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Combattre la pauvreté n’est pas une mince tâche.
Le vieil adage voulant qu’on ait intérêt à apprendre à pêcher à celui qui a faim plutôt que de lui donner un poisson n’a pas été respecté. Les organismes censés venir en aide aux pays pauvres sont ceux-là même qui les ont confirmés dans leur actuelle « misère financière » où les dettes qu’ils ont contracté minent tout espoir de retour à la profitabilité, pour leurs gouvernements et leurs populations.
Quelles sont ces organisations censées venir en aide aux pays pauvres? Au premier chef, on retrouve la Banque mondiale (BM) et son complice de toujours, le Fonds monétaire international (FMI). Ces deux organisations sont financés par les pays les plus riches (d’un quarantaine à une centaine, selon diverses sources) et le Canada fait toujours partie des « donateurs ».
Autrement dit, le gouvernement du Canada —donne— de l’argent (qui est, dans les faits, une « nouvelle dette » pour les Canadiens) à ces deux organisations qui, à leur tour, la prêtent aux pays les plus pauvres de la planète, contribuant de ce fait à les endetter encore davantage. Il arrive que cette aide soit offerte « sans intérêts » mais il s’agit d’une mesure exceptionnelle accordée à des pays à peu près complètement dépossédés et donc, factuellement incapable de s’acquitter de toute dette.

Le point sur les efforts du Canada en matière d’allègement de la dette, janvier 2005.
Il arrive que le Canada aide directement un pays dans le besoin, comme ça s’est produit pour Haïti mais en règle générale, les centaines de millions de dollars accordés en « aide internationale » aboutissent dans les coffres du duo BM et FMI.
L’argent qui arrive dans les coffres de ces organisations n’en ressort pas puisque l’aide fournie grâce à ces fonds sert à « rembourser » des dettes existantes, en tout ou en partie. Dans les faits, ce serait plus juste de dire que le Canada vient en aide à la BM et au FMI en « donnant » des centaines de millions de dollars destinés à soulager des pays très pauvres qui se feraient, sans cette « aide », littéralement siphonner par les banquiers internationaux de ces organisations.
Au sein de la Banque mondiale (BM), on retrouve l’Association internationale de développement (IDA) qui gère les fonds de la BM pour les plus pauvres car, voyez-vous, l’argent canadien (et celui des autres pays riches) n’atteint jamais vraiment les pays pauvres — c’est à l’IDA que l’argent est égrainé vers les gouvernements des pays pauvres et ce, seulement dans le cas où ceux-ci présentent des plans « admissibles » pour « réduire la pauvreté ». En clair, une bureaucratie (IDA) dans la bureaucratie (BM) destinée à gérer les avoirs initialement vouées à soulager les pays pauvres. Nous sommes à des années lumières de l’aide véritablement bénévolente.
Si le Canada envoyait des centaines de millions de dollars aux pays pauvres, certains en feraient assurément un mauvais usage mais au moins, nous aurions passé outre l’intermédiaire aux dents longues, soit le club sélecte des banquiers internationaux.
En fait, grâce à nos centaines de millions de dollars versés, pour l’heure, à la BM et au FMI, certains pays pauvres auraient pu repayer 100% de leur dette extérieure (détenue par la BM et le FMI) et ainsi, s’extirper des griffes des banquiers mais non, le Canada a préféré donner sa cagnotte aux banquiers. Ça explique pourquoi les pays pauvres n’ont AUCUNE CHANCE de se sortir de leur misère, à l’intérieur du système économique qui a présentement cours.
Les Canadiens devraient être outrés de deux choses, principalement:
Autrement dit, les banquiers internationaux, paniqués devant le barrage de « mauvais prêts » qu’ils avaient accordé à des pays pauvres, en pensant probablement y faire des affaires d’or, ont exigé des pays riches qu’ils s’impliquent pour « rétablir » les paiements d’intérêts (ou plus rarement, de capital) des ces dettes et c’est de cette manière que les banquiers de la BM et du FMI ont quand même récupéré 100% de l’argent qui leur était dû.
