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L’aide financière canadienne via la BM et le FMI

Combattre la pauvreté n’est pas une mince tâche.

Le vieil adage voulant qu’on ait intérêt à apprendre à pêcher à celui qui a faim plutôt que de lui donner un poisson n’a pas été respecté. Les organismes censés venir en aide aux pays pauvres sont ceux-là même qui les ont confirmés dans leur actuelle « misère financière » où les dettes qu’ils ont contracté minent tout espoir de retour à la profitabilité, pour leurs gouvernements et leurs populations.

Quelles sont ces organisations censées venir en aide aux pays pauvres? Au premier chef, on retrouve la Banque mondiale (BM) et son complice de toujours, le Fonds monétaire international (FMI). Ces deux organisations sont financés par les pays les plus riches (d’un quarantaine à une centaine, selon diverses sources) et le Canada fait toujours partie des « donateurs ».

Autrement dit, le gouvernement du Canada —donne— de l’argent (qui est, dans les faits, une « nouvelle dette » pour les Canadiens) à ces deux organisations qui, à leur tour, la prêtent aux pays les plus pauvres de la planète, contribuant de ce fait à les endetter encore davantage. Il arrive que cette aide soit offerte « sans intérêts » mais il s’agit d’une mesure exceptionnelle accordée à des pays à peu près complètement dépossédés et donc, factuellement incapable de s’acquitter de toute dette.

Le point sur les efforts du Canada en matière d’allègement de la dette, janvier 2005.

Il arrive que le Canada aide directement un pays dans le besoin, comme ça s’est produit pour Haïti mais en règle générale, les centaines de millions de dollars accordés en « aide internationale » aboutissent dans les coffres du duo BM et FMI.

L’argent qui arrive dans les coffres de ces organisations n’en ressort pas puisque l’aide fournie grâce à ces fonds sert à « rembourser » des dettes existantes, en tout ou en partie. Dans les faits, ce serait plus juste de dire que le Canada vient en aide à la BM et au FMI en « donnant » des centaines de millions de dollars destinés à soulager des pays très pauvres qui se feraient, sans cette « aide », littéralement siphonner par les banquiers internationaux de ces organisations.

Au sein de la Banque mondiale (BM), on retrouve l’Association internationale de développement (IDA) qui gère les fonds de la BM pour les plus pauvres car, voyez-vous, l’argent canadien (et celui des autres pays riches) n’atteint jamais vraiment les pays pauvres — c’est à l’IDA que l’argent est égrainé vers les gouvernements des pays pauvres et ce, seulement dans le cas où ceux-ci présentent des plans « admissibles » pour « réduire la pauvreté ». En clair, une bureaucratie (IDA) dans la bureaucratie (BM) destinée à gérer les avoirs initialement vouées à soulager les pays pauvres. Nous sommes à des années lumières de l’aide véritablement bénévolente.

Si le Canada envoyait des centaines de millions de dollars aux pays pauvres, certains en feraient assurément un mauvais usage mais au moins, nous aurions passé outre l’intermédiaire aux dents longues, soit le club sélecte des banquiers internationaux.

En fait, grâce à nos centaines de millions de dollars versés, pour l’heure, à la BM et au FMI, certains pays pauvres auraient pu repayer 100% de leur dette extérieure (détenue par la BM et le FMI) et ainsi, s’extirper des griffes des banquiers mais non, le Canada a préféré donner sa cagnotte aux banquiers. Ça explique pourquoi les pays pauvres n’ont AUCUNE CHANCE de se sortir de leur misère, à l’intérieur du système économique qui a présentement cours.

Les Canadiens devraient être outrés de deux choses, principalement:

  1. Leur trésor public a été utilisé pour rembourser des dettes détenues par de riches banquiers et donc, a servi à enrichir ceux-ci sans nécessairement soulager les populations les plus pauvres; et
  2. Les Canadiens qui sont aux prises avec un fort niveau d’endettement ne se feront jamais aider par leur gouvernement alors que celui-ci continue de les appauvrir pour enrichir des banquiers internationaux, sous prétexte de venir en aide aux pays pauvres.

