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Les dettes de cartes de crédit qui doublent

Il existe encore une classe de citoyens qui ne ressentent pas les effets de l’actuelle récession, au Canada.

Tant mieux car les autres, eux, ne l’ont vraiment pas facile.

La mondialisation accélère la délocalisation d’à peu près tous nos emplois payants liés au secteur manufacturier (de près ou de loin) pour les remplacer par des emplois « de services » qui, typiquement, flirtent avec le salaire minimum. La belle affaire!

Ainsi, les Canadiens et les Québécois vivent le même stress où ils tentent de maintenir leur qualité de vie sans toutefois bénéficier des mêmes entrées d’argent qu’auparavant. Dans un tel contexte, pas surprenant qu’autant de citoyens aient recours au crédit à la consommation, via des cartes de crédit.

À peu près n’importe qui peut obtenir une de ces cartes. L’utiliser pour régler des achats ne prend que quelques secondes et le paiement minimum exigé au bout de la « période de grâce » ne fait rien pour discipliner ceux qui n’ont, en fin de compte, pas les moyens d’acheter autant qu’ils le font.

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Inévitablement, ces consommateurs —qui sont sans cesse plus nombreux— paient très cher pour entretenir, de mois en mois, leur lourd solde de carte de crédit.

Et les soldes impayés finissent par doubler…

Pour vous donner une idée du véritable coût de ces cartes, voici le temps que ça prend, selon le taux d’intérêt, pour qu’un solde de 1,000$ double à 2,000$ (de manière approximative, à quelques semaines près, selon le montant minimum repayé, mensuellement)…

Comme vous le voyez, ça va très vite!

Tellement vite qu’à moins d’avoir un gros salaire stable, continuellement bonifié et ajusté à l’inflation, vous pourriez avoir de la difficulté à éliminer votre solde qui, inexorablement, gonflera tant que vous ne l’aurez pas totalement réglé.

Au Canada, un taux d’intérêt de plus de 60% est considéré comme usuraire mais encore faut-il que les victimes s’en plaignent formellement. Comme ces gens ultra-endettés sont (ou se sentent) vulnérables, les usuriers font des affaires d’or sur le dos des citoyens les plus fragiles et ce, sans aucun remords.

Mais les cartes de crédit, elles, disent ne pas charger un intérêt usuraire.

Dans le cas de la carte Visa Modulo, à 9,9% d’intérêt, ça peut aller mais les autres, à 19,5% et 28,8% d’intérêt alors qu’on sait que le « loyer de l’argent » à la Banque du Canada n’est plus que de 0,25%, c’est carrément révoltant.

Le ministre des finances du Canada, Jim Flaherty, vient de manquer une belle occasion de remettre les émetteurs de cartes de crédit au pas. Il n’a RIEN fait de concret pour soulager les Canadiens qui croulent sous les dettes de crédit à la consommation.

C’est encore plus ironique compte tenu que le Canada, lui-même, croulent sous les dettes (pour lesquelles tous les citoyens sont redevables, bien entendu).

Ainsi, si vous avez encore des soldes impayés sur vos cartes de crédit, modifiez vos habitudes de vie et diminuez votre solde à 0$ puis, sans attendre, coupez votre carte de crédit et n’achetez que ce que vous pourrez vous payer… avec de l’argent que vous aurez déjà gagné.

Ça nous prendrait du microcrédit à moins de 1% (plus le taux de base) au Canada, pour que les citoyens s’en sortent. Ce serait tout simple. La Banque du Canada n’aurait qu’à permettre les prêts à des milliers de petites coopératives d’emprunt qui n’auraient pas pour but de faire du profit sur le dos de ses membres mais plutôt de leur offrir un accès au crédit au plus bas coût possible.

Et comme les membres recevraient les dividendes de leur coopérative (qui n’aurait presque pas de frais d’opération), l’intérêt qu’ils auraient payé leur reviendrait presqu’entièrement! Sérieusement, ce serait formidable et les Canadiens, aussi bien que toutes les sociétés, repaieraient leurs dettes en quelques années sans compter que l’électrochoc inédit, dans l’économie nationale.

Voici la situation dans laquelle nous nous retrouvons, aujourd’hui, au Canada…

  • Nos politiciens fédéraux (les élus et leur « cour ») n’ont —aucune— vision.
    • S’ils ont de rares « moments d’apparente lucidité », c’est pour favoriser les banquiers et très rarement pour soulager le peuple qui souffre.
  • Les lobbyistes des institutions financières s’assurent que la situation actuelle, aussi triste et injuste soit-elle, ne change pas. Ils ont tout à gagner à voir les gens s’enfoncer dans l’endettement.
  • Très peu de gens osent parler ouvertement contre les pratiques des grandes banques tant elles s’assurent du silence de « la majorité », via les lourdes dettes qu’elles maintiennent sur la têtes de ces individus et de ces sociétés.

Et l’injustice se poursuit de plus belle, avec des dettes de cartes de crédit qui n’ont jamais été aussi élevées, de toute notre histoire. C’est très grave. Jeunes, vieux, hommes, femmes, blancs, noirs et jaunes sont égaux devant les institutions financières vampiriques qui profitent de la misère des gens endettés.

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Alors prenez garde au taux d’intérêt sur vos cartes de crédit (parce que vous en avez sûrement plus qu’une) car en quelques années, votre dette pourrait doubler. Et les intérêts continueront à courir.

Plus vous prendrez le temps de comptez, plus vous verrez qu’il faut garder un Å“il attentif sur l’évolution des soldes impayés des cartes de crédit qui se financent via de lourds frais d’intérêt, à chaque mois qui passe.

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L’inflation s’en vient, au Canada!

