![]() | ![]() |
![]() |
Le crédit à la consommation, au Canada, a tout pour rendre nerveux.
On y retrouve des institutions financières qui ont déjà adopté des pratiques d’affaires plus transparentes et d’autres qui continuent d’arnaquer leurs « clients » sur une base quotidienne.
Les clients ont donc intérêt, lorsque c’est possible, à magasiner leur institution financière avant de se faire émettre une carte via laquelle leur endettement croîtra plus ou moins vite, selon les règles de calcul des intérêts dus ainsi qu’un myriade d’autres conditions, plus ou moins bien explicitées, lors de la présentation du « produit ».
Avec des taux d’intérêts totalement irréalistes comme 28,8%, les cartes de crédit des grands magasins (dont la propriété est généralement étrangère), c’est normal que le ministre des Finances, Jim Flaherty, veuille faire du ménage dans ce segment à forte croissance, dans le secteur bancaire.
Les gens s’endettent plus vite que jamais et se sortir de l’endettement doit souvent faire appel à des efforts surhumains et ce, durant de nombreuses années.
Voici quelques-unes des propositions (aujourd’hui adoptées) du ministre Flaherty:
On sent une réelle volonté, de la part des Conservateurs, de clarifier les règles liées au crédit à la consommation et s’ils y parviennent, ce sera pour le mieux.
Ceci dit, c’est trop peu pour freiner la proverbiale épidémie d’endettement personnel qui menace de déstabiliser de manière importante l’économie canadienne.
Le crédit facile fonctionne bien pendant un temps mais très rapidement, il mène à l’endettement et contribue aussi à nourrir l’inflation en plus d’appauvrir tous les citoyens (en augmentant la quantité d’argent en circulation).
Jim Flaherty aurait aussi pu abaisser le taux légal de 60% à partir duquel un prêt est considéré porter un intérêt usuraire. Dans les faits, un taux d’intérêt de plus de 10% pourrait être considéré usuraire parce que le « coût de l’argent » pour les institutions financières, à la Banque du Canada, ne se situe qu’à 0,25%.
Autrement dit, lorsque Desjardins prête 1$ (qui n’est pas payé, après 1 an) via une carte de crédit VISA Modulo, qui porte un intérêt de 9,9%, elle aura récolté 40 fois plus d’intérêt que ce qu’il lui en a coûté pour « acquérir » ce 1$. Considérant que c’est la carte de crédit la plus abordable, sur le marché actuel, ça en dit long.
Les citoyens peuvent encore s’adresser à Jim Flaherty pour exiger qu’il protège mieux les citoyens canadiens qui, lorsqu’ils cumulent des dettes étouffantes, n’ont plus aucune marge de manÅ“uvre et sont tellement désemparés qu’ils considèrent parfois le suicide pour échapper à cette forme pernicieuse de torture psychologique et sociale.
Avec des cas aussi épouvantables que celui de la famille de Marc Laliberté et de Cathie Gauthier de Saguenay, qui a tué ses trois enfants pour échapper à l’humiliation de l’endettement, on voit que la réforme du crédit devrait contenir une volet social beaucoup plus musclé pour protéger les individus et non les institutions financières qui, sans faire de bruit, profitent de conditions incroyablement avantageuses pour « accéder » à l’argent qu’elle prêtent ensuite à de forts taux d’intérêts.
Dans les faits, Marc Laliberté et ses enfants Joëlle, 12 ans, Marc-Ange, 7 ans, et Louis-Philippe, 4 ans sont morts en bonne partie à cause du système d’endettement entretenu par les institutions financières qui ont du sang sur les mains mais qui manÅ“uvrent pour ne pas que les citoyens s’en rendent compte.
L’endettement tue les gens et brise notre société.
Le mieux serait de créer des coopératives de microcrédit administrées directement par les citoyens mais voilà , le ministre Jim Flaherty qui s’entend bien avec l’oligopole bancaire canadien n’a probablement pas le goût de déplaire à ses « amis » où il ira sans doute « travailler », une fois son mandat terminé, en politique.
