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Le taux directeur haussé à 1%

Il semble que Mark Carney, le directeur de la Banque du Canada, ait la gachette facile, ces temps-ci!

En date du mercredi, 8 septembre 2010, il a de nouveau haussé le taux directeur de 0,75% à 1%, portant à 400% les hausses depuis le 31 mai 2010, date à laquelle le taux de 0,25% était encore en vigueur.

Est-il vraiment possible que l’économie du Canada ait tant changé, en moins de 70 jours?

Bien sûr que non — même les États-Unis ont maintenu leur taux de base à 0,25% sans même penser y toucher. Alors qu’est-ce qui titille tant notre Monsieur Carney, de notre côté de la frontière?

Se pourrait-il qu’il offre des arguments en or à ses amis des grandes banques canadiennes qui cherchent, par tous les moyens, à augmenter leurs bénéfices pour satisfaire l’appétit de leurs actionnaires? En effet, malgré des centaines de millions de dollars de bénéfices nets, les grandes banques canadiennes se disent généralement « déçues » de leurs performances alors un p’tit « boost » du taux directeur leur offre une fenêtre d’opportunité inespérée pour renégocier leurs prêts et hypothèques à la hausse.

Enfin bref, il se pourrait que cette escalade plutôt rapide du taux directeur ne soit qu’une énième tactique pour vider les poches des ménages canadiens qui commençaient à se sortir la tête de l’eau.

Mais il n’y a pas que des mauvais côtés à un taux directeur plus élevé.

Bien sûr, les détenteurs d’hypothèques vont saigner de l’argent mais le trésor fédéral se remplira plus vite en raison du « loyer de l’argent » versé par les institutions financières du pays pour « mettre l’argent en circulation », principalement via des mécanismes d’endettement (crédit à la consommation, prêts et hypothèques). Comme quoi tout n’est pas noir!

Un taux directeur à 1% donne également à penser que l’économie canadienne est plus solide puisqu’elle est en mesure d’exiger d’avantage de « redevances » pour permettre aux institutions financières d’avoir « accès à l’argent » mais là, ce n’est pas très clair car l’économie canadienne est en train de passer un épisode éprouvant où ce sont les gouvernements qui financent « la relance » alors que les entreprises peinent à boucler leur budget.

Pour le deuxième trimestre de 2010, l’économie canadienne a affiché un taux de croissance annualisé de 2,0% en baisse par rapport au taux de 5,8% du premier trimestre et c’est là qu’on voit que Mark Carney est peut-être en train de nous faire très mal, globalement, parce que des économistes attribuent le ralentissement de la reprise économique canadienne à l’anticipation des hausses des taux d’intérêt.

Il y a fort à parier que si Mark Carney s’était tenu tranquille à 0,25%, les consommateurs canadiens n’auraient pas appliqué les freins dans leurs dépenses (comme ils viennent de le faire).

Il faut remonter au 20 janvier 2009 pour retrouver un taux directeur à 1%, au Canada.

Ça aura donc pris 596 jours pour revenir à 1%, soit moins de 2 ans.

Au point où l’on en est, ce serait urgent qu’on tienne des audiences publiques et populaires sur l’avenir de notre gestion du taux directeur parce qu’en ce moment, on a la nette impression que les gagnants sont dans le camp des banquiers et que les perdants, ce soient « les autres » dont nous faisons tous partie.

Tant que les Canadiens accepteront (par méconnaissance ou par naïveté) que les grandes banques perçoivent un intérêt sur tous les dollars canadiens qui sont « créés » via l’un ou l’autre des mécanismes d’endettement qu’elles offrent aux consommateurs (intéressés à s’endetter), les citoyens canadiens continueront de s’enliser dans les dettes, à tous les niveaux (personnel, familial, municipal, provincial, fédéral et international).

Plus que jamais, il serait temps que les Canadiens s’intéressent au concept des coopératives de microcrédit pour se donner les moyens de contourner les banques afin d’avoir accès à l’argent, directement depuis la Banque du Canada.

Tags: 1 pour cent, 1%, taux directeur, taux de base, banque du canada, mark carney, hausse du taux de base, augmentation du taux directeur, économie, argent, dettes, endettement, consommateurs, canada, québec

Sauver sur l’impôt à payer grâce aux cartes-cadeau

Payez-vous trop d’impôts? Êtes-vous un professionnel ou un travailleur autonome à la recherche d’un nouveau « truc » pour sauver beaucoup d’impôts? Si oui, cet article va vous intéresser.

