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Si vous avez des fonds à placer, Fonds Desjardins vous offre de le faire via l’un ou l’autre de ses produits de placement.
Qu’il s’agisse des portefeuilles clés en main (comme le portefeuille SociéTerre) ou des Fonds Desjardins (comme le Desjardins Environnement), vous pourrez probablement trouver un fonds qui correspond à vos valeurs en tant qu’investisseur et peut-être même, en tant qu’individu.
Tout investisseur peut parcourir les descriptifs de l’un ou l’autre de ces fonds pour se faire une bonne idée de leur performance passée ainsi que leur plan d’action, pour l’avenir. Ce qui est moins connu, c’est le réseau de conseillers en valeurs que Fonds Desjardins mandate pour faire fructifier les avoirs de ses clients.
Afin d’y voir plus clair, voici une liste concise des conseillers en valeurs qui travaillent pour Fonds Desjardins, au moment de publier ce billet:
Comme vous pouvez le voir, à peu près rien n’est « piloté » depuis le Québec, en ce qui a trait aux Fonds Desjardins.
Il n’y a rien de mal à faire appel aux meilleurs de l’industrie du placement —où qu’ils se trouvent— mais il importe de savoir qui gère l’argent que les clients confient à Fonds Desjardins. Au moins, on remarque qu’il y a quelques firmes, comme Desjardins gestion d’actifs, Fiera Sceptre et Jarislowsky Fraser qui ont des activités au Québec. On se demande si les autres grandes institutions financières canadiennes pourraient en dire autant.
On peut donc dire que les investisseurs québécois qui veulent placer leur argent dans les marchés en croissance, à travers le monde, pourront le faire sans difficulté, notamment grâce à Fonds Desjardins.
Là où il faut se poser des questions, c’est la manière dont l’argent provenant du Québec finit par véritablement aider la société Québécoise. En clair, si un investisseur québécois place un million de dollars dans un fonds administré par Lazard, depuis New York, Paris ou Londre, quelles sont les chances que ce million revienne jusqu’au Québec pour y financer une entreprise « locale »? Et bien, les chances qu’une telle chose se produise sont à peu près nulles. Cependant, les possibilités que ce million de dollars —originant du Québec— contribuent à financer une compagnie qui viendra éventuellement compétitionner une entreprise québécoise sont bien plus grandes.
Autrement dit, est-ce qu’en canalisant les investissements via des filières étrangères, les tenants du Québec inc. ne seraient pas en train de se tirer dans le pied?
Il ne faut pas se mettre la tête dans le sable. Au contraire, il faut réaliser que les milliards de dollars placés par des Québécois dans les divers fonds sous gestion chez Fonds Desjardins finissent par enrichir des sociétés étrangères. Dans l’actuel contexte de globalisation des marchés, il n’y a qu’un pas entre ça et se faire hara-kiri, au plan économique.
Évidemment, nos investisseurs d’ici peuvent s’enrichir en allant financer nos « voisins », dans le « village global » mais est-ce que c’est le bon moyen pour assurer notre propre développement « local » qui, à bien des égards, représente notre seul rempart contre une invasion économique provenant de l’étranger?
Il faut s’arrêter un instant et y penser.
En tant que société, certes mais aussi en tant qu’individus.
Quel genre de société laissons-nous à nos enfants si nous n’agissons que par cupidité en investissant les économies du Québec ailleurs, dans le monde? Des dividendes —fruits de ces investissements à l’étranger— peuvent être récoltés par nos investisseurs québécois mais c’est une mécanique économique plutôt dangereuse puisque pour chaque million placé à l’étranger, on peut penser que ce sont des étrangers qui viendront ici, au Québec, fournir ce million manquant et ainsi acquérir, à bon prix, les entreprises locales qui auraient dû, en théorie, continué d’appartenir à des Québécois.
