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On pensait avoir la paix avec une taxe de vente du Québec à 7,5% mais le ministre des Finances du Québec, Raymond Bachand, n’ayant absolument rien de trouvé de mieux pour garnir les coffres du provincial, a fait passer la TVQ à 8,5%, dès la première seconde de 2011.
Tout un cadeau de la nouvelle année!
Et ce n’est pas tout puisque Bachand a aussi décidé d’augmenter la TVQ d’un autre point, à 9,5%, pour 2012.
De quoi donner le goût aux Québécois de s’établir ici pour pouvoir se faire vampiriser, aller-retour, par cette taxe sur la taxe [la TPS, en l'occurence]. Dans les faits, la TVQ augmente votre facture totale de 1,05% et non de 1%. Sur une base annuelle, la différence est significative.
Pourquoi s’exciter le poil des jambes avec une [autre] hausse de la TVQ? Tout simplement parce qu’elle tombe à un mauvais moment et que les politiciens nous ont démontré, d’à peu près toutes les façons possibles, qu’ils sont moins aptes que les citoyens québécois, en général, pour gérer de l’argent.
Allons-y en séquences.
D’abord, le timing. La hausse de la TVQ à 8,5% survient au moment où la mondialisation nous frappe depuis toutes les directions. Nos usines ferment, nos autoroutes redeviennent « à péages », au profit de transnationales étrangères (comme Acciona, en Espagne et Macquary Group, en Australie), les décisions de l’ONU, de l’OMC, de l’OMS, de la Banque mondiale et du FMI sont entérinées, sans même un microscopique débat, par NOS gouvernements et les traités, comme l’ALÉNA et le GATT tuent nos petites entreprises qui croulent sous des règles tellement tatillonnes que même les avocats ne savent plus à quelle interprétation se fier.
Autrement dit, pour le timing, c’est zéro.
Le Québec ne roule PAS sur l’or.
Mais pourquoi en est-il ainsi? Est-il possible que nos ressources soient MAL UTILISÉES? Se pourrait-il que nos politiciens soient à la solde des transnationales étrangères qui prennent ce qu’ils veulent, à peu près sans payer, au Québec?
Voici les faits…
Notre eau? On la DONNE à Perrier, Coke, Pepsi, Danone et Nestlé —des transnationales ÉTRANGÈRES— mais les Québécois dorment au gaz pendant que les étrangers, eux, font des MILLIARDS de dollars, avec NOTRE EAU. Pas question d’aller leur demander plus que les RIDICULES redevances de la « taxe sur l’eau » du gouvernement du Québec qui voit aux intérêts des étrangers bien avant les nôtre… il faut bien que les voyages à l’étranger de Charest servent à quelque chose, non?
Notre électricité? On la vend à vil prix aux alumineries ÉTRANGÈRES que sont Alcoa (des Américains) et Rio Tinto Alcan (des Australiens) pendant que NOS ENTREPRISES locales, qui sont 100% québécoises, n’ont aucun traitement de faveur. Euh! Cherchez l’erreur…
Nos mines? À peu de choses près, on DONNE notre sous-sol aux ÉTRANGERS. Saviez-vous que le sous-sol québécois regorge de substances telles que l’or, le fer, le titane, l’amiante, le cuivre, le diamant, le lithium, le zinc et l’argent? Les transnationales étrangères commes XStrata (des Australiens qui exploitent la mine Ragland, dans le Nord du Québec), eux, ils le savent. Des diamants, des quantités inédites de diamants 100% québécois et nous ne recevons à peu près rien!
Ça ne vous fait pas flipper? Même pas un tout petit peu?
Des diamants, québécois… c’mon!
Et ce n’est sûrement pas du côté des exploitants de nos immenses complexes miniers, au Québec, que l’Équipe libérale de Jean Charest aura la brillante idée d’aller voir. Ben non! Il ne faudrait surtout pas déranger les transnationales étrangères qui PRENNENT NOS RESSOURCES en disant que c’est pour « créer des emplois ».
En passant, on s’en ***** de créer 100 emplois dans une mine avec des « rentrées fiscales », via les salaires, de quelque chose comme 50M$ annuellement alors que la transnationale étrangère, par exemple, extrait pour 500M$ aux deux semaines d’un minerais! Faites le calcul, si on prends le cas du nickel, avec un calcul grossier, on pourrait se mettre de 5 à 13 milliards de dollars dans les poches (selon le cours des changes [la rareté], pour le nickel) en extrayant NOUS-MÊMES ce nickel de NOTRE sous-sol mais non, nos enfants sont trop occupés à travailler dans des McDo au salaire minimum pendant que les transnationales étrangères vident notre garde-manger.