Depuis des années, on assiste à la montée en force des fameuses « cartes-cadeau », acceptées dans les magasins qui les émettent comme s’il s’agissait d’argent comptant.

Que vous fréquentiez la SAQ, les Hôtels Fairmont, le réseau Hôtellerie Champêtre, un magasin Best Buy, HomeSense, Sears, Rona ou Jean-Coutu, les stations-services Pétro-Canada, Esso ou Shell, vous serez invités à considérer l’achat de leurs cartes-cadeau.

Bref, le consommateur d’aujourd’hui n’échappe plus au barrage publicitaire censé vous gagner à l’utilité des cartes-cadeau. Ceci dit, il y a encore bien des gens qui se demandent pourquoi ils échangeraient leurs dollars, échangeables partout, pour des cartes-cadeau qui ne sont acceptées que dans des endroits bien précis.

Il s’agit là d’une excellente question.

Une certaine part des acheteurs se laisse tout simplement vendre à l’idée d’avoir une carte —un bien physique— à offrir en guise de cadeau permettant à la personne qui la reçoit de l’utiliser pour quelque chose qu’elle veut vraiment. C’est sous cet angle que les marchands veulent d’ailleurs « vendre » leurs cartes-cadeau.

Mais il existe une autre raison pour laquelle les cartes-cadeau sont intéressantes: la possibilité de payer moins d’impôt, voire plus d’impôt,fi du tout!

Voici comment ça fonctionne:

  1. Un travailleur autonome, disons un avocat, gagne 100,000$ par année et désire payer moins d’impôts;
  2. Cet avocat achète pour 5,000$ de cartes-cadeau, de préférence dans un magasin qui l’intéresse (ou un centre d’achat, comme Place Laurier, ce qui est encore mieux);
  3. Pour la forme, il « donne » deux cartes-cadeau de 250$ chacune (soit 500$, en tout) à deux de ses clients (ou à un membre de sa famille, s’il le souhaite) et garde les 4,500$ restants, pour lui;
  4. L’avocat qui a disposé —pour ses propres besoins— de ses cartes-cadeau déclare à l’impôt qu’il s’agit d’une dépense de publicité (pour « fidéliser » sa clientèle) et bénéficie d’une réduction de son gain imposable de 5,000$ (ce qui signifie qu’il ne sera imposé que sur 95,000$, au lieu de 100,000$);
  5. L’impôt (provincial ou fédéral) n’a AUCUN MOYEN de retracer l’usage des cartes-cadeau et n’a d’autre choix que d’accepter cette « dépense publicitaire » et donc, l’avocat réduit son impôt tout en s’achetant les produits et les services qu’il désire.

Via les cartes-cadeau, l’avocat, dans notre exemple, peut s’acheter à peu près ce qu’il veut, même si ce n’est pas normalement « déductible » pour son entreprise.

Génial, non?

En fait, l’avocat peut garder TOUTES les cartes-cadeau pour lui et personne n’en saura jamais rien. Ça peut également servir à acheter des achats futurs alors que le dollar est haut pour les dépenser —jusqu’à plusieurs années plus tard— lorsque le dollar a baissé de valeur.

Il s’agit, dans ce cas précis, d’un échappatoire fiscal accessible à tous ceux qui souhaitent en faire usage, sans égard à leurs revenus.

À ce point-ci dans le billet, il importe de dire que l’auteur n’est pas fiscaliste mais les renseignements ont été validés aussi bien avec le Ministère du Revenu du Québec qu’avec l’Agence du revenu du Canada et les préposés, de part et d’autre, ont confirmé l’admissibilité des cartes-cadeau comme « dépense de publicité » (télécharger le document .pdf de l’ARC, pour 2009).

Ayoye.

Pendant que les travailleurs salariés se font imposer à toutes les deux semaines, les professionnels et autres travailleurs autonomes ont l’opportunité d’utiliser leurs gains pour échapper à une partie (ou la totalité) de l’impôt qu’ils devraient payer via l’utilisation « créative » des cartes-cadeau.

Alors pour ceux qui se demandaient pourquoi les cartes-cadeau étaient devenues aussi populaires, surtout auprès des travailleurs autonomes et des autres gens d’affaires, et bien, c’est en bonne partie pour ça.

