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La plupart des grands magasins, comme Sears, La Baie, Canadian Tire et Home Depot, offrent des cartes de crédit maison.
Selon l’usage qui en est fait, elles peuvent être plus avantageuses que des cartes de crédit universelles qui, elles, peuvent être utilisées d’autres magasins car le commerçant peut offrir une gamme plus ou moins intéressante de rabais et d’autres incitatifs à la consommation, entre ses murs (ou encore, par catalogue ou via son site web).
Par exemple, les cartes de commerçants offrent certains privilèges comme des points de récompense ou des offres exclusives.
Pour un consommateur qui n’achète ses biens qu’à un seul endroit, ça évite d’être tenté de faire des achats impulsifs ailleurs mais du coup, ça limite la capacité de magasiner le meilleur prix pour un article donné. En général, les avantages consentis par un commerçant ne correspondent pas aux importantes économies qu’on peut réaliser en magasinant… ailleurs.
Mais le vrai piège de ces cartes qui sont présentées à grand renfort de publicité chez les commerçants, c’est leur taux d’intérêt.
En effet, les cartes de commerçants frappent les soldes impayés d’un intérêt annuel avoisinant généralement les 28,8%.
C’est 67% de plus que les plus coûteuses cartes de crédit universelles! Ouf…
Vu leur taux d’intérêt extrême, on pourrait qualifier les cartes de crédit de commerçants de « cartes empoisonnées » tellement elles mènent rapidement aux problèmes d’endettement. Aucun consommateur ne devrait avoir à payer 28,8% sur des achats, même pour de petits soldes impayés.
Le gouvernement du Canada considère qu’à partir de 60% d’intérêt annuel, un prêt est « usuraire« , à savoir qu’il s’assimile à de l’exploitation indue et généralement criminelle d’un individu entretenant un solde à payer. Mais, entre vous et moi, à 28,8%, c’est peut être « légal » mais moralement, c’est criminel ou à tout le moins, « usuraire ». Votre opinion vaut la mienne…
Disons que si vous le pouvez, évitez d’adhérer aux programmes de cartes de crédit des commerçants parce qu’à la fin du compte, vous risquez de devoir combattre un taux d’intérêt vraiment beaucoup trop élevé qui effacera rapidement toutes les économies que vous auriez pu réaliser.
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Ça ne va pas bien pour gens endettés!
Aussi bien au Québec que dans l’ensemble du Canada, les personnes et les entreprises sont prises à la gorge par le surendettement. Passé un certain point, ce n’est techniquement plus possible de se sortir seul du gouffre des intérêts qui alourdissent continuellement l’endettement.
Au mois d’avril 2009, 4,024 Québécois ont déclaré faillite, soit 674 de plus qu’au même moment, en 2008. Il s’agit d’une augmentation annuelle de 16,75%.
Des milliers de gens qui déclarent faillite, ce n’est jamais un bon signe. Ça prouve que notre système financier, basé sur le crédit facile et l’endettement ne fonctionne pas. Il enrichit une poignée de banquiers qui profitent au maximum de leur oligopole sur l’argent provenant de la Banque du Canada mais les consommateurs, eux, demeurent les grands perdants.
Depuis le début de 2009, c’est 17,8% de plus de Québécois qui ont dû mettre la clé sous la porte. Les experts ne s’attendent pas à ce que la situation s’améliore avant 2010.
Le Bureau du Surintendant des faillites du Canada, dans son rapport d’avril 2009, montre que la situation est encore plus sombre en Ontario où les faillites ont augmenté de 23,8%. Mais il y a pire parce qu’en Alberta, la hausse du nombre de faillites atteint 42,3%. Ouch!Pour les histoires de « miracle économique albertain », on repassera.
Autrement dit, pensez à éliminer vos dettes de cartes de crédit avant qu’elles ne vous entraînent dans un épouvantable cauchemar financier.
