directeur à 1%, au Canada.
Ça aura donc pris 596 jours pour revenir à 1%, soit moins de 2 ans.
Au point où l’on en est, ce serait urgent qu’on tienne des audiences publiques et populaires sur l’avenir de notre gestion du taux directeur parce qu’en ce moment, on a la nette impression que les gagnants sont dans le camp des banquiers et que les perdants, ce soient « les autres » dont nous faisons tous partie.
Tant que les Canadiens accepteront (par méconnaissance ou par naïveté) que les grandes banques perçoivent un intérêt sur tous les dollars canadiens qui sont « créés » via l’un ou l’autre des mécanismes d’endettement qu’elles offrent aux consommateurs (intéressés à s’endetter), les citoyens canadiens continueront de s’enliser dans les dettes, à tous les niveaux (personnel, familial, municipal, provincial, fédéral et international).
Plus que jamais, il serait temps que les Canadiens s’intéressent au concept des coopératives de microcrédit pour se donner les moyens de contourner les banques afin d’avoir accès à l’argent, directement depuis la Banque du Canada.
Tags: 1 pour cent, 1%, taux directeur, taux de base, banque du canada, mark carney, hausse du taux de base, augmentation du taux directeur, économie, argent, dettes, endettement, consommateurs, canada, québec
Payez-vous trop d’impôts? Êtes-vous un professionnel ou un travailleur autonome à la recherche d’un nouveau « truc » pour sauver beaucoup d’impôts? Si oui, cet article va vous intéresser.
Depuis des années, on assiste à la montée en force des fameuses « cartes-cadeau », acceptées dans les magasins qui les émettent comme s’il s’agissait d’argent comptant.
Que vous fréquentiez la SAQ, les Hôtels Fairmont, le réseau Hôtellerie Champêtre, un magasin Best Buy, HomeSense, Sears, Rona ou Jean-Coutu, les stations-services Pétro-Canada, Esso ou Shell, vous serez invités à considérer l’achat de leurs cartes-cadeau.
Bref, le consommateur d’aujourd’hui n’échappe plus au barrage publicitaire censé vous gagner à l’utilité des cartes-cadeau. Ceci dit, il y a encore bien des gens qui se demandent pourquoi ils échangeraient leurs dollars, échangeables partout, pour des cartes-cadeau qui ne sont acceptées que dans des endroits bien précis.
Il s’agit là d’une excellente question.
Une certaine part des acheteurs se laisse tout simplement vendre à l’idée d’avoir une carte —un bien physique— à offrir en guise de cadeau permettant à la personne qui la reçoit de l’utiliser pour quelque chose qu’elle veut vraiment. C’est sous cet angle que les marchands veulent d’ailleurs « vendre » leurs cartes-cadeau.
Mais il existe une autre raison pour laquelle les cartes-cadeau sont intéressantes: la possibilité de payer moins d’impôt, voire plus d’impôt,fi du tout!
Voici comment ça fonctionne:
Via les cartes-cadeau, l’avocat, dans notre exemple, peut s’acheter à peu près ce qu’il veut, même si ce n’est pas normalement « déductible » pour son entreprise.
Génial, non?
En fait, l’avocat peut garder TOUTES les cartes-cadeau pour lui et personne n’en saura jamais rien. Ça peut également servir à acheter des achats futurs alors que le dollar est haut pour les dépenser —jusqu’à plusieurs années plus tard— lorsque le dollar a baissé de valeur.
Il s’agit, dans ce cas précis, d’un échappatoire fiscal accessible à tous ceux qui souhaitent en faire usage, sans égard à leurs revenus.
À ce point-ci dans le billet, il importe de dire que l’auteur n’est pas fiscaliste mais les renseignements ont été validés aussi bien avec le Ministère du Revenu du Québec qu’avec l’Agence du revenu du Canada et les préposés, de part et d’autre, ont confirmé l’admissibilité des cartes-cadeau comme « dépense de publicité » (télécharger le document .pdf de l’ARC, pour 2009).


Ayoye.
Pendant que les travailleurs salariés se font imposer à toutes les deux semaines, les professionnels et autres travailleurs autonomes ont l’opportunité d’utiliser leurs gains pour échapper à une partie (ou la totalité) de l’impôt qu’ils devraient payer via l’utilisation « créative » des cartes-cadeau.
Alors pour ceux qui se demandaient pourquoi les cartes-cadeau étaient devenues aussi populaires, surtout auprès des travailleurs autonomes et des autres gens d’affaires, et bien, c’est en bonne partie pour ça.
D’une part, c’est formidable pour ceux qui réussissent à sauver de l’impôt grâce aux cartes-cadeau mais de l’autre, c’est une gifle au visage des travailleurs salariés qui ne peuvent pas utiliser ce mécanisme novateur pour échapper aux griffes du fisc.
Pour le « contrat social » où chacun doit « faire sa part », on repassera.
Et ce n’est là qu’un « truc » parmi de nombreux autres.
Désormais, vous ferez partie de ceux qui savent comment s’enrichir grâce aux cartes-cadeau et il n’en tiendra qu’à votre compas moral de décider si vous avez besoin de recourir à cette méthode d’évitement de l’impôt pour subvenir à vos besoins.
Tandis qu’on parle de la moralité des cartes-cadeau, dans la mesure où l’on comprend à quoi elles servent vraiment, il faudrait se demander si ce sont les commerçants qui les émettent (comme de l’argent comptant, sans qu’il soit possible de les retracer) ou les consommateurs qui les achètent.

Même les sociétés d’état comme la SAQ sont entrées dans le « jeu » des cartes-cadeau alors plus tôt que tard, il va falloir se demander si l’admissibilité des cartes cadeau comme « dépense de publicité » ne devrait pas être reconsidérée.
Évidemment, il y a déjà eu des compagnies qui ont accordées des cartes-cadeau à des clients, pour les récompenser ou les fidéliser, mais vous aurez compris qu’un large pourcentage de ces cartes demeure, en fin de compte, entre les mains d’individus qui comprennent mieux « le système » que les autres.
Ce ne serait pas surprenant qu’à l’avenir, nos politiciens se fassent acheter avec des piles de cartes-cadeau. Anonymes et non-retraçables, elles constituent un outil de premier ordre pour corrompre ceux qui se laissent influencer par « les cadeaux ».
Il s’agit d’un dossier à suivre et d’ici là , allez acheter votre première carte-cadeau pour constater, par vous-même, à quel point elles sont aussi faciles à acheter que pratiques à utiliser.
Tags: cartes-cadeau, carte-cadeau, carte, cadeau, magasins, consommateurs, fisc, ministère du revenu, agence du revenu, québec, canada, rapport d’impôt, impôt, dépense de publicité, dépense publicitaire, échappatoire fiscal