D’une part, c’est formidable pour ceux qui réussissent à sauver de l’impôt grâce aux cartes-cadeau mais de l’autre, c’est une gifle au visage des travailleurs salariés qui ne peuvent pas utiliser ce mécanisme novateur pour échapper aux griffes du fisc.

Pour le « contrat social » où chacun doit « faire sa part », on repassera.

Et ce n’est là qu’un « truc » parmi de nombreux autres.

Désormais, vous ferez partie de ceux qui savent comment s’enrichir grâce aux cartes-cadeau et il n’en tiendra qu’à votre compas moral de décider si vous avez besoin de recourir à cette méthode d’évitement de l’impôt pour subvenir à vos besoins.

Tandis qu’on parle de la moralité des cartes-cadeau, dans la mesure où l’on comprend à quoi elles servent vraiment, il faudrait se demander si ce sont les commerçants qui les émettent (comme de l’argent comptant, sans qu’il soit possible de les retracer) ou les consommateurs qui les achètent.

Même les sociétés d’état comme la SAQ sont entrées dans le « jeu » des cartes-cadeau alors plus tôt que tard, il va falloir se demander si l’admissibilité des cartes cadeau comme « dépense de publicité » ne devrait pas être reconsidérée.

Évidemment, il y a déjà eu des compagnies qui ont accordées des cartes-cadeau à des clients, pour les récompenser ou les fidéliser, mais vous aurez compris qu’un large pourcentage de ces cartes demeure, en fin de compte, entre les mains d’individus qui comprennent mieux « le système » que les autres.

Ce ne serait pas surprenant qu’à l’avenir, nos politiciens se fassent acheter avec des piles de cartes-cadeau. Anonymes et non-retraçables, elles constituent un outil de premier ordre pour corrompre ceux qui se laissent influencer par « les cadeaux ».

Il s’agit d’un dossier à suivre et d’ici là, allez acheter votre première carte-cadeau pour constater, par vous-même, à quel point elles sont aussi faciles à acheter que pratiques à utiliser.

Tags: cartes-cadeau, carte-cadeau, carte, cadeau, magasins, consommateurs, fisc, ministère du revenu, agence du revenu, québec, canada, rapport d’impôt, impôt, dépense de publicité, dépense publicitaire, échappatoire fiscal

Les frais d’emprunt vont augmenter pour les cartes CIBC Visa

Les grandes banques canadiennes ont beau faire plus d’argent que jamais auparavant, dans leur histoire et la Banque du Canada a beau leur accorder un accès oligopolistique à l’argent à seulement 0,25% de taux de base, ça ne les empêche pas de vouloir augmenter leur rentabilité.

Un bel exemple de ceci nous vient du plus récent avertissement de modifications apportées à la Déclaration concernant les frais d’emprunts pour les détenteurs de cartes CIBC Visa.

Voici les principales modifications, à compter du 1er août 2010:

  • Les frais pour Chèque Pratique ou virement de solde refusé passeront de 25$ à 40$. De plus, plutôt que de ne s’appliquer qu’en cas de crédit disponible insuffisant, ces frais s’appliqueront également lorsque la Banque CIBC refusera l’une ou l’autre des deux opérations en raison de fonds disponibles insuffisants — ouch!
  • Les frais pour paiement à la Banque CIBC passeront de 25$ à 42,50$. Ces frais sont imputés si un paiement au Compte Visa par chèque ou débit préautorisé provenant de toute institution financière, y compris la Banque CIBC, est refusé en raison d’insuffisance de fonds, de la fermeture du compte ou de l’opposition au paiement.
  • Les frais de dépassement de limite passeront de 20$ à 25$.
  • Les frais de copie de relevé d’opération passeront de 2$ à 10$.
  • Les frais de copie de relevé d’opération passeront de 2$ à 5$.

Comme vous pouvez le constater, c’est le détenteur de carte Visa qui va payer la note (diablement salée), s’il se retrouve dans l’une ou l’autre des situation décrites.

Le plus navrant, c’est que ces frais touchent généralement des gens qui ont déjà de la difficulté à joindre les deux bouts. On verra rarement une personne en moyens avoir des problèmes avec des « dépassements de limite » ou encore, une insuffisance de fonds. Enfin bref, c’est une chose de voir les frais augmenter mais on aurait pu espérer que les hausse ne frappent pas, de plein fouet, les clientèles déjà vulnérables et probablement fragilisées par l’endettement.

Il va de soi que la Banque CIBC a le droit de se protéger contre les abuseurs mais il y a peu de chances que tous ceux qui devront payer ces nouveaux frais rehaussés le soient.