Autrement dit, les banquiers internationaux, paniqués devant le barrage de « mauvais prêts » qu’ils avaient accordé à des pays pauvres, en pensant probablement y faire des affaires d’or, ont exigé des pays riches qu’ils s’impliquent pour « rétablir » les paiements d’intérêts (ou plus rarement, de capital) des ces dettes et c’est de cette manière que les banquiers de la BM et du FMI ont quand même récupéré 100% de l’argent qui leur était dû.

Si les pauvres ne peuvent pas payer leurs dettes astronomiques, les banquiers ne font aucun concession et trouvent des manières, tantôt créatives, tantôt théâtrales, pour être payés. Cette fois-ci, ils ont balancé le fardeau des dettes des pays pauvres sur le dos des citoyens des pays riches.

Il faut aider les pauvres.

Personne ne remet ça en question.

Ce qui devrait l’être, cependant, c’est la position qu’occupe l’élite des banquiers internationaux dans l’actuel échiquier financier mondial. Les banquiers internationaux accordent des prêts (portant un fort intérêt, en raison du « risque ») avec l’argent des pays riches à des pays pauvres qui n’ont pas les moyens de les rembourser.

Quand les pays pauvres n’arrivent plus à repayer leurs dettes à la BM et au FMI, ces deux organisations ont alors tout le loisir d’exiger des contreparties qui leurs sont unilatéralement favorables.

Au diable les pauvres! Les banquiers veulent remplir leurs coffres et l’argent doit venir de quelque part. Du gouvernement, d’une minière étrangère qui verse un dividende (plus ou moins secret ou déclaré) pour avoir le droit de piller le sous-sol du pays pauvre, d’un entrepreneur opportuniste qui utilise un droit de passage pour y construire un pipeline ou encore, d’un despote qui est maintenu au pouvoir tant qu’il contribue à vampiriser l’équité (sous toutes ses formes) de ses citoyens.

Pour les banquiers internationaux qui n’accepteront jamais de « laisser aller une dette » sans d’abord obtenir une ou plusieurs contreparties « recevables », la vie humaine n’a aucun valeur. La dette monétaire, les chiffres et les signes de dollars a préséance sur tout. Absolument tout.

Le Canada, en voulant « aider » les pays pauvres, via la BM et le FMI, n’a fait que les condamner à l’esclavage économique pour de nombreuses autres décennies. Au mieux, certains pays pauvres vont être temporairement soulagés jusqu’à ce que la BM et le FMI aient d’autres « cadeaux empoisonnés » à leur refiler.

Et pendant ce temps, les Canadiens aux prises avec des dettes portant un fort taux d’intérêt ne reçoivent aucune aide qui vaille.

Pour le gouvernement canadien, ce qui est bon pour les pays endettés ne serait pas bon pour les canadiens? Voyons, ça n’a aucun sens! À moins que ce ne soit parce que certains individus, au gouvernement, n’aient un intérêt quelconque à engraisser les banquiers internationaux, en faisant croire que les centaines de millions de dollars qu’ils leurs acheminent servent à « aider les pauvres », un argument usé à la corde et qui, même si les pauvres s’appauvrissent de plus en plus, continue de « confondre les masses » de gens mal informés qu’il s’agit d’une « bonne chose ». Déshabiller Pierre pour habiller Paul. C’est à ça que nous assistons!

Personne ne peut nier que la lutte à la pauvreté constitue une tâche colossale.

Ce qu’il faut faire, c’est de mettre fin à l’actuel cartel sur l’argent qu’opèrent les Nations unies, principalement via la Banque mondiale (BM) et le Fonds monétaire international (FMI) qui engrangent des profits astronomiques via les intérêts qu’ils perçoivent, sans gêne, des pays pauvres qui ont été contraints, pour toutes sortes de raisons, de faire appel à leurs « services ».

Mais ce n’est pas tout, il faut faire la promotion active du « juste échange » au lieu de cautionner le « libre échange » qui favorise unilatéralement les transnationales étrangères, au détriment des petites entreprises que l’on retrouve dans les pays pauvres. Le juste échange permettrait aux transnationales d’opérer dans tous les pays mais sans qu’elles ne puissent y nuire aux écosystèmes financiers locaux. Ce faisant, la répartition de la richesse pourrait se poursuivre, localement, enrayant de ce fait l’essentiel des poches de pauvreté, dans la population.

