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L’inflation s’en vient, au Canada!

Si vous payez votre pain 3$ et qu’il s’agit de bon pain (avec les grains entiers), c’est un prix qui semble juste.

Mais en période de récession, comme celle que nous traversons actuellement, les prix peuvent varier mais pas pour les raisons que vous croyez.

Vous pouvez être sous l’impression que la baisse des revenus des ménages, suite aux pertes d’emplois qui se poursuivent, exercerait une pression à la baisse sur les prix des produits et des services. Il s’agit d’une prévision tout à fait logique mais voilà, ça n’arrivera pas.

Pourquoi?

À cause de la Banque du Canada.

Et oui, la même institution qui vient de baisser le taux de base à 0,25% a déjà annoncé qu’elle allait fort probablement injecter des milliards de dollars, en argent liquide, dans notre économie.

À votre avis, qu’est-ce qui se produit quand des milliards de dollars sont ainsi essaimés dans l’économie? Les prix augmentent!

Si les consommateurs ont accès plus facilement aux « billets », les marchands ne se gêneront pas pour augmenter les prix de ce qu’ils vendent parce que les gens auront les moyens de payer mais voilà, chaque dollar injecté dans l’économie dilue la valeur relative de tous les dollars qui y sont déjà, diminuant du coup sa rareté.

Ce faisant, plus la Banque du Canada émettra des billets (pour combattre la spirale dépressionnaire), plus vos avoirs en devise canadienne perdront de la valeur. Couplé à l’augmentation inflationniste des prix, vous serez coincé avec des dollars qui ne vaudront plus l’ombre de ce qu’ils ont valu.

Et votre pain coûtera probablement 6$… ou 9$, qui sait jusqu’où l’inflation montera?

Parlez-en aux Argentins qui ont vécu les terribles effets de l’inflation, lors de leur crise, en 1999 et 2002. Crise épouvantable dont ils ne se sont d’ailleurs jamais remis.

Comment vous prémunir contre l’inflation?

  1. Faites l’acquisition de « moyens de production » qui vous permettront de gagner un revenu, qu’importe la valeur de l’argent;
  2. Obtenez des titres, des droits et d’autres formes de propriétés que vous pouvez monnayer, lorsque vous en aurez besoin (via divers types de location ou même un vente, pure et simple).

Pour survivre à l’inflation, il faut cesser de compter sur vos avoirs en devises du pays et trouver des façons alternatives de gagner des revenus ou de diminuer ses dépenses.

Par exemple, en période de crise alimentaire, ouvrez une soupe populaire et cuisinnez pour ceux qui ont faim. Via cette position enviable et très stratégique, vous finirez toujours par avoir de quoi manger, pour vous et votre famille.

Plusieurs experts parlent déjà d’un implosion de l’économie canadienne.

Souhaitons que ça n’arrive pas à ça mais bon, il vaut mieux se préparer maintenant, au cas où ça devait se produire. Ce serait bête de se ramasser, comme les Russes avec leurs brouettes de roubles qui ne valaient plus rien, échangeaient, il n’y a pas si longtemps, des liasses de billets contre du pain.

Établissez une stratégie MAINTENANT parce que l’inflation pourrait se pointer le nez plus vite que vous ne le croyez…

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Avez-vous votre compte d’épargne libre d’impôt (CÉLI)?

Si l’on se fie à l’enthousiasme de nos gouvernements (fédéral et provincial) pour le CÉLI, on devrait se réjouir nous aussi mais au fait, c’est quoi un « CÉLI« ?

Et bien, depuis le 1er janvier 2009, les résidents canadiens âgés d’au moins 18 ans peuvent gagner un revenu de placement exempt d’impôt à l’intérieur d’un compte d’épargne libre d’impôt (CÉLI) et ce, tout au long de leur vie.

On se dit immédiatement que TOUS nos comptes d’épargne devraient être libres d’impôt parce qu’une fois l’argent sorti (de ces comptes), elle se dépensée et donc, taxée.

Mais bon, le gouvernement fédéral, dans son « infinie générosité » a décidé de mettre sur pied le principe du CÉLI afin de permettre aux Canadiens de s’amasser un peu d’argent qui pourra générer un petit revenu d’intérêt, à l’abri de l’impôt.

Ceci dit, rappelez-vous que les cotisations versées dans un CÉLI ne sont PAS déductibles d’impôt, ni les intérêts payés sur des emprunts effectués pour investir dans un tel compte. Toutefois, les revenus gagnés dans un CÉLI (par exemple le revenu de placement et les gains en capital) ne sont pas imposables, même au moment d’un retrait.

Ainsi, au moment du retrait, ni le CAPITAL, ni les GAINS sur ce capital ne sont imposables.

Pour 2009, le plafond du CÉLI est fixé à 5,000$.

Pour les années suivantes, ce montant sera indexé au taux d’inflation et arrondi à 500$ près.

Le montant représentant les droits de cotisation inutilisés pourra être reporté aux années futures. Le montant total des retraits d’un CÉLI effectués au cours d’une année civile sera ajouté aux droits de cotisation à un CÉLI de l’année civile suivante.

Alors on en revient à notre question de départ, avez-vous votre CÉLI?

