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Les permis de pratique de l’AMF

Si vous êtes un investisseur québécois et que vous souhaitez bénéficier des conseils d’un professionnel pour voir à la bonne gestion, en tout ou en partie, de votre bas de laine, vous devez savoir que des permis sont émis à ces derniers, par l’AMF.

Contrairement à ce qu’il en coûte pour obtenir de tels permis en Ontario ou au Nouveau-Brunswick, les permis de pratiques québécois sont beaucoup plus dispendieux et ce, aussi bien pour les personnes que pour les cabinets.

Il faut savoir que les frais payés pour l’obtention de ces permis sont déductibles d’impôt mais dans les faits, ces frais sont passés dans les coûts des services dispensés aux investisseurs. Autrement dit, ce sont ultimement les consommateurs qui investissent leur argent pour financer l’épouvantable lourdeur bureaucratique liée aux opération de l’Autorité des marchés financiers.

Avec quelques 40,000 agents conseillers en produits et services financiers qui portent les titre suivants…

  • planificateurs financiers;
  • représentants en valeurs mobilières;
  • conseillers en sécurité financière;
  • représentants en épargne collective;
  • représentants en plans de bourses d’étude;
  • conseillers en assurances collectives de personnes; ou
  • représentants en contrats d’investissement.

…on comprend que l’AMF recueille des fortunes en « permis de pratique » de ces « professionnels inscrits » et ce, sur une base annuelle récurrente. Sans se tromper, on peut qualifier ce segment des activités de l’AMF de taxes indirectes à l’investissement.

Rappelons que l’industrie des produits et services financiers représente quelques 15MM$ du PIB de l’économie du Québec alors le travail de ces quelques 40k professionnels revêt une grande importance.

La tendance actuelle de l’AMF à faire exploser les coûts des « permis de pratique » pour financer sa bureaucratie rampante et sa proverbiale Tour de Babel de règles (pour forcer l’établissement d’une sorte de « culture de la conformité ») se répercute directement sur les coûts que doit supporter un investisseur.

Sachant cela, c’est clair que l’AMF ne fait pas qu’aider les investisseurs (en théorie parce qu’en pratique, on est à des années lumières de la « coupe aux lèvres »), il les taxe… à fond!

Mais ça se fait via l’explosion des coûts des permis de pratique des conseillers alors c’est suffisamment discret pour ne pas éveiller les soupçons des investisseurs qui, s’ils connaissaient la vérité, exigeraient un régime-minceur pour l’AMF et ce, sur le champ.

C’est pourquoi tout le monde doit surveiller de près cette obsession de l’AMF concernant l’obligation d’avoir un « permis de pratique » parce que c’est impossible que la gestion d’un base de données coûte aussi éhontément cher alors les montants des cotisations sont assurément canalisés ailleurs, comme pour l’engraissement de la bureaucratie qui laissé se produire des scandales en série, au cours des dernières années, au Québec.

L’AMF utilise actuellement le cas d’Earl Jones, qui ne détenait pas de « permis de pratique », pour justifier que cet individu ait pu frauder ses « clients » pendant 20 à 25 ans sans jamais être dérangé — on comprend que l’AMF cherche, par la bande, à obtenir encore plus de pouvoir pour confirmer sa propre légitimité à taxer tous les conseillers mais c’est loin d’être aussi clair qu’ils le prétendent.

En fait, l’AMF gère tellement de manière bureaucratique, froide et impersonnelle qu’elle ne voit ABSOLUMENT RIEN de ce qui se passe réellement dans le marché… sauf ce qui leur est volontairement expédié, par les conseillers!

Quand on parle de la victoire de la bureaucratie sur le gros bon sens, à l’AMF, c’est notamment de cas scandaleux de fraude comme celui d’Earl Jones dont on parle.

Et l’AMF ne s’excuse pas!