Est-ce que vous croyez que le crédit à la consommation a simplement besoin d’être plus clair ou encore, est-ce qu’il aurait besoin d’une importante refonte qui placerait le citoyen en tête de toutes les « priorités »?
Même si le ministre Flaherty a fait adopter ses changements, les Canadiens s’endettent plus vite que jamais et les conséquences, plus ou moins apparentes, causent des torts irréparables à presque tous les niveaux de notre société.
Il faut saluer le fait que Jim Flaherty veuille plus de clarté mais si c’est là son Å“uvre politique, elle ne changera à peu près rien à la tragédie de l’endettement qui touche presque tous les Canadiens.
Tags: endettement, dettes, règlements, jim flaherty, ministre des finances, canada, parlement, crédit, cartes de crédit, institutions financières, banque du canada, argent, taux d’intérêt
Le ministre des Finances du Canada, Jim Flaherty, a décidé prolonger le programme de rachat d’hypothèques d’urgence du gouvernement fédéral au-delà de sa date d’expiration.

L’aide d’urgence qui a été consentie aux banques canadiennes, à même nos deniers publics, pourrait finalement se révéler assez rentable, pour Ottawa.
Des économistes (qui travaillent pour les banques) estiment que le fédéral pourrait récolter jusqu’à 5MM$ si les banques se prévalent de la totalité des 125MM$ mis à leur disposition pour racheter des blocs de prêts hypothécaires assurés, via la SCHL. Ce programme a été créé en octobre 2008, au plus creux de la crise financière.
Après un peu moins d’un an, les banques n’ont converti en espèces que pour 62,4MM$ d’hypothèques, essentiellement au début du programme, au moment où toutes les institutions prêteuses de la planète peinaient à obtenir du financement privé.
Rappelons qu’en date du 24 septembre 2009, le quotidien The Globe and Mail écrivait que le ministre Flaherty avait bel et bien décidé de prolonger le programme au-delà de sa date d’expiration originale censé y mettre fin, cette semaine.
Il demeure passablement difficile de quantifier exactement les profits qu’Ottawa pourrait récolter parce que les conditions offertes aux banques par le fédéral fluctuent et ne sont apparemment pas dévoilées publiquement (ce qui peut s’avérer préoccupant puisqu’aucune prétention ne peut être dûment vérifiée).
Contrairement à la majorité des prêteurs, le gouvernement canadien n’encourt pas de risques additionnels puisque les hypothèques sont déjà assurées par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).
Selon les chiffres du gouvernement, Ottawa récolte un différentiel de 0,86% sur environ 43MM$ en hypothèques à taux fixe achetées des banques. Cela pourrait se traduire par un profit annuel de 372M$ pour Ottawa, ou plus de 1,5MM$ sur cinq ans. Le gouvernement récolte aussi un différentiel de 1,02% sur environ 19MM$ en hypothèques à taux variable.
Jack Aubry, un porte-parole du ministère fédéral des Finances a dit « Nous avons toujours dit que nous ferions un profit, mais nous n’avons jamais mis de chiffre précis dessus » mais là , il semble que l’opération pourrait être profitable. Le ministre n’a pas voulu dire ce qu’il fera de cette nouvelle entrée d’argent.
En fin de compte, croyez-vous que ce sont les banques ou les contribuables qui gagnent le plus, via ce généreux programme de rachat d’hypothèques d’urgence du gouvernement fédéral?
Tags: rachat d’hypothèques, hypothèques, gouvernement, banques, banques canadiennes, institutions financières, finances, hypotèques rachetées, schl, aide financière aux banques, aide aux banquiers, canada, gouvernement fédéral, prolongation du programme, dettes, profits, profits sur les intérêts
À peu près toutes les institutions financières et grands pourvoyeurs de services tentent de faire migrer leur clients vers des relevés de compte électroniques.