Si les pauvres ne peuvent pas payer leurs dettes astronomiques, les banquiers ne font aucun concession et trouvent des manières, tantôt créatives, tantôt théâtrales, pour être payés. Cette fois-ci, ils ont balancé le fardeau des dettes des pays pauvres sur le dos des citoyens des pays riches.
Il faut aider les pauvres.
Personne ne remet ça en question.
Ce qui devrait l’être, cependant, c’est la position qu’occupe l’élite des banquiers internationaux dans l’actuel échiquier financier mondial. Les banquiers internationaux accordent des prêts (portant un fort intérêt, en raison du « risque ») avec l’argent des pays riches à des pays pauvres qui n’ont pas les moyens de les rembourser.
Quand les pays pauvres n’arrivent plus à repayer leurs dettes à la BM et au FMI, ces deux organisations ont alors tout le loisir d’exiger des contreparties qui leurs sont unilatéralement favorables.
Au diable les pauvres! Les banquiers veulent remplir leurs coffres et l’argent doit venir de quelque part. Du gouvernement, d’une minière étrangère qui verse un dividende (plus ou moins secret ou déclaré) pour avoir le droit de piller le sous-sol du pays pauvre, d’un entrepreneur opportuniste qui utilise un droit de passage pour y construire un pipeline ou encore, d’un despote qui est maintenu au pouvoir tant qu’il contribue à vampiriser l’équité (sous toutes ses formes) de ses citoyens.
Pour les banquiers internationaux qui n’accepteront jamais de « laisser aller une dette » sans d’abord obtenir une ou plusieurs contreparties « recevables », la vie humaine n’a aucun valeur. La dette monétaire, les chiffres et les signes de dollars a préséance sur tout. Absolument tout.
Le Canada, en voulant « aider » les pays pauvres, via la BM et le FMI, n’a fait que les condamner à l’esclavage économique pour de nombreuses autres décennies. Au mieux, certains pays pauvres vont être temporairement soulagés jusqu’à ce que la BM et le FMI aient d’autres « cadeaux empoisonnés » à leur refiler.
Et pendant ce temps, les Canadiens aux prises avec des dettes portant un fort taux d’intérêt ne reçoivent aucune aide qui vaille.
Pour le gouvernement canadien, ce qui est bon pour les pays endettés ne serait pas bon pour les canadiens? Voyons, ça n’a aucun sens! À moins que ce ne soit parce que certains individus, au gouvernement, n’aient un intérêt quelconque à engraisser les banquiers internationaux, en faisant croire que les centaines de millions de dollars qu’ils leurs acheminent servent à « aider les pauvres », un argument usé à la corde et qui, même si les pauvres s’appauvrissent de plus en plus, continue de « confondre les masses » de gens mal informés qu’il s’agit d’une « bonne chose ». Déshabiller Pierre pour habiller Paul. C’est à ça que nous assistons!
Personne ne peut nier que la lutte à la pauvreté constitue une tâche colossale.
Ce qu’il faut faire, c’est de mettre fin à l’actuel cartel sur l’argent qu’opèrent les Nations unies, principalement via la Banque mondiale (BM) et le Fonds monétaire international (FMI) qui engrangent des profits astronomiques via les intérêts qu’ils perçoivent, sans gêne, des pays pauvres qui ont été contraints, pour toutes sortes de raisons, de faire appel à leurs « services ».
Mais ce n’est pas tout, il faut faire la promotion active du « juste échange » au lieu de cautionner le « libre échange » qui favorise unilatéralement les transnationales étrangères, au détriment des petites entreprises que l’on retrouve dans les pays pauvres. Le juste échange permettrait aux transnationales d’opérer dans tous les pays mais sans qu’elles ne puissent y nuire aux écosystèmes financiers locaux. Ce faisant, la répartition de la richesse pourrait se poursuivre, localement, enrayant de ce fait l’essentiel des poches de pauvreté, dans la population.