Il appert qu’une vision globale de l’investissement « par des québécois, pour d’autres québécois » détonne dans l’actuel paysage financier « corpocratique » où les transnationales (principalement étrangères) font la pluie et le beau temps, partout où elles passent, au point où l’on est en droit de se demander à qui vont les allégeances des décideurs, dans nos gouvernements.
Dans un tel contexte, celui du libre-échange à tout prix et de l’extrême libéralisation économique, comment blâmer Fonds Desjardins de jouer le jeu de la mondialisation de l’économie? N’est-ce pas là leur seul choix? Se mondialiser ou mourir? Au point où l’on est rendu, mondialisés jusqu’aux oreilles, diront certains, est que ce ne serait pas à la société québécoise toute entière de se poser ce genre de question?
Sans dire qu’il existe une réponse facile aux questionnements soulevés ici, il importe de souligner l’avancée très rapide des transnationales étrangères dans la propriété de nos entreprises dites « locales », de nos forêts, de nos mines, de nos ressources naturelles (incluant la totalité de nos puits d’eau de source, soit près de 400, en province) et maintenant, via Fonds Desjardins, entre autre, de nos capitaux.
Il serait tentant de condamner la mondialisation mais en y regardant de plus près, c’est le libre-échange qu’il faudrait transformer en « juste-échange » et la libéralisation économique qu’il faudrait transformer en nationalisme responsable (faisant preuve d’ouverture au monde tout en maintenant sa pleine souveraineté, au-dessus des manigances des transnationales étrangères).
Desjardins étant une coopérative, il s’avère intéressant de voir la manière dont les dirigeants de cette grande communauté d’investisseurs orientent les destinées de Fonds Desjardins, en retenant les services de conseillers en valeurs qui, pour la plupart, n’arriveraient même pas à repérer le Québec sur une carte géographique.
L’avenir nous dira si le choix de l’actuelle palette de conseiller en valeurs, par Fonds Desjardins, était la bonne approche à la fois pour les investisseurs et pour la société québécoise qui compte sur eux, en partie, pour assurer notre survie dans cet écosystème financier où la richesse, grâce à la mondialisation, s’éloigne inéluctablement de la base citoyenne pour se retrouver, concentrée entre les mêmes mains, des banquiers cosmocrates.
Même si l’appât du gain demeure alléchant, il faudrait réfléchir aux conséquences de notre empressement à s’enrichir individuellement si ce même enrichissement mine —directement ou non— notre capacité à se développer, voire, à exister, par nos propres moyens.
Ce serait dommage d’avoir à demander la « permission d’exister » à un banquier étranger, dans l’avenir. Nous avons raison de redouter ce qu’il nous demanderait « en retour » pour la pitance qu’il nous accorderait. Il ne faudrait pas laisser à nos enfants le souci d’avoir à découvrir, par eux-mêmes, à quel point les banquiers peuvent agir en requins lorsqu’une telle occasion se présente.
Pour toutes ces raisons, prenons un moment pour réfléchir à Fonds Desjardins et à leur sélection de conseillers en valeur. Il y a du pour et du contre mais l’important, pour l’heure, c’est d’y réfléchir.
Tags: fonds desjardins, conseillers en valeur, placement, investissements, investisseurs, québec, québécois, new, paris, londres, montréal, argent, rendements, intérêts, dividendes, fonds de placement, produits de placement, canada, desjardins, coopérative
Saviez-vous que le Québec a emprunté plusieurs milliards de dollars, en 2009-2010?
Cet argent a été « emprunté » pour de longs termes, allant jusqu’à 2058… dans 48 ans!
Plusieurs « boomers » auront passé l’arme à gauche, dans 48 ans et ce seront les enfants d’aujourd’hui, alors devenus des adultes, qui devront rembourser ces énormes dettes.
Allons-y avec des exemples (téléchargez le document d’origine, en format .pdf).
Avec plus d’une vingtaine d’emprunts contractés sur les marchés, le gouvernement du Québec (en 2009-2010) regorge d’exemples de ce genre où le peuple québécois reçoit un petit montant maintenant mais doit rembourser des fortunes, plus tard.