Parmi les raisons invoquées, on retrouve…
En plus de ces arguments qui plaisent à de nombreux clients, il y a habituellement des concours offerts à ceux qui se convertissent au relevé de l’ère numérique.
Ainsi, un grand nombre de clients ont déjà fait le saut vers les factures électroniques et la plupart ne le regrettent pas.
Il faut cependant se demander si le passage aux relevés électroniques profite au client autant qu’à l’institution financière.
Certes, le client a accès à ses comptes plus vite mais lorsque ceux-ci arrivaient via le courrier, ce n’était pas beaucoup plus long et il n’y a rien comme un beau relevé-papier pour tout comprendre, en un coup d’Å“il. Un relevé-papier, ça se classe facilement et pour plusieurs personnes, c’est indispensable.
Pour l’institution financière, chaque client qui passe au relevé électronique lui fait économiser un montant variable mais significatif. Aucune institution financière n’a proposé de réduire les frais de service des clients qui optaient pour le relevé électronique alors on doit conclure que les profits supplémentaires qu’ils ont dégagé avec cette transition a été passé aux actionnaires (directement ou non). Qu’importe l’usage exact des profits dégagés, on constate que ce ne sont pas les clients qui en bénéficient.
Il y a quelque chose de malsain dans le fait que les clients qui acceptent que leur vie devienne de plus en plus numérique n’obtiennent pas de rabais marqués sur le prix de leurs services, vu que ceux-ci ne coûtent presque plus rien à délivrer.
Et ce n’est pas parce que les banques font plus d’argent qu’elle embauchent plus d’employés pour répartir leur immense richesse. Au contraire, les 7 grandes banques canadiennes ont fermé des centaines de succursales, au Canada, de 2004 à ce jour et ce, malgré des profits-records. En ce moment, c’est Desjardins qui tente de fermer ses petites Caisses populaires régionales en commençant par couper les services de guichets automatiques dans les régions moins populeuses.
En fin de compte, chaque client doit y aller avec ses préférences.
Si c’est plus agréable avec un état de compte via le web, tant mieux. Si ça ne l’est pas, alors c’est préférable de conserver son relevé-papier. Certains fournisseurs ont essayé de forcer les clients à accepter des relevés électroniques mais ils ont tous arrêté lorsqu’ils se sont rendus compte qu’une large part de leurs clients les quittaient pour d’autres fournisseurs qui offraient les relevés-papiers auxquels ils tenaient. Comme quoi les habitudes ne se changent pas du jour au lendemain.
Est-ce que vous croyez que les relevés électroniques seront éventuellement accompagnés de rabais marqués sur les services afin de refléter le coût beaucoup plus de traitement, associés aux relations-client via le web?
Tags: relevés électroniques, relevés-papiers, institutions financières, banques, caisses populaires, desjardins, guichets automatiques, argent, comptes, poste, lettres, comptes par la poste, relevés numériques, relevés via le web, québec, canada, frais de service, migration, informatique, web
Les institutions financières canadiennes ne servent plus les Canadiens — elles se servent, elles.
En plein cÅ“ur d’une récession qui n’en finit plus de sévir dans toutes les classes de notre société alors que les banques se tournent les pouces en regardant des millions de gens sombrer dans l’endettement excessif, il nous faut une alternative pour sortir, une fois pour toutes, du cycle actuel d’endettement.
Il faut créer de la richesse, au Canada!
Pour ce faire, il nous faut prendre en main la gestion de notre argent, incluant la partie actuellement prise en charge par les institutions financières.

Mon idée, c’est d’établir des coopératives de microcrédit dans toutes les familles et tous les groupes qui le souhaitent afin que l’argent puisse être emprunté au taux de base de la Banque du Canada, comme le font les institutions financières.
