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Il semble que Mark Carney, le directeur de la Banque du Canada, ait la gachette facile, ces temps-ci!
En date du mercredi, 8 septembre 2010, il a de nouveau haussé le taux directeur de 0,75% à 1%, portant à 400% les hausses depuis le 31 mai 2010, date à laquelle le taux de 0,25% était encore en vigueur.
Est-il vraiment possible que l’économie du Canada ait tant changé, en moins de 70 jours?
Bien sûr que non — même les États-Unis ont maintenu leur taux de base à 0,25% sans même penser y toucher. Alors qu’est-ce qui titille tant notre Monsieur Carney, de notre côté de la frontière?
Se pourrait-il qu’il offre des arguments en or à ses amis des grandes banques canadiennes qui cherchent, par tous les moyens, à augmenter leurs bénéfices pour satisfaire l’appétit de leurs actionnaires? En effet, malgré des centaines de millions de dollars de bénéfices nets, les grandes banques canadiennes se disent généralement « déçues » de leurs performances alors un p’tit « boost » du taux directeur leur offre une fenêtre d’opportunité inespérée pour renégocier leurs prêts et hypothèques à la hausse.
Enfin bref, il se pourrait que cette escalade plutôt rapide du taux directeur ne soit qu’une énième tactique pour vider les poches des ménages canadiens qui commençaient à se sortir la tête de l’eau.
Mais il n’y a pas que des mauvais côtés à un taux directeur plus élevé.
Bien sûr, les détenteurs d’hypothèques vont saigner de l’argent mais le trésor fédéral se remplira plus vite en raison du « loyer de l’argent » versé par les institutions financières du pays pour « mettre l’argent en circulation », principalement via des mécanismes d’endettement (crédit à la consommation, prêts et hypothèques). Comme quoi tout n’est pas noir!
Un taux directeur à 1% donne également à penser que l’économie canadienne est plus solide puisqu’elle est en mesure d’exiger d’avantage de « redevances » pour permettre aux institutions financières d’avoir « accès à l’argent » mais là, ce n’est pas très clair car l’économie canadienne est en train de passer un épisode éprouvant où ce sont les gouvernements qui financent « la relance » alors que les entreprises peinent à boucler leur budget.
Pour le deuxième trimestre de 2010, l’économie canadienne a affiché un taux de croissance annualisé de 2,0% en baisse par rapport au taux de 5,8% du premier trimestre et c’est là qu’on voit que Mark Carney est peut-être en train de nous faire très mal, globalement, parce que des économistes attribuent le ralentissement de la reprise économique canadienne à l’anticipation des hausses des taux d’intérêt.
Il y a fort à parier que si Mark Carney s’était tenu tranquille à 0,25%, les consommateurs canadiens n’auraient pas appliqué les freins dans leurs dépenses (comme ils viennent de le faire).
Il faut remonter au 20 janvier 2009 pour retrouver un taux directeur à 1%, au Canada.
Ça aura donc pris 596 jours pour revenir à 1%, soit moins de 2 ans.
Au point où l’on en est, ce serait urgent qu’on tienne des audiences publiques et populaires sur l’avenir de notre gestion du taux directeur parce qu’en ce moment, on a la nette impression que les gagnants sont dans le camp des banquiers et que les perdants, ce soient « les autres » dont nous faisons tous partie.
Tant que les Canadiens accepteront (par méconnaissance ou par naïveté) que les grandes banques perçoivent un intérêt sur tous les dollars canadiens qui sont « créés » via l’un ou l’autre des mécanismes d’endettement qu’elles offrent aux consommateurs (intéressés à s’endetter), les citoyens canadiens continueront de s’enliser dans les dettes, à tous les niveaux (personnel, familial, municipal, provincial, fédéral et international).
Plus que jamais, il serait temps que les Canadiens s’intéressent au concept des coopératives de microcrédit pour se donner les moyens de contourner les banques afin d’avoir accès à l’argent, directement depuis la Banque du Canada.
Tags: 1 pour cent, 1%, taux directeur, taux de base, banque du canada, mark carney, hausse du taux de base, augmentation du taux directeur, économie, argent, dettes, endettement, consommateurs, canada, québec
Payez-vous trop d’impôts? Êtes-vous un professionnel ou un travailleur autonome à la recherche d’un nouveau « truc » pour sauver beaucoup d’impôts? Si oui, cet article va vous intéresser.
Depuis des années, on assiste à la montée en force des fameuses « cartes-cadeau », acceptées dans les magasins qui les émettent comme s’il s’agissait d’argent comptant.