À l’image des « baby boomers » qui se paient du bon temps dans le Sud pendant que leurs enfants peinent à boucler leur budget ici, au Québec, ces même « boomers » profitent de leur position d’influence, au gouvernement, pour « acheter » de l’argent qu’ils pourront dépenser à leur guise, dès aujourd’hui mais que les générations futures devront rembourser, on ne sait trop comment.
L’histoire se répète, inlassablement.
Il ne faudra pas compter sur les « boomers » pour aider les générations montantes à affronter les terribles dettes qu’ils auront générées.
D’ailleurs, si vous êtes un « boomer » et que vous avez de petits enfants, regardez-les dans les yeux et expliquez leur que vous avez accepté d’emprunter 500M$ sur les marchés mais que le prix qu’ils devront payer, eux, sera dix (10) fois plus élevé, à hauteur de 5,000M$ (soit 5 milliards de dollars).
Évidemment, ce ne sont pas tous les « boomers » qui passent 6 mois par année en Floride et qui dilapident leur argent dans les casinos de Vegas mais bon, il ne s’agit pas d’une génération particulièrement habile avec l’argent alors tant qu’ils n’auront pas été délogés du pouvoir, il va falloir s’attendre à ce qu’ils continuent de faire exploser notre niveau d’endettement pour avoir un peu de liquidités, à court terme.
Et vogue la galère!
Tous les Québécois devraient être interpelés par la croissance exponentielle de notre dette publique.
Alors que le PIB du Québec peine à dépasser les 2% par année, on réalise que les emprunts (pour payer notre proverbiale épicerie) se font à des taux de 4,5% et de 5%… et plus! Ça n’a aucun sens d’emprunter à des taux aussi élevés considérant que nous n’aurons pas les moyens de rembourser le capital et encore moins les intérêts.
Qui plus est, ça frappe joyeusement l’imaginaire de savoir que, dans le cas du prêt CUSIP CA74814ZDK62 (pour ne nommer que celui-là), le montant de capital qu’il faudra rembourser, dans 28 ans, s’élève à 500M$ mais l’intérêt, à lui seul, s’élève à 4,500M$… hallucinant!
Il ne faudra plus se demander comment les banquiers font pour s’enrichir sur notre dos sans créer quoique ce soit. Ils prêtent des sommes ridicules à nos gouvernements (assez désespérés pour mordre à l’hameçon) et collectent ensuite des intérêts complètement démesurés.
Les Québécois doivent se réveiller et comprendre qu’on ne peut tout simplement plus emprunter de l’argent à des taux aussi indécents!
Il faut —dès aujourd’hui— couper dans nos services et revoir —en profondeur— nos façons de faire les choses.
Et non, ce n’est pas en taxant les automobilistes avec des radars-photo qu’on s’en sortira (ça ne fera, en fait, qu’empirer le problème). Ce n’est pas non-plus en faisant la lutte au travail au noir qu’on avancera, c’est trop marginal et fondamentalement contre-productif. Non, il faut regarder du côté des banquiers qui sont en train de nous ruiner avec leur système d’intérêts composés qui nous volent en nous prêtant NOTRE argent (dans le cas des prêteurs canadiens s’approvisionnant à la Banque du Canada) moyennant un taux d’intérêt immensément plus élevé que le 0,25% que la Banque du Canada leur consent.
Entre autres choses, il faut éliminer les banquiers en tant qu’intermédiaires (ça vaut aussi pour les particuliers).
En éliminant les banquiers, en tant qu’intermédiaires —ce qui pourrait nécessiter une guerre contre eux ou ceux qu’ils contrôlent— nous aurons alors la possibilité de financer nous-mêmes notre dette publique à un taux tellement bas (ou inexistant) qu’il nous sera enfin possible de terrasser la totalité de nos dettes [courantes].