Certes, il faudrait acheter des camions et des tracteurs pour extraire notre nickel mais on aurait amplement de revenus récurrents pour financer le tout mais voilà , en tant que société, nous sommes trop endormis pour NATIONALISER nos ressources et investir ce qu’il faut pour les exploiter et s’enrichir avec.
Par nos propres moyens!
En tant que maîtres, chez nous.
On dirait que cette logique, toute simple, échappe, comme par magie, à TOUS nos politiciens, à TOUS nos fonctionnaires et à TOUS nos journalistes payés par les « grands médias ». Mais bon, pourquoi s’en faire, la TVQ n’est qu’à 8,5%…
Nul besoin de parler de nos forêts, de nos réserves de gaz de schistes ou encore, de notre formidable inventaire de rivières à poisson qui appartiennent, presqu’en totalité, à des étrangers, surtout des Américains qui ont compris, eux, que l’air pur, l’eau pure et de beaux grands espaces, ça a de la valeur.
Le seul sujet qui devrait abordé dans ce billet, c’est la contre-attaque vicieuse de la TVQ contre les Québécois et tous ceux qui auront la mauvaise idée de venir consommer quelque chose ici, en 2011, en 2012 et après.
Pour notre industrie touristique, ce 1% de plus en taxes, en 2011, n’annonce rien de bon. Pas plus que pour NOS entreprises qui devront payer plus cher pour concurrencer les autres pays qui nous assomment avec leur dumping et leurs pratiques commerciales douteuses.
Si Raymond Bachand se félicite d’aller chercher un milliard de plus, dans nos poches, via son augmentation d’un pourcent de la TVQ, dans les faits, il nous démontre à quel point il manque d’imagination pour favoriser notre développement, à nous, tout en nous enrichissant.
Vous en voulez des idées? En voici…
Il y aura tant d’autres bonnes idées avant d’en arriver à augmenter la TVQ mais le ministre Bachand ne voudra RIEN entendre parce que dans tour d’ivoire, il n’entends pas les citoyens qui exigent que les politiques soient recentrées pour le bien commun et non le bien, unilatéral, des transnationales étrangères.
Au moment où la TVQ monte, il faut se demander si le Québec irait mieux si cette taxe-sur-tout était à 15%, 20% ou même 30% et la réponse est non! La réponse à nos problèmes d’argent se trouve ailleurs que dans la solution trop facile de la taxation.
Vous le savez, au fond de vous, que les solutions à notre énorme endettement public se trouvent autour de nous, dans nos rivières, nos champs et nos grands espaces. Il nous faut mettre notre génie à l’Å“uvre pour le bien commun, tout en célébrant les succès de nos élites locales qui ont assez de jugement pour ne pas DONNER nos ressources aux autres, venus d’ailleurs pour nous exploiter, aussi sauvagement qu’il leur sera permis de le faire.
Vous faites partie de la solution si vous êtes capables d’envisager notre partie du monde avec autre chose qu’un concert de taxes qui va en crescendo — en chacun de nous se trouve une petite partie de la solution globale plus viable que le recours systématique à la taxation sur les ventes. Travaillons, ensemble!
Tags: tvq, 8.5%, 2011, hausse de la tvq, tvq québec, tps, taxe de vente, taxe du québec, québec, raymond bachand, ministre des finances, jean charest, gouvernement du québec, argent, richesse, endettement, dettes, dette publique, métaux, mines, eau, forêts, ressources naturelles, transnationales étrangères
Si vous avez des fonds à placer, Fonds Desjardins vous offre de le faire via l’un ou l’autre de ses produits de placement.
Qu’il s’agisse des portefeuilles clés en main (comme le portefeuille SociéTerre) ou des Fonds Desjardins (comme le Desjardins Environnement), vous pourrez probablement trouver un fonds qui correspond à vos valeurs en tant qu’investisseur et peut-être même, en tant qu’individu.
Tout investisseur peut parcourir les descriptifs de l’un ou l’autre de ces fonds pour se faire une bonne idée de leur performance passée ainsi que leur plan d’action, pour l’avenir. Ce qui est moins connu, c’est le réseau de conseillers en valeurs que Fonds Desjardins mandate pour faire fructifier les avoirs de ses clients.