Aussi, il faut savoir qu’à compter du 1er septembre 2010, des frais de 1% (à moins d’être réduit ou supprimé par la Banque CIBC) du montant d’un Chèque Pratique ou d’un virement de solde promotionnel (à taux modique) seront imputés à un compte Visa lorsqu’un tel montant est porté au compte.

Pour ceux qui s’en servait, sachez que le programme d’assistance routière Assistance Conducteur prendra fin le 5 juillet 2010.

De ces hausses, il faut retenir que les banques travaillent dans leur propre intérêt et non celui de leurs clients, qu’importe le glaçage qu’ils mettent sur leur proverbial gâteau publicitaire, censé faciliter l’acceptation (tacite ou explicite) de celles-ci.

Si vous avez les moyens de ne plus devoir recourir au crédit à la consommation, via des cartes de crédit, vous ne vous porterez que mieux mais d’ici là, des avis comme celui mentionné dans cet article ne devraient pas vous laisser indifférents.

La Banque CIBC a cependant le mérite d’avoir averti ses détenteurs de cartes VISA à l’avance alors ceux qui n’ont pas de solde à payer et qui sont en désaccord avec ces hausses pourront, tout simplement, mettre les ciseaux dans leur carte et éviter d’avoir à payer pour diverses erreurs de parcours.

Tags: carte de crédit, crédit à la consommation, cibc visa, visa, cibc, cartes cibc, avis, modification, déclaration concernant les frais d’emprunts, emprunts, dettes, endettement, frais de pénalité, consommateurs, détenteurs de cartes

L’intérêt épargné grâce à une carte Sélecte CIBC Visa

Faites-vous partie de ceux qui aimeraient payer moins cher, en intérêts annuels, sur une carte de crédit CIBC Visa?

Si oui, vous devriez considérer la carte Sélecte CIBC Visa qui ne coûte que 11,5%, annuellement. C’est loin des taux de 18%, 19,4% et plus que peuvent coûter les autres cartes émises par cette institution financière.

Il y a un frais annuel de 29$ mais c’est bien peu si on pense aux économies que le taux d’intérêt plus bas procure, à savoir:

Solde deTaux d’intérêtIntérêt payéIntérêt avec la carte Sélecte CIBC VisaIntérêt économisé
1,000$18%180$115$65$
3,000$18%540$345$195$
5,000$18%900$575$325$

Juste pour qu’on se comprenne, il est présumé que l’intérêt est calculé annuellement, que les soldes sont reportés pendant un (1) an et assujettis au taux de 11,5% de la carte Sélecte CIBC Visa — il va de soi qu’à l’avenir, les taux peuvent fluctuer.

On voit à quel point les économies sont considérables pour un détenteur de carte qui se voit contraint à entretenir un solde élevé.

Pour un détenteur de carte de crédit qui refuse de confier son dossier à un syndic de faillite, le recours à une carte de crédit dont le taux d’intérêt est plus bas peut être suffisant pour dégager un peu de marge de manÅ“uvre où l’argent économisé en intérêt peut être appliqué contre le capital, soit la dette, elle-même.

Si vous êtes détenteurs d’une carte de crédit Visa émise par Desjardins et que vous voulez profiter d’un taux d’intérêt plus bas, vous aussi, il est possible de changer votre carte pour une Visa Modulo qui offre un taux réduit à 9,9%.

Dans le même ordre d’idée, si votre émetteur de carte de crédit Visa est la Banque TD, il est préférable de se munir d’une carte Visa Émeraude qui offre des taux aussi bas que 8% (plus ou moins, selon votre dossier de crédit).

En ce qui a trait à la carte Sélecte CIBC Visa, au contraire des taux de lancement qui disparaissent après une période promotionnelle, le taux demeurera toujours avantageux, année après année.

Ainsi, un détenteur de carte Sélecte CIBC Visa pourra économiser sur les frais d’intérêts annuels et ce, bien au-delà du 29$ de frais annuels que coûte la carte, s’il maintient ne serait-ce qu’un solde de 1,000$ ou plus, sur sa carte. Il faut, bien entendu, réduire ses dettes de cartes de crédit au maximum mais dans le cas où ce n’est pas possible de le faire aussi vite qu’on le voudrait, une carte portant un intérêt plus bas peut faire une énorme différence.