Pas surprenant que les « grands médias » ne fassent aucun effort pour éduquer les Québécois à propos du coût réel de ces emprunts du gouvernement du Québec — les gens descendraient dans les rues et exigeraient des comptes!
Au contraire, ces « grands médias », détenus et contrôlés par les banquiers, occupent « les paysans » avec des histoires futiles et des conflits fabriqués pendant que la classe plutonomique (les ultra-riches) s’en met plein les poches. Réveillez-vous et sortez de votre programmation où vous trouvez « normal » qu’on continue de s’endetter sur le dos des générations montantes!
Vous êtes libres de jouer toute la journée avec votre calculatrice mais à moins d’une discipline monétaire inédite, il sera impossible de rembourser la dette du Québec.
Si ça ne vous fait pas réagir, peut-être qu’au fond, on mérite de se faire violer de la sorte par des banquiers internationaux [aux dents très longues] qui ne feront qu’une bouchée de la prochaine génération d’esclaves que nous leur livrerons, à savoir: nos enfants.
Enfin bref, à vous d’y voir parce qu’en ce moment, ça ne semble pas très encourageant…
Tags: dette, endettement, argent, richesse, pauvreté, endettés, québécois, québec, banque du canada, taux d’intérêt, intérêts composés, banquiers, plutonomie, enfants, esclaves
En tant que citoyen québécois, on se plait à penser qu’on détient encore un tant soit-peu d’influence sur la gouverne de notre appareil publique.
Or, il n’en est rien.
Ou encore, très peu — les citoyens, devant le ministère du Revenu, sont transformés en « contribuables » qui paient, certes, mais qui n’ont pas voix au chapitre des décisions courantes car leurs « représentants » à l’Assemblée nationale se chargent de parler pour eux… en théorie.
Sérieusement, les citoyens qui peuvent se vanter d’avoir, un jour, influé sur les décisions gouvernementales forment une absolue minorité et c’est navrant qu’il en soit ainsi.
Cependant, il existe une autre classe d’individus qui exercent une influence démesurée sur nos décisions collectives et ce sont ceux à qui nous avons emprunté des dizaines de milliards de dollars, au cours des dernières décennies, à savoir les bailleurs de fonds.
Voici ce que le Comité consultatif sur l’économie et les finances publiques déclare, à ce sujet, à la page 48 de son rapport, publié en février 2010:
Cette détérioration rapide de la situation aurait un impact explosif par la suite, la dynamique des intérêts composés ayant un effet « boule de neige ». Dans les faits, le gouvernement serait soumis à la pression des bailleurs de fonds, comme le Québec l’a vécu au milieu des années 1990 – ou comme le vivent actuellement plusieurs pays européens.
— Le gouvernement serait rapidement obligé de procéder à des réductions majeures des dépenses ou à des hausses considérables des impôts, pour rétablir une situation qu’il aurait tardé à corriger.
Il s’avère très difficile d’identifier clairement les bailleurs de fonds du Québec.
En fait, en se rendant sur le site de la Securities and Exchange Commission, à New York, on trouve bien des « Debt Securities », comme celle-ci valant 3,5 milliards de dollars, daté du 29 septembre 2006 mais généralement parlant, il n’y a pas de compendium « compréhensif » des bailleurs de fonds du Québec.
Ce sont donc les détenteurs de nos prêts qui exercent le plus d’influence sur notre destinée collective et pourtant, bon nombre d’entre-eux n’habitent même pas le Canada!
Comment voulez-vous qu’un citoyen québécois ait quelqu’influence que ce soit lorsqu’un riche banquier new yorkais nous tient avec son couteau financier, sous la gorge?
Tous les partis politiques doivent désormais composer avec ces individus de l’ombre qui préfèrent qu’on ne les connaisse pas tant ils s’enrichissent de manière éhontée, à nos dépens, en collectant des milliards de dollars en intérêts, chaque année.