Pour finir, ça prends un retour à un système de valeur basé sur le droit à un travail correctement rémunéré en fonction des tâches, au droit à l’éducation, à la santé et aux libertés fondamentales, essentielles à l’épanouissement des gens.

Notre vision du monde doit aller dans le sens d’aider les autres qui en ont le plus besoin et non dans le sens de remplir les coffres des banquiers internationaux.

Tant que nous continuerons à contribuer à « concentrer la richesse », le monde dans lequel nous vivons continuera de se refermer sur nous, comme un étau.

L’endettement n’est qu’un autre mot pour désigner l’esclavage financier des masses au profit d’une élite financière ouvertement malveillante qui n’a, entre autres choses, aucune intention de mettre fin au système de pauvreté planifiée qu’elle a perfectionné, au fil des décennies.

Les pauvres aident à « vendre » les « activités » des banquiers internationaux mais en dépit des centaines de millions que les Canadiens ont récemment versé pour leur venir en aide (aux pauvres), il n’y a que les banquiers qui s’enrichissent — cherchez l’erreur…

En 2011, la TVQ contre-attaque!

On pensait avoir la paix avec une taxe de vente du Québec à 7,5% mais le ministre des Finances du Québec, Raymond Bachand, n’ayant absolument rien de trouvé de mieux pour garnir les coffres du provincial, a fait passer la TVQ à 8,5%, dès la première seconde de 2011.

Tout un cadeau de la nouvelle année!

Et ce n’est pas tout puisque Bachand a aussi décidé d’augmenter la TVQ d’un autre point, à 9,5%, pour 2012.

De quoi donner le goût aux Québécois de s’établir ici pour pouvoir se faire vampiriser, aller-retour, par cette taxe sur la taxe [la TPS, en l'occurence]. Dans les faits, la TVQ augmente votre facture totale de 1,05% et non de 1%. Sur une base annuelle, la différence est significative.

Pourquoi s’exciter le poil des jambes avec une [autre] hausse de la TVQ? Tout simplement parce qu’elle tombe à un mauvais moment et que les politiciens nous ont démontré, d’à peu près toutes les façons possibles, qu’ils sont moins aptes que les citoyens québécois, en général, pour gérer de l’argent.

Allons-y en séquences.

D’abord, le timing. La hausse de la TVQ à 8,5% survient au moment où la mondialisation nous frappe depuis toutes les directions. Nos usines ferment, nos autoroutes redeviennent « Ã  péages », au profit de transnationales étrangères (comme Acciona, en Espagne et Macquary Group, en Australie), les décisions de l’ONU, de l’OMC, de l’OMS, de la Banque mondiale et du FMI sont entérinées, sans même un microscopique débat, par NOS gouvernements et les traités, comme l’ALÉNA et le GATT tuent nos petites entreprises qui croulent sous des règles tellement tatillonnes que même les avocats ne savent plus à quelle interprétation se fier.

Autrement dit, pour le timing, c’est zéro.

Le Québec ne roule PAS sur l’or.

Mais pourquoi en est-il ainsi? Est-il possible que nos ressources soient MAL UTILISÉES? Se pourrait-il que nos politiciens soient à la solde des transnationales étrangères qui prennent ce qu’ils veulent, à peu près sans payer, au Québec?

Voici les faits…

Notre eau? On la DONNE à Perrier, Coke, Pepsi, Danone et Nestlé —des transnationales ÉTRANGÈRES— mais les Québécois dorment au gaz pendant que les étrangers, eux, font des MILLIARDS de dollars, avec NOTRE EAU. Pas question d’aller leur demander plus que les RIDICULES redevances de la « taxe sur l’eau » du gouvernement du Québec qui voit aux intérêts des étrangers bien avant les nôtre… il faut bien que les voyages à l’étranger de Charest servent à quelque chose, non?