Il ne faudrait pas, non-plus, sous-estimer le fait que c’est plus motivant, pour un détenteur de carte qui s’essouffle sous les forts taux d’intérêts, de savoir que le taux d’intérêt annuel (à 11,5%) est moins vorace. Ça donne davantage de chance à une personne endettée qui veut réellement s’en sortir.

Si vous connaissez des gens qui peinent à rembourser leurs dettes de cartes de crédit, n’hésitez pas à les informer de l’existence de cette carte à taux réduit parce qu’en général, ces personnes endettées ne savent même pas qu’elles existent ou encore, qu’elles y ont droit (dans la majorité des cas).

Pour terminer, un petit conseil pour ceux qui seraient tentés de s’endetter plus rapidement en raison du taux d’intérêt plus bas de la carte Sélecte CIBC Visa: résistez! En effet, une dette qui s’accumule à 11,5% au lieu d’un taux avoisinant les 20% est moins lourd à porter mais ça demeure, néanmoins, une dette, bien réelle, qu’il faut rembourser, au plus vite.

Les dettes de crédit à la consommation sont un fléau dans notre société mais si tous les consommateurs endettés changent leurs cartes de crédit pour des équivalents portant des taux plus bas, nous pourrons collectivement terrasser nos dettes, plus rapidement.

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La carte Visa GM coûte de plus en plus cher

Les détenteurs d’une carte Visa GM, émise par TD Canada Trust, ont déjà été informés qu’à partir du 1er avril 2010, certains frais allaient augmenter.

Comme à l’habitude, le détenteur de la carte se fait imposer n’importe quelle nouvelle « règle » et sa seule porte de sortie —s’il a réduit son solde à zéro— est de découper sa carte de crédit et la faire annuler.

Évidemment, la majorité des détenteurs d’une carte de crédit traînent un solde et ne sont pas en bonne position pour la fermer alors comme à chaque fois, ils acceptent de faire serrer la chaîne autour du cou, encore plus serré.

Alors voilà, TD Canada Trust, voulant faire encore plus d’argent sur le dos de ses « clients » —parce qu’à 19,75% d’intérêts, ce n’est pas encore assez pour eux— un taux de 21,5% sera exigé sur toutes les avances de fonds, y compris les fameux « transferts de soldes », les opérations assimilées à des opérations en espèces et les chèques Visa TD.

À 21,5%, ça fait cher payé pour diminuer le solde d’une autre carte de crédit avec leurs « chèques pratiques » à 4,9%, pendant 6 mois.

Pour ceux qui n’ont pas encore compris, lorsqu’un détenteur de la carte Visa GM utilise l’un de ses chèques (Visa GM) pour régler le solde d’une autre carte de crédit…

  • il paie 4,9% pendant 6 mois (s’il est admissible, bien sûr); mais
  • dès que le terme de 6 mois est arrivé, tout solde impayé à la suite de l’avance de fonds initiale sera frappé d’un intérêt de 21,5% — ayoye!

Et ça n’arrête pas là…

Le taux d’intérêt sur les achats (présentement à 19,75%) augmentera de 5% pour s’établir à 24,75% —et— le taux sur les avances de fonds augmentera, lui aussi, de 5% pour s’élever à 26,5% si le paiement minimum n’est pas reçu dans les 30 jours de la date d’échéance du paiement.

Vous avez intérêt à ne pas devoir composer avec une autre grève postale!

Comme si ça n’était pas assez, ça continue…

Tout détenteur ayant manqué sa date de paiement de 30 jours perdra également le privilège de participer à toute offre de taux promotionnel et comme si ça n’allait pas déjà assez mal, les taux passeront carrément à 24,75% sur les achats et 26,5% sur les avances de fonds.

Hallucinant.

Pas surprenant que les gens n’arrivent plus — les banquiers VIDENT LES POCHES des honnêtes citoyens qui peinent à porter le fardeau de leur solde à payer, sur une ou plusieurs cartes de crédit où, comme vous venez de le voir, il n’y a aucune pitié pour les gens qui passent par des temps plus difficiles.

En clair, lorsqu’un individu a de la difficulté à joindre son budget, les banquiers de la TD Canada Trust en profitent pour l’assommer encore plus fort, avec des taux d’intérêts aussi honteux qu’inadmissibles.

Le fait que les gens qui souffrent de l’imposition de ces très hauts taux d’intérêts sans se plaindre (ou encore, très peu) vient directement du fait qu’il s’agit de personnes vulnérables qui se laissent vampiriser par les banquiers parce qu’au fond, ils ne savent pas comment se défendre.