Afin d’y voir plus clair, voici une liste concise des conseillers en valeurs qui travaillent pour Fonds Desjardins, au moment de publier ce billet:
Comme vous pouvez le voir, à peu près rien n’est « piloté » depuis le Québec, en ce qui a trait aux Fonds Desjardins.
Il n’y a rien de mal à faire appel aux meilleurs de l’industrie du placement —où qu’ils se trouvent— mais il importe de savoir qui gère l’argent que les clients confient à Fonds Desjardins. Au moins, on remarque qu’il y a quelques firmes, comme Desjardins gestion d’actifs, Fiera Sceptre et Jarislowsky Fraser qui ont des activités au Québec. On se demande si les autres grandes institutions financières canadiennes pourraient en dire autant.
On peut donc dire que les investisseurs québécois qui veulent placer leur argent dans les marchés en croissance, à travers le monde, pourront le faire sans difficulté, notamment grâce à Fonds Desjardins.
Là où il faut se poser des questions, c’est la manière dont l’argent provenant du Québec finit par véritablement aider la société Québécoise. En clair, si un investisseur québécois place un million de dollars dans un fonds administré par Lazard, depuis New York, Paris ou Londre, quelles sont les chances que ce million revienne jusqu’au Québec pour y financer une entreprise « locale »? Et bien, les chances qu’une telle chose se produise sont à peu près nulles. Cependant, les possibilités que ce million de dollars —originant du Québec— contribuent à financer une compagnie qui viendra éventuellement compétitionner une entreprise québécoise sont bien plus grandes.
Autrement dit, est-ce qu’en canalisant les investissements via des filières étrangères, les tenants du Québec inc. ne seraient pas en train de se tirer dans le pied?
Il ne faut pas se mettre la tête dans le sable. Au contraire, il faut réaliser que les milliards de dollars placés par des Québécois dans les divers fonds sous gestion chez Fonds Desjardins finissent par enrichir des sociétés étrangères. Dans l’actuel contexte de globalisation des marchés, il n’y a qu’un pas entre ça et se faire hara-kiri, au plan économique.
Évidemment, nos investisseurs d’ici peuvent s’enrichir en allant financer nos « voisins », dans le « village global » mais est-ce que c’est le bon moyen pour assurer notre propre développement « local » qui, à bien des égards, représente notre seul rempart contre une invasion économique provenant de l’étranger?
Il faut s’arrêter un instant et y penser.
En tant que société, certes mais aussi en tant qu’individus.
Quel genre de société laissons-nous à nos enfants si nous n’agissons que par cupidité en investissant les économies du Québec ailleurs, dans le monde? Des dividendes —fruits de ces investissements à l’étranger— peuvent être récoltés par nos investisseurs québécois mais c’est une mécanique économique plutôt dangereuse puisque pour chaque million placé à l’étranger, on peut penser que ce sont des étrangers qui viendront ici, au Québec, fournir ce million manquant et ainsi acquérir, à bon prix, les entreprises locales qui auraient dû, en théorie, continué d’appartenir à des Québécois.
Il appert qu’une vision globale de l’investissement « par des québécois, pour d’autres québécois » détonne dans l’actuel paysage financier « corpocratique » où les transnationales (principalement étrangères) font la pluie et le beau temps, partout où elles passent, au point où l’on est en droit de se demander à qui vont les allégeances des décideurs, dans nos gouvernements.
Dans un tel contexte, celui du libre-échange à tout prix et de l’extrême libéralisation économique, comment blâmer Fonds Desjardins de jouer le jeu de la mondialisation de l’économie? N’est-ce pas là leur seul choix? Se mondialiser ou mourir? Au point où l’on est rendu, mondialisés jusqu’aux oreilles, diront certains, est que ce ne serait pas à la société québécoise toute entière de se poser ce genre de question?
Sans dire qu’il existe une réponse facile aux questionnements soulevés ici, il importe de souligner l’avancée très rapide des transnationales étrangères dans la propriété de nos entreprises dites « locales », de nos forêts, de nos mines, de nos ressources naturelles (incluant la totalité de nos puits d’eau de source, soit près de 400, en province) et maintenant, via Fonds Desjardins, entre autre, de nos capitaux.
Il serait tentant de condamner la mondialisation mais en y regardant de plus près, c’est le libre-échange qu’il faudrait transformer en « juste-échange » et la libéralisation économique qu’il faudrait transformer en nationalisme responsable (faisant preuve d’ouverture au monde tout en maintenant sa pleine souveraineté, au-dessus des manigances des transnationales étrangères).