Notre électricité? On la vend à vil prix aux alumineries ÉTRANGÈRES que sont Alcoa (des Américains) et Rio Tinto Alcan (des Australiens) pendant que NOS ENTREPRISES locales, qui sont 100% québécoises, n’ont aucun traitement de faveur. Euh! Cherchez l’erreur…

Nos mines? À peu de choses près, on DONNE notre sous-sol aux ÉTRANGERS. Saviez-vous que le sous-sol québécois regorge de substances telles que l’or, le fer, le titane, l’amiante, le cuivre, le diamant, le lithium, le zinc et l’argent? Les transnationales étrangères commes XStrata (des Australiens qui exploitent la mine Ragland, dans le Nord du Québec), eux, ils le savent. Des diamants, des quantités inédites de diamants 100% québécois et nous ne recevons à peu près rien!

Ça ne vous fait pas flipper? Même pas un tout petit peu?

Des diamants, québécois… c’mon!

Et ce n’est sûrement pas du côté des exploitants de nos immenses complexes miniers, au Québec, que l’Équipe libérale de Jean Charest aura la brillante idée d’aller voir. Ben non! Il ne faudrait surtout pas déranger les transnationales étrangères qui PRENNENT NOS RESSOURCES en disant que c’est pour « créer des emplois ».

En passant, on s’en ***** de créer 100 emplois dans une mine avec des « rentrées fiscales », via les salaires, de quelque chose comme 50M$ annuellement alors que la transnationale étrangère, par exemple, extrait pour 500M$ aux deux semaines d’un minerais! Faites le calcul, si on prends le cas du nickel, avec un calcul grossier, on pourrait se mettre de 5 à 13 milliards de dollars dans les poches (selon le cours des changes [la rareté], pour le nickel) en extrayant NOUS-MÊMES ce nickel de NOTRE sous-sol mais non, nos enfants sont trop occupés à travailler dans des McDo au salaire minimum pendant que les transnationales étrangères vident notre garde-manger.

Certes, il faudrait acheter des camions et des tracteurs pour extraire notre nickel mais on aurait amplement de revenus récurrents pour financer le tout mais voilà, en tant que société, nous sommes trop endormis pour NATIONALISER nos ressources et investir ce qu’il faut pour les exploiter et s’enrichir avec.

Par nos propres moyens!

En tant que maîtres, chez nous.

On dirait que cette logique, toute simple, échappe, comme par magie, à TOUS nos politiciens, à TOUS nos fonctionnaires et à TOUS nos journalistes payés par les « grands médias ». Mais bon, pourquoi s’en faire, la TVQ n’est qu’à 8,5%…

Nul besoin de parler de nos forêts, de nos réserves de gaz de schistes ou encore, de notre formidable inventaire de rivières à poisson qui appartiennent, presqu’en totalité, à des étrangers, surtout des Américains qui ont compris, eux, que l’air pur, l’eau pure et de beaux grands espaces, ça a de la valeur.

Le seul sujet qui devrait abordé dans ce billet, c’est la contre-attaque vicieuse de la TVQ contre les Québécois et tous ceux qui auront la mauvaise idée de venir consommer quelque chose ici, en 2011, en 2012 et après.

Pour notre industrie touristique, ce 1% de plus en taxes, en 2011, n’annonce rien de bon. Pas plus que pour NOS entreprises qui devront payer plus cher pour concurrencer les autres pays qui nous assomment avec leur dumping et leurs pratiques commerciales douteuses.

Si Raymond Bachand se félicite d’aller chercher un milliard de plus, dans nos poches, via son augmentation d’un pourcent de la TVQ, dans les faits, il nous démontre à quel point il manque d’imagination pour favoriser notre développement, à nous, tout en nous enrichissant.