Que vous fréquentiez la SAQ, les Hôtels Fairmont, le réseau Hôtellerie Champêtre, un magasin Best Buy, HomeSense, Sears, Rona ou Jean-Coutu, les stations-services Pétro-Canada, Esso ou Shell, vous serez invités à considérer l’achat de leurs cartes-cadeau.
Bref, le consommateur d’aujourd’hui n’échappe plus au barrage publicitaire censé vous gagner à l’utilité des cartes-cadeau. Ceci dit, il y a encore bien des gens qui se demandent pourquoi ils échangeraient leurs dollars, échangeables partout, pour des cartes-cadeau qui ne sont acceptées que dans des endroits bien précis.
Il s’agit là d’une excellente question.
Une certaine part des acheteurs se laisse tout simplement vendre à l’idée d’avoir une carte —un bien physique— à offrir en guise de cadeau permettant à la personne qui la reçoit de l’utiliser pour quelque chose qu’elle veut vraiment. C’est sous cet angle que les marchands veulent d’ailleurs « vendre » leurs cartes-cadeau.
Mais il existe une autre raison pour laquelle les cartes-cadeau sont intéressantes: la possibilité de payer moins d’impôt, voire plus d’impôt,fi du tout!
Voici comment ça fonctionne:
Via les cartes-cadeau, l’avocat, dans notre exemple, peut s’acheter à peu près ce qu’il veut, même si ce n’est pas normalement « déductible » pour son entreprise.
Génial, non?
En fait, l’avocat peut garder TOUTES les cartes-cadeau pour lui et personne n’en saura jamais rien. Ça peut également servir à acheter des achats futurs alors que le dollar est haut pour les dépenser —jusqu’à plusieurs années plus tard— lorsque le dollar a baissé de valeur.
Il s’agit, dans ce cas précis, d’un échappatoire fiscal accessible à tous ceux qui souhaitent en faire usage, sans égard à leurs revenus.
À ce point-ci dans le billet, il importe de dire que l’auteur n’est pas fiscaliste mais les renseignements ont été validés aussi bien avec le Ministère du Revenu du Québec qu’avec l’Agence du revenu du Canada et les préposés, de part et d’autre, ont confirmé l’admissibilité des cartes-cadeau comme « dépense de publicité » (télécharger le document .pdf de l’ARC, pour 2009).


Ayoye.
Pendant que les travailleurs salariés se font imposer à toutes les deux semaines, les professionnels et autres travailleurs autonomes ont l’opportunité d’utiliser leurs gains pour échapper à une partie (ou la totalité) de l’impôt qu’ils devraient payer via l’utilisation « créative » des cartes-cadeau.
Alors pour ceux qui se demandaient pourquoi les cartes-cadeau étaient devenues aussi populaires, surtout auprès des travailleurs autonomes et des autres gens d’affaires, et bien, c’est en bonne partie pour ça.
D’une part, c’est formidable pour ceux qui réussissent à sauver de l’impôt grâce aux cartes-cadeau mais de l’autre, c’est une gifle au visage des travailleurs salariés qui ne peuvent pas utiliser ce mécanisme novateur pour échapper aux griffes du fisc.
Pour le « contrat social » où chacun doit « faire sa part », on repassera.
Et ce n’est là qu’un « truc » parmi de nombreux autres.
Désormais, vous ferez partie de ceux qui savent comment s’enrichir grâce aux cartes-cadeau et il n’en tiendra qu’à votre compas moral de décider si vous avez besoin de recourir à cette méthode d’évitement de l’impôt pour subvenir à vos besoins.
Tandis qu’on parle de la moralité des cartes-cadeau, dans la mesure où l’on comprend à quoi elles servent vraiment, il faudrait se demander si ce sont les commerçants qui les émettent (comme de l’argent comptant, sans qu’il soit possible de les retracer) ou les consommateurs qui les achètent.

Même les sociétés d’état comme la SAQ sont entrées dans le « jeu » des cartes-cadeau alors plus tôt que tard, il va falloir se demander si l’admissibilité des cartes cadeau comme « dépense de publicité » ne devrait pas être reconsidérée.
Évidemment, il y a déjà eu des compagnies qui ont accordées des cartes-cadeau à des clients, pour les récompenser ou les fidéliser, mais vous aurez compris qu’un large pourcentage de ces cartes demeure, en fin de compte, entre les mains d’individus qui comprennent mieux « le système » que les autres.
Ce ne serait pas surprenant qu’à l’avenir, nos politiciens se fassent acheter avec des piles de cartes-cadeau. Anonymes et non-retraçables, elles constituent un outil de premier ordre pour corrompre ceux qui se laissent influencer par « les cadeaux ».