Desjardins étant une coopérative, il s’avère intéressant de voir la manière dont les dirigeants de cette grande communauté d’investisseurs orientent les destinées de Fonds Desjardins, en retenant les services de conseillers en valeurs qui, pour la plupart, n’arriveraient même pas à repérer le Québec sur une carte géographique.
L’avenir nous dira si le choix de l’actuelle palette de conseiller en valeurs, par Fonds Desjardins, était la bonne approche à la fois pour les investisseurs et pour la société québécoise qui compte sur eux, en partie, pour assurer notre survie dans cet écosystème financier où la richesse, grâce à la mondialisation, s’éloigne inéluctablement de la base citoyenne pour se retrouver, concentrée entre les mêmes mains, des banquiers cosmocrates.
Même si l’appât du gain demeure alléchant, il faudrait réfléchir aux conséquences de notre empressement à s’enrichir individuellement si ce même enrichissement mine —directement ou non— notre capacité à se développer, voire, à exister, par nos propres moyens.
Ce serait dommage d’avoir à demander la « permission d’exister » à un banquier étranger, dans l’avenir. Nous avons raison de redouter ce qu’il nous demanderait « en retour » pour la pitance qu’il nous accorderait. Il ne faudrait pas laisser à nos enfants le souci d’avoir à découvrir, par eux-mêmes, à quel point les banquiers peuvent agir en requins lorsqu’une telle occasion se présente.
Pour toutes ces raisons, prenons un moment pour réfléchir à Fonds Desjardins et à leur sélection de conseillers en valeur. Il y a du pour et du contre mais l’important, pour l’heure, c’est d’y réfléchir.
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Presque tous les Québécois ont déjà entendu parler de la Corporation financière Power ou, plus simplement « Power Corp. » qui appartient à la puissante et richissime famille Desmarais, installée à Sagard.
Afin de mieux comprendre ce qui anime cette transnationale, il importe de passer en revue la liste des individus qui la dirigent.
Pour ce faire, une visite au site web du Registraire des entreprises du Québec a été nécessaire et au moment de publier ce billet, voici les noms de ceux qui y figurent, souvent en tant qu’administrateurs:
Comme vous pouvez le constater, il y a beaucoup de monde… et ils ne sont pas tous basés au Québec!
Après tout, il s’agit d’une authentique transnationale alors il ne faut pas s’attendre à ce que 100% du trafic d’influence, dans cette entreprise, origine de notre coin du monde.

Ce compendium prend toute son importance lorsqu’on s’intéresse aux rapprochements qui sont réputés exister entre Power Corporation et différents partis politiques, aussi bien au provincial qu’au fédéral. Quelle influence cette corporation exerce-t-elle vraiment sur notre société? Est-ce toujours dans notre meilleur intérêt?
Ceux qui veulent en savoir plus sur Power Corp. sont invités à visionner cette vidéo de Robin Philpot:
Ce qu’on sait, aujourd’hui, c’est que Paul Desmarais —parti de Sudbury, dans le nord de l’Ontario— a acquis une fortune colossale, via Power. En tant que citoyen, il faut s’interroger sur la provenance de cette fortune qui sert, en partie, à influencer l’opinion publique, notamment via Gesca, le propriétaire de La Presse et de nombreux autres médias régionaux.
On se doute que c’est encore Paul Desmarais et ses fils qui dirigent la Corporation financière Power mais si l’on se fie aux documents officiels, notamment à la fiche du Registraire des entreprises du Québec, ils ont su s’entourer de nombreux « administrateurs » qui veillent sur l’immense fortune de la richissime famille.
Certains Québécois disent qu’il peut être utile d’avoir une riche famille, comme les Desmarais, établie ici. D’autres trouvent, au contraire, que leur influence pourrait être malsaine lorsqu’exercée sur divers membres de notre classe politique.
Quand on sait que Paul Desmarais est l’ancien employeur de Pierre-Elliott Trudeau, de Jean Chrétien, de Paul Martin et de Brian Mulroney —avant que ceux-ci ne deviennent, à tour de rôle, premiers ministres du Canada— il y a de quoi sourciller et se poser des questions sur les liens entre Power Corp. et la classe politique.
Et vous, que pensez-vous de la famille Desmarais et de leur compagnie, la Corporation financière Power?
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Il semble que Mark Carney, le directeur de la Banque du Canada, ait la gachette facile, ces temps-ci!
En date du mercredi, 8 septembre 2010, il a de nouveau haussé le taux directeur de 0,75% à 1%, portant à 400% les hausses depuis le 31 mai 2010, date à laquelle le taux de 0,25% était encore en vigueur.