Vous en voulez des idées? En voici…

  1. Taxer les gains de loteries à hauteur de 50%;
  2. Financer (avec les revenus des gains taxés des loteries) un plan cohérent d’occupation du territoire et de développement régional où la propriété privée du territoire québécois revient à des Québécois et où ceux-ci peuvent, d’une manière ou d’une autre (incluant le tourisme), vivre de la terre et en prospérer;
  3. Convertir 100% de l’agriculture québécoise au biologique (exit Monsanto, Cargill, Bunge et les autres promoteurs des organismes génétiquement modifiés dont PERSONNE ne veut, sauf eux);
  4. Éliminer TOUTES les déductions, au Québec et au Canada, pour simplifier la fiscalité [pour que les Québécois aient ENFIN le temps de PLANIFIER l'avenir plutôt que d'essayer de COMPTABILISER le passé];
  5. Cesser de tout mettre nos Å“ufs dans le panier de la médecine allopathique (chirurgies, chimios, radiothérapies et un barrage de médicaments plus ou moins thérapeutiques ou efficaces) et favoriser la saine concurrence entre une variété d’approches de traitements en vue de permettre aux Québécois de choisir ce qui fonctionne le mieux et surtout, d’économiser parce que l’actuel système de santé coûte BEAUCOUP TROP CHER;
  6. Repayer la dette du Québec aussi rapidement que possible parce que les intérêts, de plus de 8MM$ par année, nous plombent sérieusement;
  7. Mettre fin au libre-échange qui nous expose aux excès de nos « partenaires commerciaux » (on l’a vu avec le bois d’Å“uvre) et prioriser le juste-échange où nous conservons jalousement le droit d’utiliser tous les leviers à notre disposition pour favoriser NOS ENTREPRISES au lieu de laisser les transnationales étrangères venir DÉTRUIRE notre base commerciale et industrielle.

Il y aura tant d’autres bonnes idées avant d’en arriver à augmenter la TVQ mais le ministre Bachand ne voudra RIEN entendre parce que dans tour d’ivoire, il n’entends pas les citoyens qui exigent que les politiques soient recentrées pour le bien commun et non le bien, unilatéral, des transnationales étrangères.

Au moment où la TVQ monte, il faut se demander si le Québec irait mieux si cette taxe-sur-tout était à 15%, 20% ou même 30% et la réponse est non! La réponse à nos problèmes d’argent se trouve ailleurs que dans la solution trop facile de la taxation.

Vous le savez, au fond de vous, que les solutions à notre énorme endettement public se trouvent autour de nous, dans nos rivières, nos champs et nos grands espaces. Il nous faut mettre notre génie à l’Å“uvre pour le bien commun, tout en célébrant les succès de nos élites locales qui ont assez de jugement pour ne pas DONNER nos ressources aux autres, venus d’ailleurs pour nous exploiter, aussi sauvagement qu’il leur sera permis de le faire.

Vous faites partie de la solution si vous êtes capables d’envisager notre partie du monde avec autre chose qu’un concert de taxes qui va en crescendo — en chacun de nous se trouve une petite partie de la solution globale plus viable que le recours systématique à la taxation sur les ventes. Travaillons, ensemble!

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Le taux directeur haussé à 1%

Il semble que Mark Carney, le directeur de la Banque du Canada, ait la gachette facile, ces temps-ci!

En date du mercredi, 8 septembre 2010, il a de nouveau haussé le taux directeur de 0,75% à 1%, portant à 400% les hausses depuis le 31 mai 2010, date à laquelle le taux de 0,25% était encore en vigueur.

Est-il vraiment possible que l’économie du Canada ait tant changé, en moins de 70 jours?

Bien sûr que non — même les États-Unis ont maintenu leur taux de base à 0,25% sans même penser y toucher. Alors qu’est-ce qui titille tant notre Monsieur Carney, de notre côté de la frontière?

Se pourrait-il qu’il offre des arguments en or à ses amis des grandes banques canadiennes qui cherchent, par tous les moyens, à augmenter leurs bénéfices pour satisfaire l’appétit de leurs actionnaires? En effet, malgré des centaines de millions de dollars de bénéfices nets, les grandes banques canadiennes se disent généralement « déçues » de leurs performances alors un p’tit « boost » du taux directeur leur offre une fenêtre d’opportunité inespérée pour renégocier leurs prêts et hypothèques à la hausse.

Enfin bref, il se pourrait que cette escalade plutôt rapide du taux directeur ne soit qu’une énième tactique pour vider les poches des ménages canadiens qui commençaient à se sortir la tête de l’eau.