Pour finir, ça prends un retour à un système de valeur basé sur le droit à un travail correctement rémunéré en fonction des tâches, au droit à l’éducation, à la santé et aux libertés fondamentales, essentielles à l’épanouissement des gens.
Notre vision du monde doit aller dans le sens d’aider les autres qui en ont le plus besoin et non dans le sens de remplir les coffres des banquiers internationaux.
Tant que nous continuerons à contribuer à « concentrer la richesse », le monde dans lequel nous vivons continuera de se refermer sur nous, comme un étau.
L’endettement n’est qu’un autre mot pour désigner l’esclavage financier des masses au profit d’une élite financière ouvertement malveillante qui n’a, entre autres choses, aucune intention de mettre fin au système de pauvreté planifiée qu’elle a perfectionné, au fil des décennies.
Les pauvres aident à « vendre » les « activités » des banquiers internationaux mais en dépit des centaines de millions que les Canadiens ont récemment versé pour leur venir en aide (aux pauvres), il n’y a que les banquiers qui s’enrichissent — cherchez l’erreur…
Si vous avez des fonds à placer, Fonds Desjardins vous offre de le faire via l’un ou l’autre de ses produits de placement.
Qu’il s’agisse des portefeuilles clés en main (comme le portefeuille SociéTerre) ou des Fonds Desjardins (comme le Desjardins Environnement), vous pourrez probablement trouver un fonds qui correspond à vos valeurs en tant qu’investisseur et peut-être même, en tant qu’individu.
Tout investisseur peut parcourir les descriptifs de l’un ou l’autre de ces fonds pour se faire une bonne idée de leur performance passée ainsi que leur plan d’action, pour l’avenir. Ce qui est moins connu, c’est le réseau de conseillers en valeurs que Fonds Desjardins mandate pour faire fructifier les avoirs de ses clients.
Afin d’y voir plus clair, voici une liste concise des conseillers en valeurs qui travaillent pour Fonds Desjardins, au moment de publier ce billet:
Comme vous pouvez le voir, à peu près rien n’est « piloté » depuis le Québec, en ce qui a trait aux Fonds Desjardins.
Il n’y a rien de mal à faire appel aux meilleurs de l’industrie du placement —où qu’ils se trouvent— mais il importe de savoir qui gère l’argent que les clients confient à Fonds Desjardins. Au moins, on remarque qu’il y a quelques firmes, comme Desjardins gestion d’actifs, Fiera Sceptre et Jarislowsky Fraser qui ont des activités au Québec. On se demande si les autres grandes institutions financières canadiennes pourraient en dire autant.
On peut donc dire que les investisseurs québécois qui veulent placer leur argent dans les marchés en croissance, à travers le monde, pourront le faire sans difficulté, notamment grâce à Fonds Desjardins.
Là où il faut se poser des questions, c’est la manière dont l’argent provenant du Québec finit par véritablement aider la société Québécoise. En clair, si un investisseur québécois place un million de dollars dans un fonds administré par Lazard, depuis New York, Paris ou Londre, quelles sont les chances que ce million revienne jusqu’au Québec pour y financer une entreprise « locale »? Et bien, les chances qu’une telle chose se produise sont à peu près nulles. Cependant, les possibilités que ce million de dollars —originant du Québec— contribuent à financer une compagnie qui viendra éventuellement compétitionner une entreprise québécoise sont bien plus grandes.
Autrement dit, est-ce qu’en canalisant les investissements via des filières étrangères, les tenants du Québec inc. ne seraient pas en train de se tirer dans le pied?
Il ne faut pas se mettre la tête dans le sable. Au contraire, il faut réaliser que les milliards de dollars placés par des Québécois dans les divers fonds sous gestion chez Fonds Desjardins finissent par enrichir des sociétés étrangères. Dans l’actuel contexte de globalisation des marchés, il n’y a qu’un pas entre ça et se faire hara-kiri, au plan économique.