Est-il vraiment possible que l’économie du Canada ait tant changé, en moins de 70 jours?
Bien sûr que non — même les États-Unis ont maintenu leur taux de base à 0,25% sans même penser y toucher. Alors qu’est-ce qui titille tant notre Monsieur Carney, de notre côté de la frontière?
Se pourrait-il qu’il offre des arguments en or à ses amis des grandes banques canadiennes qui cherchent, par tous les moyens, à augmenter leurs bénéfices pour satisfaire l’appétit de leurs actionnaires? En effet, malgré des centaines de millions de dollars de bénéfices nets, les grandes banques canadiennes se disent généralement « déçues » de leurs performances alors un p’tit « boost » du taux directeur leur offre une fenêtre d’opportunité inespérée pour renégocier leurs prêts et hypothèques à la hausse.
Enfin bref, il se pourrait que cette escalade plutôt rapide du taux directeur ne soit qu’une énième tactique pour vider les poches des ménages canadiens qui commençaient à se sortir la tête de l’eau.
Mais il n’y a pas que des mauvais côtés à un taux directeur plus élevé.
Bien sûr, les détenteurs d’hypothèques vont saigner de l’argent mais le trésor fédéral se remplira plus vite en raison du « loyer de l’argent » versé par les institutions financières du pays pour « mettre l’argent en circulation », principalement via des mécanismes d’endettement (crédit à la consommation, prêts et hypothèques). Comme quoi tout n’est pas noir!
Un taux directeur à 1% donne également à penser que l’économie canadienne est plus solide puisqu’elle est en mesure d’exiger d’avantage de « redevances » pour permettre aux institutions financières d’avoir « accès à l’argent » mais là , ce n’est pas très clair car l’économie canadienne est en train de passer un épisode éprouvant où ce sont les gouvernements qui financent « la relance » alors que les entreprises peinent à boucler leur budget.
Pour le deuxième trimestre de 2010, l’économie canadienne a affiché un taux de croissance annualisé de 2,0% en baisse par rapport au taux de 5,8% du premier trimestre et c’est là qu’on voit que Mark Carney est peut-être en train de nous faire très mal, globalement, parce que des économistes attribuent le ralentissement de la reprise économique canadienne à l’anticipation des hausses des taux d’intérêt.
Il y a fort à parier que si Mark Carney s’était tenu tranquille à 0,25%, les consommateurs canadiens n’auraient pas appliqué les freins dans leurs dépenses (comme ils viennent de le faire).
Il faut remonter au 20 janvier 2009 pour retrouver un taux directeur à 1%, au Canada.
Ça aura donc pris 596 jours pour revenir à 1%, soit moins de 2 ans.
Au point où l’on en est, ce serait urgent qu’on tienne des audiences publiques et populaires sur l’avenir de notre gestion du taux directeur parce qu’en ce moment, on a la nette impression que les gagnants sont dans le camp des banquiers et que les perdants, ce soient « les autres » dont nous faisons tous partie.
Tant que les Canadiens accepteront (par méconnaissance ou par naïveté) que les grandes banques perçoivent un intérêt sur tous les dollars canadiens qui sont « créés » via l’un ou l’autre des mécanismes d’endettement qu’elles offrent aux consommateurs (intéressés à s’endetter), les citoyens canadiens continueront de s’enliser dans les dettes, à tous les niveaux (personnel, familial, municipal, provincial, fédéral et international).
Plus que jamais, il serait temps que les Canadiens s’intéressent au concept des coopératives de microcrédit pour se donner les moyens de contourner les banques afin d’avoir accès à l’argent, directement depuis la Banque du Canada.
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Payez-vous trop d’impôts? Êtes-vous un professionnel ou un travailleur autonome à la recherche d’un nouveau « truc » pour sauver beaucoup d’impôts? Si oui, cet article va vous intéresser.
Depuis des années, on assiste à la montée en force des fameuses « cartes-cadeau », acceptées dans les magasins qui les émettent comme s’il s’agissait d’argent comptant.
Que vous fréquentiez la SAQ, les Hôtels Fairmont, le réseau Hôtellerie Champêtre, un magasin Best Buy, HomeSense, Sears, Rona ou Jean-Coutu, les stations-services Pétro-Canada, Esso ou Shell, vous serez invités à considérer l’achat de leurs cartes-cadeau.