Tags: faillites, dettes, endettement, endettés, cartes de crédits, prêts, argent, hypothèques, banques, banquiers, intérêts, consommateurs, citoyens, misère, québec
Les utilisateurs québécois de cartes de crédit ont raison de se réjouir de leur récente victoire, devant les tribunaux, contre les grandes institutions financières.
En effet, les émetteurs de cartes de crédit on été condamnés, en date du jeudi 11 juin 2009, à payer 200M$ aux détenteurs de cartes de crédit du Québec parce qu’elles ont contrevenu à la Loi sur la protection du consommateur.
Le tribunal a tranché que 9 banques ainsi que Desjardins facturaient des frais injustifiés concernant la conversion de devises étrangères lorsque des transactions sont faites par carte de crédit, à l’étranger. Le jugement précise que les frais ne peuvent être facturés avant le délai de grâce de 21 jours qui est accordé aux utilisateurs.
Les consommateurs peuvent donc souffler un peu au moment où les émetteurs de cartes de crédit viennent de se faire prendre à frauder leurs usagers.
Ça prouve que les banques n’ont AUCUN respect pour leurs clients et que leur recherche insatiable de « rendements » leur fait perdre toute notion de « compas moral ».
N’allez pas croire que les institutions émettrices auront « compris le message » parce que, selon toute vraisemblance, les facturations douteuses vont se poursuivre pour une foule d’autres « scénarios d’utilisation ». Il faudrait des recours légaux à la pièce pour chaque abus!
Et pour leur versement obligé de 200M$ à leurs utilisateurs du Québec, attendez-vous à ce que ces frais soient tout bonnement refilés à ces mêmes détenteurs de cartes via diverses augmentations de frais, notamment via des intérêts plus élevés.
Les banquiers voient à leur propres intérêts et ce, même si ça signifie qu’ils doivent ruiner la vie des autres pour parvenir à leurs fins.
Bravo aux tribunaux qui ont eu le courage de se dresser contre les banquiers.
Tags: institutions financières, banques, banquiers, cartes de crédit, crédit à la consommation, consommateurs, utilisateurs, usagers, détenteurs de cartes, frais, frais indus, frais perçus, frais injustifiés, tribunaux, condamnation, jugement, québec
Si vous payez votre pain 3$ et qu’il s’agit de bon pain (avec les grains entiers), c’est un prix qui semble juste.
Mais en période de récession, comme celle que nous traversons actuellement, les prix peuvent varier mais pas pour les raisons que vous croyez.
Vous pouvez être sous l’impression que la baisse des revenus des ménages, suite aux pertes d’emplois qui se poursuivent, exercerait une pression à la baisse sur les prix des produits et des services. Il s’agit d’une prévision tout à fait logique mais voilà , ça n’arrivera pas.
Pourquoi?
À cause de la Banque du Canada.
Et oui, la même institution qui vient de baisser le taux de base à 0,25% a déjà annoncé qu’elle allait fort probablement injecter des milliards de dollars, en argent liquide, dans notre économie.
À votre avis, qu’est-ce qui se produit quand des milliards de dollars sont ainsi essaimés dans l’économie? Les prix augmentent!
Si les consommateurs ont accès plus facilement aux « billets », les marchands ne se gêneront pas pour augmenter les prix de ce qu’ils vendent parce que les gens auront les moyens de payer mais voilà , chaque dollar injecté dans l’économie dilue la valeur relative de tous les dollars qui y sont déjà , diminuant du coup sa rareté.
Ce faisant, plus la Banque du Canada émettra des billets (pour combattre la spirale dépressionnaire), plus vos avoirs en devise canadienne perdront de la valeur. Couplé à l’augmentation inflationniste des prix, vous serez coincé avec des dollars qui ne vaudront plus l’ombre de ce qu’ils ont valu.
Et votre pain coûtera probablement 6$… ou 9$, qui sait jusqu’où l’inflation montera?