Évidemment, nos investisseurs d’ici peuvent s’enrichir en allant financer nos « voisins », dans le « village global » mais est-ce que c’est le bon moyen pour assurer notre propre développement « local » qui, à bien des égards, représente notre seul rempart contre une invasion économique provenant de l’étranger?
Il faut s’arrêter un instant et y penser.
En tant que société, certes mais aussi en tant qu’individus.
Quel genre de société laissons-nous à nos enfants si nous n’agissons que par cupidité en investissant les économies du Québec ailleurs, dans le monde? Des dividendes —fruits de ces investissements à l’étranger— peuvent être récoltés par nos investisseurs québécois mais c’est une mécanique économique plutôt dangereuse puisque pour chaque million placé à l’étranger, on peut penser que ce sont des étrangers qui viendront ici, au Québec, fournir ce million manquant et ainsi acquérir, à bon prix, les entreprises locales qui auraient dû, en théorie, continué d’appartenir à des Québécois.
Il appert qu’une vision globale de l’investissement « par des québécois, pour d’autres québécois » détonne dans l’actuel paysage financier « corpocratique » où les transnationales (principalement étrangères) font la pluie et le beau temps, partout où elles passent, au point où l’on est en droit de se demander à qui vont les allégeances des décideurs, dans nos gouvernements.
Dans un tel contexte, celui du libre-échange à tout prix et de l’extrême libéralisation économique, comment blâmer Fonds Desjardins de jouer le jeu de la mondialisation de l’économie? N’est-ce pas là leur seul choix? Se mondialiser ou mourir? Au point où l’on est rendu, mondialisés jusqu’aux oreilles, diront certains, est que ce ne serait pas à la société québécoise toute entière de se poser ce genre de question?
Sans dire qu’il existe une réponse facile aux questionnements soulevés ici, il importe de souligner l’avancée très rapide des transnationales étrangères dans la propriété de nos entreprises dites « locales », de nos forêts, de nos mines, de nos ressources naturelles (incluant la totalité de nos puits d’eau de source, soit près de 400, en province) et maintenant, via Fonds Desjardins, entre autre, de nos capitaux.
Il serait tentant de condamner la mondialisation mais en y regardant de plus près, c’est le libre-échange qu’il faudrait transformer en « juste-échange » et la libéralisation économique qu’il faudrait transformer en nationalisme responsable (faisant preuve d’ouverture au monde tout en maintenant sa pleine souveraineté, au-dessus des manigances des transnationales étrangères).
Desjardins étant une coopérative, il s’avère intéressant de voir la manière dont les dirigeants de cette grande communauté d’investisseurs orientent les destinées de Fonds Desjardins, en retenant les services de conseillers en valeurs qui, pour la plupart, n’arriveraient même pas à repérer le Québec sur une carte géographique.
L’avenir nous dira si le choix de l’actuelle palette de conseiller en valeurs, par Fonds Desjardins, était la bonne approche à la fois pour les investisseurs et pour la société québécoise qui compte sur eux, en partie, pour assurer notre survie dans cet écosystème financier où la richesse, grâce à la mondialisation, s’éloigne inéluctablement de la base citoyenne pour se retrouver, concentrée entre les mêmes mains, des banquiers cosmocrates.
Même si l’appât du gain demeure alléchant, il faudrait réfléchir aux conséquences de notre empressement à s’enrichir individuellement si ce même enrichissement mine —directement ou non— notre capacité à se développer, voire, à exister, par nos propres moyens.
Ce serait dommage d’avoir à demander la « permission d’exister » à un banquier étranger, dans l’avenir. Nous avons raison de redouter ce qu’il nous demanderait « en retour » pour la pitance qu’il nous accorderait. Il ne faudrait pas laisser à nos enfants le souci d’avoir à découvrir, par eux-mêmes, à quel point les banquiers peuvent agir en requins lorsqu’une telle occasion se présente.
Pour toutes ces raisons, prenons un moment pour réfléchir à Fonds Desjardins et à leur sélection de conseillers en valeur. Il y a du pour et du contre mais l’important, pour l’heure, c’est d’y réfléchir.