Il s’agit d’un dossier à suivre et d’ici là, allez acheter votre première carte-cadeau pour constater, par vous-même, à quel point elles sont aussi faciles à acheter que pratiques à utiliser.
Tags: cartes-cadeau, carte-cadeau, carte, cadeau, magasins, consommateurs, fisc, ministère du revenu, agence du revenu, québec, canada, rapport d’impôt, impôt, dépense de publicité, dépense publicitaire, échappatoire fiscal
On entend continuellement parler de la possibilité de voir nos autorités provinciales de marchés financiers disparaître au profit d’un seul organisme fédéral qui appliquerait les mêmes règles, d’un bout à l’autre du pays.
L’actuel ministre des Finances du Canada, Jim Flaherty, fait la promotion active de cette approche où le fédéral s’immisce —pour les bonnes raisons, selon lui— dans un champ de compétence provincial.
Selon M. Flaherty, les Canadiens seraient mieux servis par un seul organisme national qu’une nébuleuse plus ou moins homogène d’entités provinciales.
C’est un argument qui a du mérite mais lorsqu’on regarde le monde financier de plus près, on se rend vite compte que la centralisation des différents mécanismes de contrôle ne sert généralement pas les gens mais plutôt, les argentiers et leurs collaborateurs.
Ainsi, avec une seule « autorité » de règlementation canadienne, au lieu de celles qui existent, en ce moment, dans les provinces et territoires, une transnationale étrangère pourrait bien plus facilement s’accaparer des parts de marché, dans toutes les provinces, en même temps, selon des règles qui pourraient favoriser une province tout en défavorisant un ou plusieurs autres.
Pour mieux comprendre la situation actuelle, voici la liste des membres des Autorités canadiennes en valeurs mobilières:
L’obsession de Jim Flaherty à vouloir tout centraliser pourrait laisser à penser qu’il suit, à la lettre, les instructions du Groupe Bilderberg qui veut implanter un système financier mondial, piloté notamment par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international sous l’égide des Nations Unies.
Dans ce scénario, des plus plausibles, notre ministre des Finances fédéral tente de faire progresser sa vision des choses pour éloigner les mécanismes de contrôle financier de la base citoyenne pour la rapprocher du pouvoir fédéral qui sert en priorité les intérêts des transnationales étrangères.
En clair, Jim Flaherty est probablement « le meilleur gars de la Terre » mais son idée ne passe pas parce que les gens voient dans son jeu et comprennent que les transnationales ÉTRANGÈRES de la finance qui nous ont ruiné avec l’argent-dette vont nous refaire le coup grâce à une seul organisme de réglementation qui sera bien plus facile à manipuler.
Il est facile d’imaginer que l’autorité fédérale de réglementation des marchés, telle qu’envisagée par Flaherty, pourra invariablement donner raison aux transnationales étrangères en prétextant divers « traités internationaux » dans lesquels nos politiciens corrompus nous ont amené.
Dans notre monde « moderne », il nous plus de pouvoir-citoyen, pas l’inverse.
Et justement, c’est vers un monde avec MOINS de pouvoir-citoyen où les Conservateurs de Stephen Harper nous amène. Le choix d’une seule « autorité canadienne » de ministre conservateur des finances suit rigoureusement cette logique.
Il y a sûrement du bon à vouloir plus de rigueur en matière de règlementation des marchés mais puisqu’il s’agit d’une compétence provinciale, ce serait risqué de mettre tous nos œufs dans le même panier avec un seul organisme fédéral, contrôlé par les mêmes « représentants du peuple » qui nous ont menti avec leur « guerre contre le terrorisme » et qui nous ont joyeusement endetté d’un autre milliard pour accueillir une poignée de participants à un sommet de 3 jours.
Enfin bref, l’idée d’une seule autorité canadienne en valeurs mobilières a beau être sur la table, nous ne sommes pas obligés de sauter à pieds joints dans ce piège qui a été grossièrement déguisé pour sembler attrayant.
Tags: autorité, marchés financiers, valeurs mobilières, argent, investissements, investisseurs, citoyens, canada, canadiens, fédéral, provincial, bilderberg, jim flaherty, stephen harper
Alors qu’on serait en droit de s’attendre que la Banque du Canada régule son taux d’intérêt dans le meilleur intérêt des Canadiens, on se rend bien compte que ce n’est pas le cas.
Existe-t-il un seul Canadien, en ce moment, qui se plaint que ses emprunts ne coûtent pas assez cher?
Bien sûr que non — les bas taux d’intérêts aident les Canadiens à diminuer leur endettement et à s’enrichir plus vite. Il y a des gens qui s’endettent mais pour ceux qui veulent se sortir de l’endettement, c’est un temps idéal.
