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Les taux chez Desjardins

evitez_les_comptes_a_rendement_croissantDes millions de Québécois confient leurs avoirs monétaires à Desjardins mais ceux qui n’ont pas la chance d’avoir assez d’argent pour la placer dans des véhicules plus performants doivent souvent se résoudre à la laisser dans des comptes dont le taux d’intérêt est minime.

Par exemple, si un épargnant place 1k$ dans un compte à rendement croissant, il obtiendra 0,50$ en intérêts, après 1 an. Le taux d’intérêt annuel étant de seulement 0,05% — notez que pour une somme de 999$, le même épargnant n’obtiendrait aucun intérêt, soit 0$.

Si vous aimez les chiffres qui frappent, sachez qu’au rythme annuel de 0,05% d’intérêt, ça prendrait (au plan purement théorique) 2000 ans pour doubler son capital de 1k$ à 2k$… ne comptez pas sur Desjardins pour vous expliquer ça!

Maintenant, supposons que notre épargnant demande un hypothèque de 1k$ (pour faciliter les comparaisons), il devra payer 52,50$ en intérêts à Desjardins pour cet argent, au bout d’un an. Il s’agit du taux de base personnel Desjardins fixé à 5,25%.

On peut donc dire que Desjardins exige 105 fois plus d’intérêts qu’il n’en verse, si l’on compare son taux pour un hypothèque vs le taux pour le compte à rendement croissant

Ainsi, un épargnant qui laisse son argent chez Desjardins aide, sans le savoir, l’institution financière à faire encore plus de prêts à des taux 105 plus élevés que ce qu’il reçoit en compensation pour laisser son argent « Ã  la caisse ».

Si l’on tient compte de l’inflation, qui a atteint 2,2% en mai 2008, on peut extrapoler en disant que le 1k$ laissé chez Desjardins pendant 1 an aura perdu 22$ de son pouvoir d’achat. On voit combien le maigre 0,50$ d’intérêts du compte à rendement croissant ne fait que limiter la perte à 21,50$ soit une diminution de seulement 2,27% de la perte!

Supposons que l’inflation demeure à 2,2% et que l’épargnant —ignorant les renseignements contenus dans cet article— souhaite laisser sa fortune à sa descendance, dans le contexte de notre exemple, il perdra 21,50$ par année alors au bout de 46,51 ans, il aura TOUT PERDU, uniquement par l’effet de l’inflation.

Sachez que depuis 1914, au Canada, le taux annuel moyen d’inflation a été de 3,21%. Il s’agit bel et bien de la baisse de la valeur de l’argent, en pourcentage alors on voit que c’est plus haut que le 2,2% de notre exemple.

Afin de ne pas trop miner votre moral, dans l’éventualité où vous feriez partie des épargnants ayant un compte d’épargne ou un hypothèque chez Desjardins, oublions le fait qu’une ribambelle de « frais » viennent gruger encore davantage vos avoirs financiers. Ces frais qui portent bien des noms s’avèrent toujours grossièrement exagérés et habituellement, injustifiés mais bon, vous êtes quand même forcés de les payer.

Après tous ces savants calculs, les épargnants peuvent voir à quel point le fait de laisser ses avoirs financiers « Ã  la caisse » peut avoir des conséquences tragiques.

Si vous avez de l’argent, ne la laissez pas dans des comptes d’épargne car vous ne ferez qu’accélérer l’enrichissement éhonté de l’institution financière tout en vous appauvrissant à vue d’Å“il. Vous aurez compris que TOUTES les institutions financières vous jouent un manège semblables en vous encourageant à épargner à long terme parce qu’ils voient à LEUR intérêt… pas au vôtre!

En laissant la publicité vous monter à la tête, vous finirez peut-être par croire que Desjardins est là pour vous aider mais si vous prenez le temps de sortir votre calculatrice plutôt que de croire aux slogans publicitaires vides, vous verrez la réalité telle qu’elle est et pour l’épargnant moyen, ça donne tout un coup.

Les Québécois doivent faire leurs calculs eux-mêmes et faire leurs choix en conséquence. Plus ils le feront, moins ils se sentiront « Ã  l’aise » de laisser leur argent dans des institutions financières qui multiplient les astuces pour les lessiver, une petite cenne à la fois.

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Miser sur les valeurs sûres

relation_avec_l_argentPour de nombreux Québécois, le simple fait de parler d’argent leur donne de l’urticaire. Heureusement, il en reste quelques-un pour lire des articles comme celui-ci!

Mais pourquoi tant de contribuables québécois sont-ils mal-à-l’aise avec l’argent? Certains évoque un passé de colonisateur colonisé ou encore l’influence malsaine de l’Église catholique mais il ne faudrait pas non-plus minimiser la détresse émotionnelle engendrée par les dettes.

Comme une majorité de consommateurs en Occident, les Québécois gèrent de moins en moins d’avoirs et sombrent de plus en plus dans l’endettement. Ce passage vers une réalité continuellement plus lourde de dettes indispose de très nombreux Québécois, au point où une simple discussion sur l’argent peut devenir pénible.

Il y a deux raisons de s’endetter: (1) pour des besoins à court terme et (2) pour financer l’acquisition de valeurs relativement sûres. Les besoins à court terme ne facilitent pas, à proprement parler, le processus d’enrichissement d’un consommateur alors que les valeurs sûres bénéficient, quant à elles, d’un fort potentiel.

Par exemple, pour combler son besoin à court terme de manger, on peut aller à l’épicerie et payer 25$ pour acheter des légumes (pour la semaine) mais pour bien illustrer ce point, un consommateur qui priorise les valeurs sûres optera pour un petit système de jardinage hydroponique intérieur à 250$ qui, pour environ 20$ d’électricité (sur une base annuelle) et 30$ de pousses (ou de graines), produira sans arrêt pour environ 10$ de légumes à chaque semaine. Au bout de l’année, la première alternative coûte 1,300$ alors que la seconde coûte 820$, soit une économie de 480$ qui représente un enrichissement significatif, surtout au fil des années alors que le coût du jardin hydroponique aura été pleinement amorti.

Imaginez que vous preniez le temps d’appliquer cette logique à tous vos achats. La différence, en fin d’année, s’avère très significative. Le but est de chercher à faire migrer une partie de nos achats vers des valeurs sûres afin d’en dégager de meilleurs rendements, un peu comme s’il s’agissait d’investissements.

Lorsque vous devez choisir entre deux biens de consommation, optez pour celui qui présente une qualité supérieure car non-seulement vous l’apprécierez davantage à l’usage mais vous pourrez probablement le revendre pour entre 65 et 95% de sa valeur initiale, si vous en prenez soin et gardez l’emballage. Les vrais « pros » de cette approche prennent d’ailleurs le temps d’écrire leur petite annonce (souvent destinée à l’internet) dans les jours qui suivent l’achat de l’item. De cette façon, c’est très facile de le vendre lorsqu’on ne s’en sert plus. Ça fait moins de choses qui traînent dans la maison et plus de sous dans vos poches.

Il y aurait tant à dire à propos des valeurs sûres mais gardez à l’esprit que chaque consommateur rencontre des occasions qui lui sont propres alors il faut savoir les reconnaître et les évaluer par soi-même.

À la longue, on finit par s’y retrouver et savoir quand dépenser et à l’inverse, quand éviter d’ouvrir notre porte-monnaie.

Tags: argent, dettes, endettement, valeurs sûres, biens de consommation, items, revente, investissement

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