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Presque tous les Québécois ont déjà entendu parler de la Corporation financière Power ou, plus simplement « Power Corp. » qui appartient à la puissante et richissime famille Desmarais, installée à Sagard.
Afin de mieux comprendre ce qui anime cette transnationale, il importe de passer en revue la liste des individus qui la dirigent.
Pour ce faire, une visite au site web du Registraire des entreprises du Québec a été nécessaire et au moment de publier ce billet, voici les noms de ceux qui y figurent, souvent en tant qu’administrateurs:
Comme vous pouvez le constater, il y a beaucoup de monde… et ils ne sont pas tous basés au Québec!
Après tout, il s’agit d’une authentique transnationale alors il ne faut pas s’attendre à ce que 100% du trafic d’influence, dans cette entreprise, origine de notre coin du monde.

Ce compendium prend toute son importance lorsqu’on s’intéresse aux rapprochements qui sont réputés exister entre Power Corporation et différents partis politiques, aussi bien au provincial qu’au fédéral. Quelle influence cette corporation exerce-t-elle vraiment sur notre société? Est-ce toujours dans notre meilleur intérêt?
Ceux qui veulent en savoir plus sur Power Corp. sont invités à visionner cette vidéo de Robin Philpot:
Ce qu’on sait, aujourd’hui, c’est que Paul Desmarais —parti de Sudbury, dans le nord de l’Ontario— a acquis une fortune colossale, via Power. En tant que citoyen, il faut s’interroger sur la provenance de cette fortune qui sert, en partie, à influencer l’opinion publique, notamment via Gesca, le propriétaire de La Presse et de nombreux autres médias régionaux.
On se doute que c’est encore Paul Desmarais et ses fils qui dirigent la Corporation financière Power mais si l’on se fie aux documents officiels, notamment à la fiche du Registraire des entreprises du Québec, ils ont su s’entourer de nombreux « administrateurs » qui veillent sur l’immense fortune de la richissime famille.
Certains Québécois disent qu’il peut être utile d’avoir une riche famille, comme les Desmarais, établie ici. D’autres trouvent, au contraire, que leur influence pourrait être malsaine lorsqu’exercée sur divers membres de notre classe politique.
Quand on sait que Paul Desmarais est l’ancien employeur de Pierre-Elliott Trudeau, de Jean Chrétien, de Paul Martin et de Brian Mulroney —avant que ceux-ci ne deviennent, à tour de rôle, premiers ministres du Canada— il y a de quoi sourciller et se poser des questions sur les liens entre Power Corp. et la classe politique.
Et vous, que pensez-vous de la famille Desmarais et de leur compagnie, la Corporation financière Power?
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Il semble que Mark Carney, le directeur de la Banque du Canada, ait la gachette facile, ces temps-ci!
En date du mercredi, 8 septembre 2010, il a de nouveau haussé le taux directeur de 0,75% à 1%, portant à 400% les hausses depuis le 31 mai 2010, date à laquelle le taux de 0,25% était encore en vigueur.
Est-il vraiment possible que l’économie du Canada ait tant changé, en moins de 70 jours?
Bien sûr que non — même les États-Unis ont maintenu leur taux de base à 0,25% sans même penser y toucher. Alors qu’est-ce qui titille tant notre Monsieur Carney, de notre côté de la frontière?
Se pourrait-il qu’il offre des arguments en or à ses amis des grandes banques canadiennes qui cherchent, par tous les moyens, à augmenter leurs bénéfices pour satisfaire l’appétit de leurs actionnaires? En effet, malgré des centaines de millions de dollars de bénéfices nets, les grandes banques canadiennes se disent généralement « déçues » de leurs performances alors un p’tit « boost » du taux directeur leur offre une fenêtre d’opportunité inespérée pour renégocier leurs prêts et hypothèques à la hausse.
Enfin bref, il se pourrait que cette escalade plutôt rapide du taux directeur ne soit qu’une énième tactique pour vider les poches des ménages canadiens qui commençaient à se sortir la tête de l’eau.