Autrement dit, nos petites coopératives pourraient emprunter l’argent à 0,25% (un taux de base historiquement bas) pour ensuite le prêter à 0,5% (se gardant une marge de profit de 0,25% pour les opérations) — ce serait génial pour éliminer, ipso facto, toutes les dettes, incluant celles sur des cartes de crédit.
Et le plus motivant, dans tout ça, c’est qu’une fois les frais d’opérations payés, les profits restants sont versés aux membres!
Ainsi, ce sont les Canadiens qui s’enrichiraient et non les grandes institutions financières.
Il y a actuellement deux choses qu’il faut éliminer, à la Banque du Canada…
Une fois ces obstacles levés, il faudra programmer un système en logiciel libre (« open source ») pour gérer les flux d’argent, en provenance de la Banque du Canada vers la coopérative puis, vers le membre qui contracte un emprunt et bien sûr, de l’emprunter à sa coopérative de microcrédit qui rembourse (selon une méthode adaptée) la Banque du Canada.
Ce serait un jeu d’enfant de complexifier ce système mais pourquoi pas se distinguer des grandes banques en le gardant simple?
La simplicité est un signe d’intelligence et de souci de l’efficacité alors que la boulimie administrative est un signe d’insécurité et d’irrespect envers ceux qui doivent tolérer un tel niveau d’incompétence relative.
Il faut battre les banques à leur jeu (parce qu’elles jouent avec nous et avec nos vies, sans aucune gêne) en reprenant le plein contrôle de la devise canadienne, via des millions de coopératives de microcrédit.
Si nous unissons nos forces, ça peut aller très vite.
IMPORTANT
Appel aux lecteurs de ce blogue…
Ça commence tout petit mais il faut bien commencer quelque part ; )
Tags: coopératives, microcrédit, argent, prêts, endettement, dettes, institutions financières, banques, caisses populaires, banque du canada, taux de base, taux préférentiel. taux d’intérêt, cartes de crédit, services financiers, réinventer l’accès à l’argent, canada, québec
Les utilisateurs québécois de cartes de crédit ont raison de se réjouir de leur récente victoire, devant les tribunaux, contre les grandes institutions financières.
En effet, les émetteurs de cartes de crédit on été condamnés, en date du jeudi 11 juin 2009, à payer 200M$ aux détenteurs de cartes de crédit du Québec parce qu’elles ont contrevenu à la Loi sur la protection du consommateur.
Le tribunal a tranché que 9 banques ainsi que Desjardins facturaient des frais injustifiés concernant la conversion de devises étrangères lorsque des transactions sont faites par carte de crédit, à l’étranger. Le jugement précise que les frais ne peuvent être facturés avant le délai de grâce de 21 jours qui est accordé aux utilisateurs.
Les consommateurs peuvent donc souffler un peu au moment où les émetteurs de cartes de crédit viennent de se faire prendre à frauder leurs usagers.
Ça prouve que les banques n’ont AUCUN respect pour leurs clients et que leur recherche insatiable de « rendements » leur fait perdre toute notion de « compas moral ».
N’allez pas croire que les institutions émettrices auront « compris le message » parce que, selon toute vraisemblance, les facturations douteuses vont se poursuivre pour une foule d’autres « scénarios d’utilisation ». Il faudrait des recours légaux à la pièce pour chaque abus!
Et pour leur versement obligé de 200M$ à leurs utilisateurs du Québec, attendez-vous à ce que ces frais soient tout bonnement refilés à ces mêmes détenteurs de cartes via diverses augmentations de frais, notamment via des intérêts plus élevés.
Les banquiers voient à leur propres intérêts et ce, même si ça signifie qu’ils doivent ruiner la vie des autres pour parvenir à leurs fins.
Bravo aux tribunaux qui ont eu le courage de se dresser contre les banquiers.
Tags: institutions financières, banques, banquiers, cartes de crédit, crédit à la consommation, consommateurs, utilisateurs, usagers, détenteurs de cartes, frais, frais indus, frais perçus, frais injustifiés, tribunaux, condamnation, jugement, québec