Alors qui diantre déchire sa chemise pour que notre taux directeur augmente de 0,25% (pour passer à 0,5%)?
Et bien, si l’on se fie à cet extrait du communiqué de presse de la Banque du Canada, ce ne seraient pas les Canadiens qui réclament cette hausse (de 200%):
« Étant donné l’incertitude notable pesant sur les perspectives, toute nouvelle réduction du degré de détente monétaire devra être évaluée avec soin, en fonction de l’évolution économique à l’échelle nationale et internationale. »
Avez-vous bien lu?
On y parle de l’évolution économique « internationale » et pour quiconque suit l’actualité, c’est clair qu’on fait référence aux difficultés que vivent certains pays européens comme la Grèce, le Portugal, l’Espagne et même des superpuissances comme la Grande-Bretagne et la France!
Autrement dit, notre taux directeur monte « en fonction de l’évolution économique nationale » certes mais aussi, en raison des évènements qui ont cours, à l’international.
Pour « le meilleur intérêt des Canadiens », on repassera!
Avant de regarder ce qui se passe chez les voisins, Mark Carney et « sa gang de banquiers » devraient mieux comprendre ce qui se passe ici, au-delà des sacro-saintes statistiques officielles rose-bonbon qui brossent trop large et ignorent sciemment les énormes difficultés financières de nombreux ménages, d’un bout à l’autre du pays.
En plus de tout ça, c’est quelque peu pathétique que le Canada soit le premier pays du G7 à hausser son taux directeur et ainsi resserrer sa politique monétaire, un taux auquel elle n’avait pas touché depuis le mois d’avril 2009. Pourquoi ne pas avoir attendu d’être contraint à hausser le taux plutôt que de le faire avant tout le monde?
Qu’est-ce qui pressait tant?
Encore des questions pour lesquelles nous n’obtiendront jamais de « vraies » réponses!
Si l’on se rappelle bien, le gouverneur de la banque centrale, Mark Carney, avait promis de ne pas hausser les taux pour aussi longtemps qu’il le pourrait et à l’époque, on estimait cette promesse à environ deux (2) ans mais là, on voit que ça n’aura pris qu’un peu plus d’un (1) an pour reprendre le chemin haussier pour le taux directeur qui, sans délais, signifie une hausse généralisée de tous les autres taux d’intérêt, au Canada.
Les Canadiens vont passer à la caisse et attendez-vous que les hausses ne se limiteront pas à 0,25%!
Les banquiers canadiens vont en profiter pour s’en mettre plein les poches avec cette hausse.
Dans le contexte actuel, les Canadiens ont besoin d’un taux d’intérêt aussi bas que possible mais malgré que la récente hausse du taux de base menace de plomber le dollar canadien, la Banque du Canada n’exclut pas d’autres hausses. Certains analystes s’attendent même à des hausse progressives d’ici la fin de l’année.
Si ce n’est pas le dollar canadien qui prends le coup, ce sera le secteur de l’immobilier et plus généralement, les investissements qui vont être remis à plus tard, faute d’un accès abordable à de nouvelles liquidités.
Certes, le taux de 0,25% avait été décrit comme un « taux d’urgence » mais qu’est-ce qui se produira si la relance de l’économie mondiale ne se produit pas, en raison de la crise budgétaire européenne et la faiblesse des banques espagnoles (pour ne nommer que celles-là)?
En haussant le taux de base à 0,5%, la Banque du Canada mise gros car dans le contexte actuel (même si les taux d’intérêts demeurent assez bas), un proverbial rien peut faire fondre la confiance des consommateurs.
L’avenir nous dira si la Banque du Canada a vu juste avec cette hausse du taux de base que paient les banques canadiennes avant de nous re-prêter l’argent à un taux d’intérêt bien plus élevé.
Tags: taux d’intérêt, taux préférentiel, taux de base, taux directeur, intérêts, banques, banque du canada, mark carney, gouverneur, hausse, 0.5%, canada, québec, crise européenne, g7
Il est continuellement question d’argent, dans nos vies.
Ceux qui n’en n’ont pas en veulent et ceux qui en ont ne ménagent aucun effort pour en avoir encore plus.
Alors que ce blogue reflète largement mes opinions vis-à-vis une palette quelque peu limitée de sujets d’ordre financier, j’ai décidé de créer un forum où il serait facile, pour tous les Québécois branchés, de publier leur opinion, d’échanger et surtout, d’apprendre des autres membres.
Lorsqu’il est question d’argent, nous avons tous une opinion.
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Tags: argent, québec, forum, citoyens, échanges, opinions, actualité financière, marchés, bourses, reér, fonds mutuels, fiducies, blogue, membres du forum, hypothèques, dettes, endettement