Mais il n’y a pas que des mauvais côtés à un taux directeur plus élevé.
Bien sûr, les détenteurs d’hypothèques vont saigner de l’argent mais le trésor fédéral se remplira plus vite en raison du « loyer de l’argent » versé par les institutions financières du pays pour « mettre l’argent en circulation », principalement via des mécanismes d’endettement (crédit à la consommation, prêts et hypothèques). Comme quoi tout n’est pas noir!
Un taux directeur à 1% donne également à penser que l’économie canadienne est plus solide puisqu’elle est en mesure d’exiger d’avantage de « redevances » pour permettre aux institutions financières d’avoir « accès à l’argent » mais là , ce n’est pas très clair car l’économie canadienne est en train de passer un épisode éprouvant où ce sont les gouvernements qui financent « la relance » alors que les entreprises peinent à boucler leur budget.
Pour le deuxième trimestre de 2010, l’économie canadienne a affiché un taux de croissance annualisé de 2,0% en baisse par rapport au taux de 5,8% du premier trimestre et c’est là qu’on voit que Mark Carney est peut-être en train de nous faire très mal, globalement, parce que des économistes attribuent le ralentissement de la reprise économique canadienne à l’anticipation des hausses des taux d’intérêt.
Il y a fort à parier que si Mark Carney s’était tenu tranquille à 0,25%, les consommateurs canadiens n’auraient pas appliqué les freins dans leurs dépenses (comme ils viennent de le faire).
Il faut remonter au 20 janvier 2009 pour retrouver un taux directeur à 1%, au Canada.
Ça aura donc pris 596 jours pour revenir à 1%, soit moins de 2 ans.
Au point où l’on en est, ce serait urgent qu’on tienne des audiences publiques et populaires sur l’avenir de notre gestion du taux directeur parce qu’en ce moment, on a la nette impression que les gagnants sont dans le camp des banquiers et que les perdants, ce soient « les autres » dont nous faisons tous partie.
Tant que les Canadiens accepteront (par méconnaissance ou par naïveté) que les grandes banques perçoivent un intérêt sur tous les dollars canadiens qui sont « créés » via l’un ou l’autre des mécanismes d’endettement qu’elles offrent aux consommateurs (intéressés à s’endetter), les citoyens canadiens continueront de s’enliser dans les dettes, à tous les niveaux (personnel, familial, municipal, provincial, fédéral et international).
Plus que jamais, il serait temps que les Canadiens s’intéressent au concept des coopératives de microcrédit pour se donner les moyens de contourner les banques afin d’avoir accès à l’argent, directement depuis la Banque du Canada.
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Payez-vous trop d’impôts? Êtes-vous un professionnel ou un travailleur autonome à la recherche d’un nouveau « truc » pour sauver beaucoup d’impôts? Si oui, cet article va vous intéresser.
Depuis des années, on assiste à la montée en force des fameuses « cartes-cadeau », acceptées dans les magasins qui les émettent comme s’il s’agissait d’argent comptant.
Que vous fréquentiez la SAQ, les Hôtels Fairmont, le réseau Hôtellerie Champêtre, un magasin Best Buy, HomeSense, Sears, Rona ou Jean-Coutu, les stations-services Pétro-Canada, Esso ou Shell, vous serez invités à considérer l’achat de leurs cartes-cadeau.
Bref, le consommateur d’aujourd’hui n’échappe plus au barrage publicitaire censé vous gagner à l’utilité des cartes-cadeau. Ceci dit, il y a encore bien des gens qui se demandent pourquoi ils échangeraient leurs dollars, échangeables partout, pour des cartes-cadeau qui ne sont acceptées que dans des endroits bien précis.
Il s’agit là d’une excellente question.
Une certaine part des acheteurs se laisse tout simplement vendre à l’idée d’avoir une carte —un bien physique— à offrir en guise de cadeau permettant à la personne qui la reçoit de l’utiliser pour quelque chose qu’elle veut vraiment. C’est sous cet angle que les marchands veulent d’ailleurs « vendre » leurs cartes-cadeau.