Si tous les citoyens québécois comprenaient à quel point notre dette nous force à payer des sommes astronomiques (surtout en intérêts sur les intérêts et sur la dette) tout en nous forçant à acquiesser à une multitude de « traités internationaux » ruineux, ils EXIGERAIENT que de la dette soit éliminée, dans les meilleurs délais.
En permettant aux bailleurs de fonds d’exercer de l’influence sur nos décisions actuelles et futures, nous limitons collectivement nos options pour nous sortir de notre terrible problème d’endettement.
Pourquoi est-il si important de voir, nous-mêmes, à régler notre problème d’endettement publique?
Tout simplement parce que les banquiers veulent nous maintenir dans notre médiocrité relative où l’on dispose d’assez d’argent pour payer les intérêts (LEURS intérêts) mais pas assez pour commencer à rembourser le capital.
Bien entendu, les banquiers paient des agences de communication pour essayer de nous endormir en disant vouloir nous « accompagner » dans nos projets mais dans les faits, ils regorgent d’inventivité pour nous maintenir dans la matrice d’esclavage économique qu’ils ont soigneusement conçu.
Il vous appartient, Amis citoyens, de vous lever et d’exiger que l’épouvantable dette du Québec soit adressée, dès maintenant parce que les bailleurs de fonds n’ont tout simplement pas notre meilleur intérêt à cœur.
Tags: endettement, dettes, argent, gouvernement du québec, québec, québécois, citoyens, dette collective, créanciers, bailleurs de fonds, richesse, pauvreté, esclavage économique, banquiers, intérêts, intérêts composés
Le député d’Outremont et ministre des Finances du Québec, Raymond Bachand, aime faire référence à ce qu’il qualifie d’évidences.
Plus tôt, ce mois-ci, le Comité consultatif sur l’économie et les finances publiques a publié son rapport après trois (3) mois intensifs passés à analyser les nombreux volets de nos affaires d’État, au plan financier.
À la page 26, il est question d’une évidence oubliée…
Au terme de ses travaux, le comité consultatif sur l’économie et les finances publiques ne peut que conclure sur une évidence, trop souvent oubliée : quoi que l’on fasse, la seule façon durable de gérer les finances publiques est de faire en sorte que les dépenses augmentent au même rythme que les revenus qui les financent – soit le rythme de la croissance économique.
Les défis auxquels le Québec est confronté nous forcent à respecter cette réalité.
Il serait difficile de faire-fi de cette logique implacable mais là, le gouvernement du Québec croule sous les dettes.
En ce sens, même si l’actuel gouvernement libéral respecte cette « évidence oubliée » et cesse de dépenser au-delà de la capacité de payer des contribuables, nous allons continuer à souffrir de notre terrible niveau d’endettement collectif.
La seule évidence qui devrait prévaloir, dans le Québec d’aujourd’hui, serait celle où l’on fait l’effort commun pour éliminer —le plus vite possible— cette dette qui limite sérieusement (et de plus en plus) notre liberté d’action.
Le service de la dette représente désormais le 3e poste budgétaire, en importance, après la santé et l’éducation.
Les membres du Comité auraient dû insister davantage sur l’évidence qu’une saine gestion des finances du gouvernement québécois passe par l’élimination de son endettement.
Pour arriver à éliminer la dette, le Comité ne propose rien sauf des scénarios pour renouer avec l’équilibre budgétaire, d’ici 2013-2014. C’est mieux que rien mais ce n’est pas assez.
Les citoyens savent que la nébuleuse d’organismes paragouvernementaux doit être nettoyée en profondeur et que des ministères comme ceux de l’Emploi, du Tourisme et de la Culture doivent être dégraissés mais le Comité, lui, n’envisage pas ces possibilités.
À quelques jours du discours du budget 2010 du ministre Bachand, il appartient aux citoyens d’exiger que l’énorme problème récurrent de la dette publique soit adressé avec fermeté, quitte à l’inclure au nombre des « évidences » avec lesquelles il faut composer.