Ils se confortent dans leur bureaucratie ronflante et continuent de taxer les conseillers en omettant de dire que les frais engendrés pour traiter les dossiers de fraude (qu’ils n’ont pas su attraper à temps) contribuent à faire exploser les prix des « permis de pratique » — en clair, ce sont les conseillers honnêtes qui paient à la fois pour l’incompétence relative de l’AMF et la malveillance d’une poignée de conseillers qui se font épingler (puis relâcher, au sixième de leur peine, comme Vincent Lacroix).

Les Québécois apprennent actuellement à connaître l’AMF. Il y trouvent des conseils, certes mais toutes leurs actions —lorsqu’il y en a— naissent d’une bureaucratie archi-tatillonne qui livre rarement la marchandise au moment où il le faudrait.

Il va falloir que l’AMF revoit ses façons de faire en profondeur parce que s’ils continuent de se prendre pour le nombril du monde tout en brillant par leur incompétence et leurs coûts d’opérations excessifs, il appartiendra aux Québécois de les stopper avant qu’il n’asphyxient tout le marché.

Les dirigeants de l’AMF ne l’avoueront pas mais leur obsession pour les règles prouve qu’ils n’ont RIEN COMPRIS à la nature humaine. C’est dommage pour eux parce que cette même nature humaine risque de leur servir la monnaie de leur pièce s’ils continuent à nous prouver qu’ils ne méritent pas la confiance qu’ils exigent de nous, pour « opérer ».

Il n’est pas encore minuit moins une pour l’AMF mais à moins qu’ils ne changent complètement leur approche, ça s’enligne mal pour eux. Personne ne veut engraisser un monstre bureaucratique froid, sans âme et dont le jugement demeure très approximatif.

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L’AMF nous fait-elle un gros « show de boucane »?

Pour les investisseurs, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a des airs de preux chevalier qui, une fois les fraudes commises, arrive au galop pour faire pleuvoir leurs pénalités sur les têtes des conseiller et des courtiers-fraudeurs.

Ainsi, après avoir complètement foiré dans des dossiers très médiatisés comme…

  • Norman Burns pour l’Industrielle Alliance, à Trois-Rivières;
  • Vincent Lacroix de Norbourg, à Montréal (et ailleurs, au Québec);
  • Earl Jones de la Corporation Earl Jones, à Montréal;
  • Raymond Parent et Alain Bothol de la Société d’investissement Tempus, à Longueuil.

…et tant d’autres, l’AMF a perdu beaucoup de crédibilité alors pour « se refaire » dans l’opinion publique, ces derniers temps, elle a embauché un grand nombre d’inspecteurs qui multiplient les…

  • amendes;
  • poursuites;
  • suspensions;
  • ordonnances; et
  • blocage.

Tout ça pour donner l’impression que l’AMF a des dents pour protéger les investisseurs mais force est d’admettre qu’après plusieurs années d’inefficacité relative, cet intérêt soudain à vouloir trouver des coupables ne serait qu’un gros « show de boucane » destiné à donner l’impression que l’organisme de réglementation a une véritable utilité?

Le plus sérieusement du monde, il faut se poser la question si l’AMF ne devrait pas être démantelée après avoir fait preuve d’autant de laxisme.

Qui plus est, au lieu de créer un climat de confiance avec les courtiers, l’AMF s’adresse aux investisseurs et leur dit de dénoncer leurs courtiers à l’AMF au moindre doute. En transformant tous les investisseurs en délateurs potentiels, on se doute à quel point l’AMF a empoisonné ses relations avec les courtiers en valeurs mobilières — c’était vraiment malhabile et mal avisé d’agir comme ils l’ont fait car la quasi-totalité des gens inscrits dans leur registre sont irréprochables alors pourquoi donner l’impression au public que les conseillers et les courtiers doivent être dénoncés au moindre impair?

S’il fallait dénoncer l’AMF avec la même rigueur, ça ferait longtemps qu’on aurait mis la clé dans la porte de cet organisme de réglementation ultra-bureaucratisé et généralement paralysé par les règles plus tatillonnes les unes que les autres.