Mais il existe une autre raison pour laquelle les cartes-cadeau sont intéressantes: la possibilité de payer moins d’impôt, voire plus d’impôt,fi du tout!
Voici comment ça fonctionne:
Via les cartes-cadeau, l’avocat, dans notre exemple, peut s’acheter à peu près ce qu’il veut, même si ce n’est pas normalement « déductible » pour son entreprise.
Génial, non?
En fait, l’avocat peut garder TOUTES les cartes-cadeau pour lui et personne n’en saura jamais rien. Ça peut également servir à acheter des achats futurs alors que le dollar est haut pour les dépenser —jusqu’à plusieurs années plus tard— lorsque le dollar a baissé de valeur.
Il s’agit, dans ce cas précis, d’un échappatoire fiscal accessible à tous ceux qui souhaitent en faire usage, sans égard à leurs revenus.
À ce point-ci dans le billet, il importe de dire que l’auteur n’est pas fiscaliste mais les renseignements ont été validés aussi bien avec le Ministère du Revenu du Québec qu’avec l’Agence du revenu du Canada et les préposés, de part et d’autre, ont confirmé l’admissibilité des cartes-cadeau comme « dépense de publicité » (télécharger le document .pdf de l’ARC, pour 2009).


Ayoye.
Pendant que les travailleurs salariés se font imposer à toutes les deux semaines, les professionnels et autres travailleurs autonomes ont l’opportunité d’utiliser leurs gains pour échapper à une partie (ou la totalité) de l’impôt qu’ils devraient payer via l’utilisation « créative » des cartes-cadeau.
Alors pour ceux qui se demandaient pourquoi les cartes-cadeau étaient devenues aussi populaires, surtout auprès des travailleurs autonomes et des autres gens d’affaires, et bien, c’est en bonne partie pour ça.
D’une part, c’est formidable pour ceux qui réussissent à sauver de l’impôt grâce aux cartes-cadeau mais de l’autre, c’est une gifle au visage des travailleurs salariés qui ne peuvent pas utiliser ce mécanisme novateur pour échapper aux griffes du fisc.
Pour le « contrat social » où chacun doit « faire sa part », on repassera.
Et ce n’est là qu’un « truc » parmi de nombreux autres.
Désormais, vous ferez partie de ceux qui savent comment s’enrichir grâce aux cartes-cadeau et il n’en tiendra qu’à votre compas moral de décider si vous avez besoin de recourir à cette méthode d’évitement de l’impôt pour subvenir à vos besoins.
Tandis qu’on parle de la moralité des cartes-cadeau, dans la mesure où l’on comprend à quoi elles servent vraiment, il faudrait se demander si ce sont les commerçants qui les émettent (comme de l’argent comptant, sans qu’il soit possible de les retracer) ou les consommateurs qui les achètent.

Même les sociétés d’état comme la SAQ sont entrées dans le « jeu » des cartes-cadeau alors plus tôt que tard, il va falloir se demander si l’admissibilité des cartes cadeau comme « dépense de publicité » ne devrait pas être reconsidérée.
Évidemment, il y a déjà eu des compagnies qui ont accordées des cartes-cadeau à des clients, pour les récompenser ou les fidéliser, mais vous aurez compris qu’un large pourcentage de ces cartes demeure, en fin de compte, entre les mains d’individus qui comprennent mieux « le système » que les autres.
Ce ne serait pas surprenant qu’à l’avenir, nos politiciens se fassent acheter avec des piles de cartes-cadeau. Anonymes et non-retraçables, elles constituent un outil de premier ordre pour corrompre ceux qui se laissent influencer par « les cadeaux ».
Il s’agit d’un dossier à suivre et d’ici là , allez acheter votre première carte-cadeau pour constater, par vous-même, à quel point elles sont aussi faciles à acheter que pratiques à utiliser.
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