Mais il n’y a pas que des mauvais côtés à un taux directeur plus élevé.

Bien sûr, les détenteurs d’hypothèques vont saigner de l’argent mais le trésor fédéral se remplira plus vite en raison du « loyer de l’argent » versé par les institutions financières du pays pour « mettre l’argent en circulation », principalement via des mécanismes d’endettement (crédit à la consommation, prêts et hypothèques). Comme quoi tout n’est pas noir!

Un taux directeur à 1% donne également à penser que l’économie canadienne est plus solide puisqu’elle est en mesure d’exiger d’avantage de « redevances » pour permettre aux institutions financières d’avoir « accès à l’argent » mais là, ce n’est pas très clair car l’économie canadienne est en train de passer un épisode éprouvant où ce sont les gouvernements qui financent « la relance » alors que les entreprises peinent à boucler leur budget.

Pour le deuxième trimestre de 2010, l’économie canadienne a affiché un taux de croissance annualisé de 2,0% en baisse par rapport au taux de 5,8% du premier trimestre et c’est là qu’on voit que Mark Carney est peut-être en train de nous faire très mal, globalement, parce que des économistes attribuent le ralentissement de la reprise économique canadienne à l’anticipation des hausses des taux d’intérêt.

Il y a fort à parier que si Mark Carney s’était tenu tranquille à 0,25%, les consommateurs canadiens n’auraient pas appliqué les freins dans leurs dépenses (comme ils viennent de le faire).

Il faut remonter au 20 janvier 2009 pour retrouver un taux directeur à 1%, au Canada.

Ça aura donc pris 596 jours pour revenir à 1%, soit moins de 2 ans.

Au point où l’on en est, ce serait urgent qu’on tienne des audiences publiques et populaires sur l’avenir de notre gestion du taux directeur parce qu’en ce moment, on a la nette impression que les gagnants sont dans le camp des banquiers et que les perdants, ce soient « les autres » dont nous faisons tous partie.

Tant que les Canadiens accepteront (par méconnaissance ou par naïveté) que les grandes banques perçoivent un intérêt sur tous les dollars canadiens qui sont « créés » via l’un ou l’autre des mécanismes d’endettement qu’elles offrent aux consommateurs (intéressés à s’endetter), les citoyens canadiens continueront de s’enliser dans les dettes, à tous les niveaux (personnel, familial, municipal, provincial, fédéral et international).

Plus que jamais, il serait temps que les Canadiens s’intéressent au concept des coopératives de microcrédit pour se donner les moyens de contourner les banques afin d’avoir accès à l’argent, directement depuis la Banque du Canada.

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Nouveau forum pour discuter d’argent, au Québec!

Il est continuellement question d’argent, dans nos vies.

Ceux qui n’en n’ont pas en veulent et ceux qui en ont ne ménagent aucun effort pour en avoir encore plus.

Alors que ce blogue reflète largement mes opinions vis-à-vis une palette quelque peu limitée de sujets d’ordre financier, j’ai décidé de créer un forum où il serait facile, pour tous les Québécois branchés, de publier leur opinion, d’échanger et surtout, d’apprendre des autres membres.

Lorsqu’il est question d’argent, nous avons tous une opinion.

Grâce au forum de PlacementsQuebec.com, vous aussi pouvez rejoindre un large public et ainsi, influencer l’opinion publique ou encore, obtenir des réponses à vos questions d’ordre financières.

Que ce soit pour des REÉR, des fonds communs de placement, un hypothèque ou même l’achat d’un bateau, le nouveau forum propose des dizaines de sous-forums tous plus intéressants, les uns que les autres.

Il vous appartient d’obtenir les réponses dont vous avez besoin, lorsque ça compte et pour ce faire, il suffit de devenir membre du forum pour y publier vos questions et vos opinions. C’est génial, non?

Vous avez encore besoin d’un petit incitatif?

Et bien, ça va de soi mais le forum est entièrement gratuit et c’est l’endroit idéal pour vous faire connaître, grâce à un hyperlien dans votre signature. Composez de beaux messages et au fil du temps, les gens sauront vers qui se tourner lorsqu’ils auront des besoins, dans votre domaine.