Il faut dire les choses comme elles sont: l’AMF représente la victoire de la bureaucratie sur le gros bon sens.

Il y a tellement de règles à l’AMF que ça prend une armée d’experts pour essayer d’y voir clair et si vous commencez à les questionner souvent (si vous avez un blogue et que vous avez besoin de réponses, par exemple) vous allez vous rendre compte qu’il leur arrive de se contredire.

Enfin bref, l’idée n’est pas de publier des noms mais simplement de souligner que les employés de l’AMF n’ont pas exactement la « science infuse », même si plusieurs d’entre-eux ont un égo plus gros que la Lune.

N’ayant aucune concurrence, l’AMF engraisse en règlements et en mesures répressives mais perd de vue l’importance de cultiver des relations franches et constructives avec les conseillers et les courtiers pour établir un climat de confiance généralisé, dans le marché des valeurs mobilières.

On dirait que l’AMF profite des scandales qu’elle a laissé se produire pour augmenter ses frais (pris dans les poches des courtiers) d’une part et exiger plus de pouvoir répressifs (au gouvernement), de l’autre.

Ne faisant même pas un bon usage de l’argent qu’ils ont déjà, c’est gênant de les voir augmenter éhontément leurs frais obligatoires d’inscription perçus aux courtiers et en plus, ne sachant apparemment même pas comment se servir des règles dont ils disposent déjà, c’est doublement gênant de les voir quémander encore plus de pouvoirs législatifs, auprès du gouvernement.

Et le pire, c’est que malgré l’évidence que l’AMF, dans sa mouture actuelle, fonctionne mal, ils vont probablement recevoir leurs « na-nannes » quand même — encore une fois, l’absence de compétition créé un monopole qui ne s’auto-examine plus avec la rigueur qu’il faudrait.

Ça prendrait, pour faire image, un « vrai boss » à l’AMF.

Quelqu’un qui a davantage à cÅ“ur d’établir un climat de confiance pour tous ceux qui font partie de l’écosystème du marché des valeurs mobilières et qui, pour y parvenir, n’utiliserait qu’un minimum de ressources afin de donner l’exemple d’une saine gestion à tous les niveaux, en commençant par l’AMF.

Pour l’heure, ça ne semble pas être ce genre de patron là qui mène, à l’Autorité — et en plus, il n’y jamais d’excuses publiques, dignes de ce nom, pour toutes les balles qu’ils ont lamentablement échappées. Encore une fois, on revient au complexe de Demi-dieu de plusieurs employés de l’AMF qui se croient investis d’une mission divine d’ensevelir tous les humains de la Terre sous une montagne d’un kilomètre de paperasse dont eux-même ne saisissent pas complètement les effets. Tout ça pour essayer de « montrer » qu’ils « font quelque chose »… même si c’est contre-productif.

Pour toutes ces raisons, on pourrait croire que l’AMF d’aujourd’hui cherche, peut-être, par ses actions plus nombreuses, à s’arroger davantage d’argent (des « cotisations forcées ») et de pouvoir (du gouvernement) mais est-ce que c’est vraiment l’intérêt des investisseurs qui prime, dans tout ça?

Votre opinion vaut celle de n’importe qui d’autre, incluant la mienne.

Le temps nous dira qui avait raison à propos de l’AMF et ce qu’à plusieurs égards, je qualifie de « show de boucane ». Voilà, les amis, le micro est à vous…

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Raymond Parent et Alain Bothol sont poursuivis par l’Autorité

Ne faites pas confiance à n’importe qui, avec votre argent!

Idéalement, apprenez à gérez vos fonds par vos propres moyens. Si vous observez un minimum de discipline, vous obtiendrez des rendements enviables. La logique veut que si vous avez été capables d’accumuler une certaine fortune, vous serez probablement capable de la conserver et de la faire fructifier si vous y mettez le même effort que celui consenti pour la gagner.