Si oui, tant mieux parce qu’un partie de votre capital (jusqu’à 5,000$, cette année) prend de la valeur à l’abri du fisc et après 10 ans, par exemple, vous pourriez avoir accumulé au-delà de 50,000, de cette façon.

Mais…

Comme les taux d’intérêts sont bas et que l’inflation commence à se faire sentir, il va falloir être prudents de ne pas placer de l’argent qui, sous l’effet combiné de ces deux taux, pourrait PERDRE de sa valeur.

Ainsi, il s’agit d’un compte intéressant pour les Canadiens mais il ne faudrait pas non-plus se réjouir outre-mesure parce que le meilleur moyen de faire fructifier son argent, c’est de s’en occuper, soi-même… pas de le donner à d’autres intervenants.

Bravo à tous ceux qui ont réussi à placer un peu d’argent dans un CÉLI et pour les autres, ce n’est pas grave si vous ne l’avez pas encore fait. Vous pourrez toujours commencer plus tard, au besoin.

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Les taux chez Desjardins

evitez_les_comptes_a_rendement_croissantDes millions de Québécois confient leurs avoirs monétaires Desjardins mais ceux qui n’ont pas la chance d’avoir assez d’argent pour la placer dans des véhicules plus performants doivent souvent se résoudre à la laisser dans des comptes dont le taux d’intérêt est minime.

Par exemple, si un épargnant place 1k$ dans un compte à rendement croissant, il obtiendra 0,50$ en intérêts, après 1 an. Le taux d’intérêt annuel étant de seulement 0,05% — notez que pour une somme de 999$, le même épargnant n’obtiendrait aucun intérêt, soit 0$.

Si vous aimez les chiffres qui frappent, sachez qu’au rythme annuel de 0,05% d’intérêt, ça prendrait (au plan purement théorique) 2000 ans pour doubler son capital de 1k$ à 2k$… ne comptez pas sur Desjardins pour vous expliquer ça!

Maintenant, supposons que notre épargnant demande un hypothèque de 1k$ (pour faciliter les comparaisons), il devra payer 52,50$ en intérêts à Desjardins pour cet argent, au bout d’un an. Il s’agit du taux de base personnel Desjardins fixé à 5,25%.

On peut donc dire que Desjardins exige 105 fois plus d’intérêts qu’il n’en verse, si l’on compare son taux pour un hypothèque vs le taux pour le compte à rendement croissant

Ainsi, un épargnant qui laisse son argent chez Desjardins aide, sans le savoir, l’institution financière à faire encore plus de prêts à des taux 105 plus élevés que ce qu’il reçoit en compensation pour laisser son argent « Ã  la caisse ».

Si l’on tient compte de l’inflation, qui a atteint 2,2% en mai 2008, on peut extrapoler en disant que le 1k$ laissé chez Desjardins pendant 1 an aura perdu 22$ de son pouvoir d’achat. On voit combien le maigre 0,50$ d’intérêts du compte à rendement croissant ne fait que limiter la perte à 21,50$ soit une diminution de seulement 2,27% de la perte!

Supposons que l’inflation demeure à 2,2% et que l’épargnant —ignorant les renseignements contenus dans cet article— souhaite laisser sa fortune à sa descendance, dans le contexte de notre exemple, il perdra 21,50$ par année alors au bout de 46,51 ans, il aura TOUT PERDU, uniquement par l’effet de l’inflation.

Sachez que depuis 1914, au Canada, le taux annuel moyen d’inflation a été de 3,21%. Il s’agit bel et bien de la baisse de la valeur de l’argent, en pourcentage alors on voit que c’est plus haut que le 2,2% de notre exemple.

Afin de ne pas trop miner votre moral, dans l’éventualité où vous feriez partie des épargnants ayant un compte d’épargne ou un hypothèque chez Desjardins, oublions le fait qu’une ribambelle de « frais » viennent gruger encore davantage vos avoirs financiers. Ces frais qui portent bien des noms s’avèrent toujours grossièrement exagérés et habituellement, injustifiés mais bon, vous êtes quand même forcés de les payer.

Après tous ces savants calculs, les épargnants peuvent voir à quel point le fait de laisser ses avoirs financiers « Ã  la caisse » peut avoir des conséquences tragiques.

Si vous avez de l’argent, ne la laissez pas dans des comptes d’épargne car vous ne ferez qu’accélérer l’enrichissement éhonté de l’institution financière tout en vous appauvrissant à vue d’Å“il. Vous aurez compris que TOUTES les institutions financières vous jouent un manège semblables en vous encourageant à épargner à long terme parce qu’ils voient à LEUR intérêt… pas au vôtre!

En laissant la publicité vous monter à la tête, vous finirez peut-être par croire que Desjardins est là pour vous aider mais si vous prenez le temps de sortir votre calculatrice plutôt que de croire aux slogans publicitaires vides, vous verrez la réalité telle qu’elle est et pour l’épargnant moyen, ça donne tout un coup.

Les Québécois doivent faire leurs calculs eux-mêmes et faire leurs choix en conséquence. Plus ils le feront, moins ils se sentiront « Ã  l’aise » de laisser leur argent dans des institutions financières qui multiplient les astuces pour les lessiver, une petite cenne à la fois.

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