Bref, le consommateur d’aujourd’hui n’échappe plus au barrage publicitaire censé vous gagner à l’utilité des cartes-cadeau. Ceci dit, il y a encore bien des gens qui se demandent pourquoi ils échangeraient leurs dollars, échangeables partout, pour des cartes-cadeau qui ne sont acceptées que dans des endroits bien précis.
Il s’agit là d’une excellente question.
Une certaine part des acheteurs se laisse tout simplement vendre à l’idée d’avoir une carte —un bien physique— à offrir en guise de cadeau permettant à la personne qui la reçoit de l’utiliser pour quelque chose qu’elle veut vraiment. C’est sous cet angle que les marchands veulent d’ailleurs « vendre » leurs cartes-cadeau.
Mais il existe une autre raison pour laquelle les cartes-cadeau sont intéressantes: la possibilité de payer moins d’impôt, voire plus d’impôt,fi du tout!
Voici comment ça fonctionne:
Via les cartes-cadeau, l’avocat, dans notre exemple, peut s’acheter à peu près ce qu’il veut, même si ce n’est pas normalement « déductible » pour son entreprise.
Génial, non?
En fait, l’avocat peut garder TOUTES les cartes-cadeau pour lui et personne n’en saura jamais rien. Ça peut également servir à acheter des achats futurs alors que le dollar est haut pour les dépenser —jusqu’à plusieurs années plus tard— lorsque le dollar a baissé de valeur.
Il s’agit, dans ce cas précis, d’un échappatoire fiscal accessible à tous ceux qui souhaitent en faire usage, sans égard à leurs revenus.
À ce point-ci dans le billet, il importe de dire que l’auteur n’est pas fiscaliste mais les renseignements ont été validés aussi bien avec le Ministère du Revenu du Québec qu’avec l’Agence du revenu du Canada et les préposés, de part et d’autre, ont confirmé l’admissibilité des cartes-cadeau comme « dépense de publicité » (télécharger le document .pdf de l’ARC, pour 2009).


Ayoye.
Pendant que les travailleurs salariés se font imposer à toutes les deux semaines, les professionnels et autres travailleurs autonomes ont l’opportunité d’utiliser leurs gains pour échapper à une partie (ou la totalité) de l’impôt qu’ils devraient payer via l’utilisation « créative » des cartes-cadeau.
Alors pour ceux qui se demandaient pourquoi les cartes-cadeau étaient devenues aussi populaires, surtout auprès des travailleurs autonomes et des autres gens d’affaires, et bien, c’est en bonne partie pour ça.
D’une part, c’est formidable pour ceux qui réussissent à sauver de l’impôt grâce aux cartes-cadeau mais de l’autre, c’est une gifle au visage des travailleurs salariés qui ne peuvent pas utiliser ce mécanisme novateur pour échapper aux griffes du fisc.
Pour le « contrat social » où chacun doit « faire sa part », on repassera.
Et ce n’est là qu’un « truc » parmi de nombreux autres.
Désormais, vous ferez partie de ceux qui savent comment s’enrichir grâce aux cartes-cadeau et il n’en tiendra qu’à votre compas moral de décider si vous avez besoin de recourir à cette méthode d’évitement de l’impôt pour subvenir à vos besoins.
Tandis qu’on parle de la moralité des cartes-cadeau, dans la mesure où l’on comprend à quoi elles servent vraiment, il faudrait se demander si ce sont les commerçants qui les émettent (comme de l’argent comptant, sans qu’il soit possible de les retracer) ou les consommateurs qui les achètent.

Même les sociétés d’état comme la SAQ sont entrées dans le « jeu » des cartes-cadeau alors plus tôt que tard, il va falloir se demander si l’admissibilité des cartes cadeau comme « dépense de publicité » ne devrait pas être reconsidérée.
Évidemment, il y a déjà eu des compagnies qui ont accordées des cartes-cadeau à des clients, pour les récompenser ou les fidéliser, mais vous aurez compris qu’un large pourcentage de ces cartes demeure, en fin de compte, entre les mains d’individus qui comprennent mieux « le système » que les autres.
Ce ne serait pas surprenant qu’à l’avenir, nos politiciens se fassent acheter avec des piles de cartes-cadeau. Anonymes et non-retraçables, elles constituent un outil de premier ordre pour corrompre ceux qui se laissent influencer par « les cadeaux ».
Il s’agit d’un dossier à suivre et d’ici là , allez acheter votre première carte-cadeau pour constater, par vous-même, à quel point elles sont aussi faciles à acheter que pratiques à utiliser.
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