À l’évidence, ce n’est cependant pas tout le monde qui choisit de prendre ses investissements en main.

Raymond Parent et Alain Bothol devaient se réjouir que de telles personnes leurs accordent une oreille attentive et éventuellement, leurs deniers.

logo_amf

En effet, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a intenté, hier, des poursuites pénales contre Raymond Parent et Alain Botbol devant la Cour du Québec du district de Longueuil où elle réclame des amendes totalisant 271k$…

  • Raymond Parent
    • 169k$ d’amendes
    • 13 poursuites
  • Alain Bothol
    • 102k$ d’amendes
    • 7 poursuites

Les deux hommes sont notamment accusés…

  • d’avoir exercé l’activité de conseiller et de courtier en valeurs sans être inscrits à ce titre auprès de l’AMF;
  • d’avoir aidé la Société d’investissement Tempus à procéder au placement d’une forme d’investissement soumise à l’application de la loi sans avoir établi un prospectus visé par l’Autorité; et
  • d’avoir fourni des renseignements faux ou trompeurs à propos d’une opération sur des titres en mentionnant que le placement était garanti.

L’Autorité réclame, à l’égard des infractions liées à l’exercice illégal et au placement illégal, des amendes variant entre le double et le triple de la peine minimale fixée par la Loi. À l’égard des infractions liées à la transmission d’informations fausses ou trompeuses, l’Autorité réclame des peines qui sont dix fois plus élevées que la peine minimale fixée par la Loi.

Dans la fixation des peines réclamées, l’Autorité a considéré le préjudice causé aux victimes ainsi que les motifs de dissuasion, de protection des investisseurs et d’exemplarité.

Ce que vous n’apprendrez pas ailleurs et que j’ai su en parlant avec le représentant des médias à l’AMF, c’est que la dizaine de victime ou d’investisseurs floués sont bel et bien établis sur la rive-sud de Montréal.

C’est à la fin de décembre 2007 que l’AMF a reçu la plainte officielle d’une de ces victimes et suite à celle-ci, ils ont formellement ouvert l’enquête (au début de 2008, après la période des fêtes qui avait été particulièrement mouvementée). Le dossier a cheminé le plus rapidement possible pour s’assurer que Raymond Parent et Alain Bothol ne fassent pas d’autre victimes.

Aujourd’hui, les investisseurs s’en veulent beaucoup car ils ont donné de l’argent pour bénéficier des rendements d’un véhicule financier appremment difficile à comprendre et pour lequel il n’y avait presque pas de détails substantifs.

M. Parent parlait d’effets de levier mais pour le commun des mortels, ça ne dit pas grand chose alors les décision des investisseurs ont été prises sur la base des impressions et sur la confiance du moment et ce, sans faire les vérifications d’usage, notamment auprès de l’AMF.

À peine 1 ou 2 clients ont reçu quelques ristournes (minimales) mais au total, 875k$CA et 100k$US ont été perdus (environ 1M$CA) lorsque l’opération s’est effondrée.

Nous aurions pu publier encore plus de détails, concernant notamment les accusations mais en tant qu’investisseur, il vous appartient de gérer votre argent avec rigueur, discipline et circonspection.

La confiance que vous accordez à des tiers devrait bien entendu se faire dans un climat de confiance mais en vérifiant les prétentions de ceux qui veulent gérer votre capital, vous éviterez certaines mauvaises surprises. Évidemment, même si un conseiller ou un courtier en valeurs mobilières est dûment inscrit à l’AMF, celui-ci peut vous flouer (d’une manière ou d’une autre) mais c’est moins probable.

Ceux qui gèrent leur avoirs par leurs propres moyens n’ont pas à craindre ces individus parce qu’ils n’ont pas affaire à eux mais pour tous les autres, ouvrez l’Å“il et ne confiez pas votre argent à n’importe qui.

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