La longue campagne électorale fédérale de 78 jours en est rendue environ à sa 50e journée et au moment de publier ce billet, aucun chef des grands partis n’a jugé bon parler de l’endettement-record des ménages canadiens.

Conservateurs, Néo-démocrates, Libéraux, Verts ou Bloquistes ne semblent voir l’intérêt de dénoncer le système bancaire canadien qui encaisse des profits mirobolants, sur le dos des contribuables canadiens qui, eux, cumulent des dettes à hauteur de 163,3%, (crédit versus revenu disponible) au 4e trimestre de 2014… et ça ne s’est pas amélioré depuis. Loin de là, la situation continue d’empirer.

Comment les Harper, Mulcair, Trudeau, May et Duceppe font-ils pour passer outre cette inquiétante situation où l’endettement est devenu tel qu’il menace notre capacité à vivre convenablement.

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Les ménages qui ont contracté un hypothèque portent une dette adossée à un actif. Si la maison conserve (et gagne) de la valeur, cette dette en vaut peut-être la peine mais que penser des dettes de consommation, créées via l’usage d’une carte de crédit dont le taux varie habituellement autour de 20%, sur une base annuelle? Ces dettes ne sont typiquement pas adossées à des actifs qui peuvent être facilement revendus alors dans l’éventualité où le remboursement de cette dette devient difficile (en raison d’une perte d’emploi ou d’une situation imprévisible, financièrement), l’individu ou le ménage endetté doit devenir très créatif pour s’en sortir… et ça, c’est lorsqu’il a encore l’espoir de tout rembourser.

Si seulement c’était un problème éphémère. Et bien non. L’endettement est devenu un problème social endémique. La dette d’une seule personne affecte les magasins où il ne dépense plus alors c’est un impact limité mais lorsque des dizaines de millions de Canadiens doivent affronter un niveau d’endettement record, on comprend immédiatement à quel point ça contamine notre économie.

Le problème est tel que dans plusieurs films et séries télévisées, on a introduit la problématique de l’endettement pour rendre les situations plus réalistes. En fait, si l’histoire n’était pas écrite autour du problème de l’endettement, il y a fort à parier qu’un fort pourcentage de l’auditoire ne se reconnaîtrait PAS dans celle-ci. Alors pour plus de réalisme, les producteurs livrent des expériences télévisuelles incluant le problème de l’endettement, à divers degrés pour que ça « colle » à la nouvelle réalité des Canadiens.

Comme quoi les phénomènes sociaux, même ceux aussi pernicieux que l’endettement des ménages, font leur chemin dans nos produits dits « culturels » pour mieux se vendre et qui sait, pour en augmenter le drame.

Et ça fonctionne. Les gens aiment voir les autres essayer de se débattre avec d’énormes dettes. Et quand ça leur arrive, à eux ou près d’eux, là, ils la trouvent moins drôle et comprennent pourquoi c’est si difficile de les rembourser.

Pensez-vous que nos politiciens vont lâcher les crises humanitaires et les scandales juridiques pour se concentrer sur un vrai problème canadien (et mondial, désormais), à savoir l’endettement-record des ménages?

Ce serait important que l’endettement soit dénoncé et combattu. Les ménages endettés sont à bout de souffle et les banques ne leurs donnent aucun répit, tout en s’enrichissant sur leur mauvais sort. Il n’y a RIEN de Canadien dans ce comportement sauvage des banques (et ça comprend Desjardins qui s’empiffre dans les profits liés à l’endettement des ménages avec le même appétit que les grandes banques).

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L’oligopole bancaire canadien prend l’argent à sa source, à la Banque du Canada, au taux de 0,5%.

Oui, vous avez bien lu, l’argent que (par exemple) la Banque TD vous avance sur votre carte Visa TD leur coûte 0,5% mais à vous, elle coût 19,99%… ouf!

En clair, l’argent coûte 0,5%, à l’oligopole bancaire.

Relisez ce taux, encore une fois: 0,5%.

Êtes-vous capable de voir à quel point vous vous faites avoir?

Dans ce cas précis, la Banque TD fait un profit énorme si vous n’arrivez pas à rembourser votre solde dû et ne risque presque rien si vous remboursez à temps.

Quelle belle arnaque! Et dire que le gouvernement canadien considère qu’un prêt usuraire, c’est à partir de 60%. Une autre statistique clairement en faveur des grandes banques qui se donnent des airs de sainteté en prêtant à 20%, sur leurs produits de cartes de crédit à la consommation.

Pire, la police ne peut même pas poursuivre la mafia qui prête à 59,99% puisqu’elle n’a pas dépassé la barre du 60% qui aurait teinté ce même prêt d’usuraire! Incroyable combien notre gouvernement a plus d’empressement à satisfaire les « shylocks » que les honnêtes contribuables qui ont le malheur de faire « des affaires » avec eux.

Tant que les politiciens n’auront pas le courage de défendre les contribuables canadiens contre le problème sans fin de l’endettement, notre situation va continuer à empirer, qu’importe l’état de l’emploi ou de l’économie.

Soyez au moins conscients, au niveau personnel, de l’importance d’éviter l’endettement, à tout prix.

C’est un immense piège et personne n’en sort indemne.

Le fait que nos politiciens refusent d’affronter ce problème prouve qu’ils entretiennent des relations incestueuses ou opaques avec l’élite financière du Canada et ça devrait nous indisposer, au plus haut point.

Quand nos élus cesseront-ils de TOUT DONNER à l’oligopole bancaire pour seulement 0,5% alors que ceux-ci nous revendent ce même argent avec un intérêt indécent?

C’est simple à comprendre, on se fait extorquer par l’élite bancaire et nos élus ignorent sciemment cette donne alors même que l’endettement des ménages explose à des niveaux inédits.

Alors voilà, ça vous fera quelque chose à discuter avec votre député: êtes-vous pour l’enrichissement UNILATÉRAL des banques ou la baisse de l’endettement des ménages… parce qu’il faut choisir, entre les deux.

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