Il y a encore moyen de devenir riche, au Québec — devenez membre du forum pour apprendre comment!

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Les frais d’emprunt vont augmenter pour les cartes CIBC Visa

Les grandes banques canadiennes ont beau faire plus d’argent que jamais auparavant, dans leur histoire et la Banque du Canada a beau leur accorder un accès oligopolistique à l’argent à seulement 0,25% de taux de base, ça ne les empêche pas de vouloir augmenter leur rentabilité.

Un bel exemple de ceci nous vient du plus récent avertissement de modifications apportées à la Déclaration concernant les frais d’emprunts pour les détenteurs de cartes CIBC Visa.

Voici les principales modifications, à compter du 1er août 2010:

  • Les frais pour Chèque Pratique ou virement de solde refusé passeront de 25$ à 40$. De plus, plutôt que de ne s’appliquer qu’en cas de crédit disponible insuffisant, ces frais s’appliqueront également lorsque la Banque CIBC refusera l’une ou l’autre des deux opérations en raison de fonds disponibles insuffisants — ouch!
  • Les frais pour paiement à la Banque CIBC passeront de 25$ à 42,50$. Ces frais sont imputés si un paiement au Compte Visa par chèque ou débit préautorisé provenant de toute institution financière, y compris la Banque CIBC, est refusé en raison d’insuffisance de fonds, de la fermeture du compte ou de l’opposition au paiement.
  • Les frais de dépassement de limite passeront de 20$ à 25$.
  • Les frais de copie de relevé d’opération passeront de 2$ à 10$.
  • Les frais de copie de relevé d’opération passeront de 2$ à 5$.

Comme vous pouvez le constater, c’est le détenteur de carte Visa qui va payer la note (diablement salée), s’il se retrouve dans l’une ou l’autre des situation décrites.

Le plus navrant, c’est que ces frais touchent généralement des gens qui ont déjà de la difficulté à joindre les deux bouts. On verra rarement une personne en moyens avoir des problèmes avec des « dépassements de limite » ou encore, une insuffisance de fonds. Enfin bref, c’est une chose de voir les frais augmenter mais on aurait pu espérer que les hausse ne frappent pas, de plein fouet, les clientèles déjà vulnérables et probablement fragilisées par l’endettement.

Il va de soi que la Banque CIBC a le droit de se protéger contre les abuseurs mais il y a peu de chances que tous ceux qui devront payer ces nouveaux frais rehaussés le soient.

Aussi, il faut savoir qu’à compter du 1er septembre 2010, des frais de 1% (à moins d’être réduit ou supprimé par la Banque CIBC) du montant d’un Chèque Pratique ou d’un virement de solde promotionnel (à taux modique) seront imputés à un compte Visa lorsqu’un tel montant est porté au compte.

Pour ceux qui s’en servait, sachez que le programme d’assistance routière Assistance Conducteur prendra fin le 5 juillet 2010.

De ces hausses, il faut retenir que les banques travaillent dans leur propre intérêt et non celui de leurs clients, qu’importe le glaçage qu’ils mettent sur leur proverbial gâteau publicitaire, censé faciliter l’acceptation (tacite ou explicite) de celles-ci.

Si vous avez les moyens de ne plus devoir recourir au crédit à la consommation, via des cartes de crédit, vous ne vous porterez que mieux mais d’ici là, des avis comme celui mentionné dans cet article ne devraient pas vous laisser indifférents.

La Banque CIBC a cependant le mérite d’avoir averti ses détenteurs de cartes VISA à l’avance alors ceux qui n’ont pas de solde à payer et qui sont en désaccord avec ces hausses pourront, tout simplement, mettre les ciseaux dans leur carte et éviter d’avoir à payer pour diverses erreurs de parcours.

Tags: carte de crédit, crédit à la consommation, cibc visa, visa, cibc, cartes cibc, avis, modification, déclaration concernant les frais d’emprunts, emprunts, dettes, endettement, frais de pénalité, consommateurs, détenteurs de cartes

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