Comme les victimes de ces forts taux d’intérêts sont souvent des mères monoparentales, des jeunes parents ou des gens qui se retrouvent soudainement dans le besoin, c’est épouvantable de voir les banquiers profiter de leur situation pour faire aussi mal que possible à ces individus qui auraient, au contraire, besoin d’aide.

Lorsque des individus endettés décident de se suicider pour en finir avec des dettes de cartes de crédit qu’ils n’arrivent plus à repayer, les banquiers ont du sang sur les mains. Comme ils sont riches et se cachent derrières de barrages de légalités, ils s’en tirent toujours et continuent à opérer le même racket contre d’autres individus, avec la bénédiction de nos autorités publiques.

Et pour les imbéciles qui disent que les banquiers sont « gentils et généreux » lorsqu’ils nous « prêtent de l’argent via des cartes de crédit », sachez que 100% de l’argent qui est rendue disponible dans la poche droite des détenteurs de cartes vient DIRECTEMENT de leur poche gauche, via la Banque du Canada, où ce sont les banquiers et leurs « représentants » qui y fixent les règles.

Que ce soit clair: la Banque du Canada qui, en principe, nous appartient, n’en qu’un « boys club » pour l’oligopole bancaire canadien (comprenant Desjardins qui n’est pas mieux que les autres) qui s’y approvisionne en argent (NOTRE ARGENT, en passant) à seulement 0,25% (aussi bien dire à zéro) pour nous le « revendre » à 5%, 8%, 19,75%, 26,5% et plus, selon la nature du « prêt » — dans tous les cas, les intérêts perçus sont indécents en comparaison du « prix coûtant » consenti aux banquiers (via la Banque du Canada, qu’ils contrôlent).

C’est pas beau la vie de banquier?

Ils peuvent s’imprimer autant d’argent qu’ils le veulent sans être embêtés par qui que ce soit, même par les Canadiens à qui appartient la devise!

Et vogue la galère…

Les banquiers peuvent tuer autant de Canadiens qu’ils le veulent, via leur « tyrannie-à-crédit » et malgré les taux de suicides qui battent des records et les conditions de vie épouvantables que cela impose à des millions de familles, personne ne les associe à un crime que certains ont commencé à reconnaître mais que d’autres s’obstinent à ignorer, notamment notre classe politique qui reçoit une grosse partie de son financement, via les riches banquiers.

Il faudrait être totalement bête pour croire qu’en imposant des taux d’intérêts de 26,5% sur la tête des plus faibles dans notre société n’a « aucun effet » sur eux ainsi que l’ensemble des gens.

On savait déjà que les banquiers étaient des voleurs mais avec des taux d’intérêts qui frisent le ridicule —qu’ils font s’abattre sur ceux qui auraient, au contraire, besoin d’aide— on reconnaît leur vraie nature de vampires et qui sait, de tueurs.

C’est dommage d’avoir à parler en ces termes d’une classe d’individus qui vivent dans le luxe et qui se permettent de faire la morale aux autres, sur tout et sur rien mais voilà, ils conduisent leurs affaires de manière telle que leur marketing ne peut tout simplement plus couvrir l’horreur de ce qu’ils font endurer aux gens qui tombent victimes de leurs « pièges-à-crédit ».

Ce serait si simple si le gouvernement émettait des prêts directement aux individus — sans passer par l’un ou l’autre des membres (lire: complices) de l’oligopole bancaire canadien mais bon, comme les artisans de l’actuel système s’assurent de sa pérénité, il nous faudra se soulever en bloc pour les déloger leur confortable position de tyrans-financiers.

Pourquoi parler de la carte Visa GM alors que les autres émetteurs ne font pas mieux? Tout simplement parce qu’un lecteur du blogue m’a fait suivre des documents qu’il a reçu et que c’était impossible de rester de glace devant autant de hausses en pleine période de récession (oui, nous sommes encore en pleine récession).

Que penser d’une compagnie qui se dit utile à la société et qui, entre autres choses, frappe les membres parmi les plus vulnérables de notre société avec des taux d’intérêts allant jusqu’à 26,5%?

Tags: cartes de crédit, carte gm, visa gm, carte td, td canada trust, crédit à la consommation, endettement, dettes, finances, économie, consommateurs, consommation, gens dans le besoin, riches, pauvres, québec, canada

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