Si vous payez votre pain 3$ et qu’il s’agit de bon pain (avec les grains entiers), c’est un prix qui semble juste.

Mais en période de récession, comme celle que nous traversons actuellement, les prix peuvent varier mais pas pour les raisons que vous croyez.

Vous pouvez être sous l’impression que la baisse des revenus des ménages, suite aux pertes d’emplois qui se poursuivent, exercerait une pression à la baisse sur les prix des produits et des services. Il s’agit d’une prévision tout à fait logique mais voilà, ça n’arrivera pas.

Pourquoi?

À cause de la Banque du Canada.

Et oui, la même institution qui vient de baisser le taux de base à 0,25% a déjà annoncé qu’elle allait fort probablement injecter des milliards de dollars, en argent liquide, dans notre économie.

À votre avis, qu’est-ce qui se produit quand des milliards de dollars sont ainsi essaimés dans l’économie? Les prix augmentent!

Si les consommateurs ont accès plus facilement aux « billets », les marchands ne se gêneront pas pour augmenter les prix de ce qu’ils vendent parce que les gens auront les moyens de payer mais voilà, chaque dollar injecté dans l’économie dilue la valeur relative de tous les dollars qui y sont déjà, diminuant du coup sa rareté.

Ce faisant, plus la Banque du Canada émettra des billets (pour combattre la spirale dépressionnaire), plus vos avoirs en devise canadienne perdront de la valeur. Couplé à l’augmentation inflationniste des prix, vous serez coincé avec des dollars qui ne vaudront plus l’ombre de ce qu’ils ont valu.

Et votre pain coûtera probablement 6$… ou 9$, qui sait jusqu’où l’inflation montera?

Parlez-en aux Argentins qui ont vécu les terribles effets de l’inflation, lors de leur crise, en 1999 et 2002. Crise épouvantable dont ils ne se sont d’ailleurs jamais remis.

Comment vous prémunir contre l’inflation?

  1. Faites l’acquisition de « moyens de production » qui vous permettront de gagner un revenu, qu’importe la valeur de l’argent;
  2. Obtenez des titres, des droits et d’autres formes de propriétés que vous pouvez monnayer, lorsque vous en aurez besoin (via divers types de location ou même un vente, pure et simple).

Pour survivre à l’inflation, il faut cesser de compter sur vos avoirs en devises du pays et trouver des façons alternatives de gagner des revenus ou de diminuer ses dépenses.

Par exemple, en période de crise alimentaire, ouvrez une soupe populaire et cuisinnez pour ceux qui ont faim. Via cette position enviable et très stratégique, vous finirez toujours par avoir de quoi manger, pour vous et votre famille.

Plusieurs experts parlent déjà d’un implosion de l’économie canadienne.

Souhaitons que ça n’arrive pas à ça mais bon, il vaut mieux se préparer maintenant, au cas où ça devait se produire. Ce serait bête de se ramasser, comme les Russes avec leurs brouettes de roubles qui ne valaient plus rien, échangeaient, il n’y a pas si longtemps, des liasses de billets contre du pain.

Établissez une stratégie MAINTENANT parce que l’inflation pourrait se pointer le nez plus vite que vous ne le croyez…

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Limiter les taux d’intérêts des cartes de crédit

solde_mensuel_de_carte_de_creditIl arrive que les idées géniales soient à notre portée mais, pour toutes sortes de raisons, elles nous semblent inaccessibles.

Au débat des chefs, du 1er octobre 2008, en pleine campagne électorale fédérale, Jack Layton a été le seul à mentionner l’endettement excessif des Canadiens et la nécessité de limiter les taux d’intérêts pouvant leur être demandés.

Au Canada, un taux d’intérêt dépassant les 60% est considéré usuraire et donc, illégal. Sans être des « shylocks », les magasins comme Sears exigent 28,8% sur les soldes impayés et franchement, c’est très dispendieux. Si vous voulez savoir combien vous coûtera un solde impayé sur une telle carte de crédit, sur une base annuel, vous pouvez utiliser la calculatrice du Bureau de la consommation.

Il suffit de questionner un peu son entourage pour constater les effets pervers de l’endettement.

Les jeunes qui choisissent de faire des études supérieures reçoivent régulièrement des offres de cartes de crédit même si, en raison du grand nombre d’heures qu’ils passent à étudier, il peut devenir difficile de rembourser les soldes impayés, à la fin de chaque mois. Au fil du temps, les intérêts qui s’accumulent sur ces soldes impayés deviennent très lourds.

En ce sens, les étudiants québécois apprennent très tôt les dangers de l’endettement.

Il faut savoir que l’endettement est devenu un problème de société qui touche aussi bien les individus que les institutions, allant des entreprises (personnes morales) aux différents niveaux de gouvernements (municipal, provincial et fédéral).

Lorsque le gouvernement provincial construit une nouvelle route, il s’endette de plusieurs millions de dollars (pouvant aller jusqu’à des centaines de millions et même des milliards) qui devront être remboursés, en plus des intérêts, par les générations qui nous suivront… même si ce n’est pas certain que les infrastructures achetées les serviront encore comme il se doit.

Notre gouvernement devrait limiter les taux d’intérêts exigibles à quelque chose de plus réaliste, comme 2% mais pour l’heure, les consommateurs doivent prendre garde aux taux des cartes de crédit variant régulièrement entre 19% et 29% en plus de résister à l’envie d’entreprendre un hypothèque pour lequel il faudra, typiquement, rembourser de deux à trois fois la valeur de la maison -en intérêts- avant d’en avoir fini avec le capital.

Jack Layton semble avoir une longueur d’avance sur ses concurrents en matière de lutte à l’endettement. Il reste à voir si ses concurrents, dans les autres partis, lui emboiteront le pas.

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