Tags: dette publique, finances publiques, gouvernement, québec, québécois, citoyens, raymond bachand, ministre des finances, comité sur les finances publiques, organismes gouvernementaux, paragouvernemental, argent, capacité de payer, 2010
Le ministre des Finances du Québec, Raymond Bachand, a permis au Comité consultatif sur l’économie et les finances publiques de faire le point sur l’état de notre trésor collectif.
Dans le document intitulé « Une vision durable, pour rester maîtres de nos choix », le Comité étale le fruit de ses trois (3) mois de travaux qualifiés d’intensifs, par le ministre Bachand. Il ne fait aucun doute que le Comité en ratisse large et livre une quantité importante de chiffres que les économistes, experts ou en herbe, peuvent se mettre sous la dent.
Bien qu’il soit difficile, voire impossible, de vérifier la véracité de tous les chiffres qui figurent dans le rapport, il y a des affirmations qui ont de quoi laisser songeur.
Par exemple, à la page 25 du rapport, au moment de tirer les conclusions sur l’état des revenus-dépenses du gouvernement, il est écrit…
« En matière de finances publiques, ne pas agir maintenant serait une grave erreur.«
…et dans les lignes qui suivent, on retrouve l’énoncé suivant:
« Il faut impérativement respecter la cible fixée dans le Discours sur le budget de mars 2009, et rétablir l’équilibre des finances publiques d’ici quatre ans. Reporter au-delà de 2013-2014 la date du retour à l’équilibre nous placerait dans une situation de grande vulnérabilité, puisque c’est à cette date que commenceront à se faire sentir les effets du vieillissement de la population.«
…mais là, il y a une GROSSE contradiction. Soit on agit MAINTENANT ou soit on agit d’ici 2013-2014 mais le rapport souffle à la fois le chaud et le froid sans préciser clairement l’alternative qu’il faudrait privilégier.
En théorie, il faudrait agir maintenant, non?
Qui plus est, il est encore question du fameux vieillissement de la population.
En soi, on serait capables de s’en sortir si les familles étaient encore unies, à savoir que les grands-parents pourraient jouer un rôle à même un tissus familial mais là, avec la logique tordue des CHSLD, il faut « stationner » les « vieux » dans des mouroirs où il faut payer une note salée pour les garder « high » sur leur buzz de pilules chimiques! Pas surprenant que l’on s’appauvrisse et qu’en même temps, les taux de suicides atteignent des sommets, incluant chez les « vieux »!
Ceux qui le souhaitent pourront lire le rapport au complet mais vous y trouverez des perles d’inconséquence à presque chaque page.
Ce qu’il importe de préciser, c’est qu’avec un tel coffre à outils, le ministre Bachand pourra dire ce qu’il veut lors de la présentation de son budget provincial et il demeurera dans les paramètres d’acceptabilité, tels qu’évoqués dans le rapport.
Ce rapport ne serait-il donc qu’une grosse mascarade pour nous endormir?
Il vous appartient de décider par vous-même si ce rapport a vraiment à cœur notre bien collectif ou s’il ne s’agit que d’un gros ouvrage de référence pour tout politicien qui veut donner l’impression d’avoir raison, qu’importe ce qu’il déclare.
Après avoir passé plusieurs heures à lire le rapport, j’ai appris de nombreuses choses et je vous en reparlerai dans mes prochains billets mais pour l’heure, je me demande si l’intérêt des Québécois est vraiment pris en compte par les individus qui écrivent de tels documents et ensuite, par ceux qui s’en inspirent.
Les chiffres y sont tellement glorifiés qu’on dirait que les Québécois ne sont que des robots, dans leur conception de la vie.
Enfin bref, si vous comprenez quelques chose aux véritables priorités énoncées dans ce rapport, éclairez la lanterne de tous ceux qui sont restés sur leur appétit.
Tags: comité consultatif, finances publiques, état des finances, trésor publique, raymond bachand, ministre des finances, québec, citoyens, rapport sur les finances, québécois, argent, richesse, priorités du québec