Parlez-en aux Argentins qui ont vécu les terribles effets de l’inflation, lors de leur crise, en 1999 et 2002. Crise épouvantable dont ils ne se sont d’ailleurs jamais remis.
Comment vous prémunir contre l’inflation?
Pour survivre à l’inflation, il faut cesser de compter sur vos avoirs en devises du pays et trouver des façons alternatives de gagner des revenus ou de diminuer ses dépenses.
Par exemple, en période de crise alimentaire, ouvrez une soupe populaire et cuisinnez pour ceux qui ont faim. Via cette position enviable et très stratégique, vous finirez toujours par avoir de quoi manger, pour vous et votre famille.
Plusieurs experts parlent déjà d’un implosion de l’économie canadienne.
Souhaitons que ça n’arrive pas à ça mais bon, il vaut mieux se préparer maintenant, au cas où ça devait se produire. Ce serait bête de se ramasser, comme les Russes avec leurs brouettes de roubles qui ne valaient plus rien, échangeaient, il n’y a pas si longtemps, des liasses de billets contre du pain.
Établissez une stratégie MAINTENANT parce que l’inflation pourrait se pointer le nez plus vite que vous ne le croyez…
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Il arrive que les idées géniales soient à notre portée mais, pour toutes sortes de raisons, elles nous semblent inaccessibles.
Au débat des chefs, du 1er octobre 2008, en pleine campagne électorale fédérale, Jack Layton a été le seul à mentionner l’endettement excessif des Canadiens et la nécessité de limiter les taux d’intérêts pouvant leur être demandés.
Au Canada, un taux d’intérêt dépassant les 60% est considéré usuraire et donc, illégal. Sans être des « shylocks », les magasins comme Sears exigent 28,8% sur les soldes impayés et franchement, c’est très dispendieux. Si vous voulez savoir combien vous coûtera un solde impayé sur une telle carte de crédit, sur une base annuel, vous pouvez utiliser la calculatrice du Bureau de la consommation.
Il suffit de questionner un peu son entourage pour constater les effets pervers de l’endettement.
Les jeunes qui choisissent de faire des études supérieures reçoivent régulièrement des offres de cartes de crédit même si, en raison du grand nombre d’heures qu’ils passent à étudier, il peut devenir difficile de rembourser les soldes impayés, à la fin de chaque mois. Au fil du temps, les intérêts qui s’accumulent sur ces soldes impayés deviennent très lourds.
En ce sens, les étudiants québécois apprennent très tôt les dangers de l’endettement.
Il faut savoir que l’endettement est devenu un problème de société qui touche aussi bien les individus que les institutions, allant des entreprises (personnes morales) aux différents niveaux de gouvernements (municipal, provincial et fédéral).
Lorsque le gouvernement provincial construit une nouvelle route, il s’endette de plusieurs millions de dollars (pouvant aller jusqu’à des centaines de millions et même des milliards) qui devront être remboursés, en plus des intérêts, par les générations qui nous suivront… même si ce n’est pas certain que les infrastructures achetées les serviront encore comme il se doit.
Notre gouvernement devrait limiter les taux d’intérêts exigibles à quelque chose de plus réaliste, comme 2% mais pour l’heure, les consommateurs doivent prendre garde aux taux des cartes de crédit variant régulièrement entre 19% et 29% en plus de résister à l’envie d’entreprendre un hypothèque pour lequel il faudra, typiquement, rembourser de deux à trois fois la valeur de la maison -en intérêts- avant d’en avoir fini avec le capital.
Jack Layton semble avoir une longueur d’avance sur ses concurrents en matière de lutte à l’endettement. Il reste à voir si ses concurrents, dans les autres partis, lui emboiteront le pas.
Tags: jack layton, endettement, endettement excessif, dettes, cartes de crédit, taux d’intérêt, hypothèques, argent, problèmes financiers, consommateurs, intérêts, québec, canada