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Le taux directeur haussé à 1%

Il semble que Mark Carney, le directeur de la Banque du Canada, ait la gachette facile, ces temps-ci!

En date du mercredi, 8 septembre 2010, il a de nouveau haussé le taux directeur de 0,75% à 1%, portant à 400% les hausses depuis le 31 mai 2010, date à laquelle le taux de 0,25% était encore en vigueur.

Est-il vraiment possible que l’économie du Canada ait tant changé, en moins de 70 jours?

Bien sûr que non — même les États-Unis ont maintenu leur taux de base à 0,25% sans même penser y toucher. Alors qu’est-ce qui titille tant notre Monsieur Carney, de notre côté de la frontière?

Se pourrait-il qu’il offre des arguments en or à ses amis des grandes banques canadiennes qui cherchent, par tous les moyens, à augmenter leurs bénéfices pour satisfaire l’appétit de leurs actionnaires? En effet, malgré des centaines de millions de dollars de bénéfices nets, les grandes banques canadiennes se disent généralement « déçues » de leurs performances alors un p’tit « boost » du taux directeur leur offre une fenêtre d’opportunité inespérée pour renégocier leurs prêts et hypothèques à la hausse.

Enfin bref, il se pourrait que cette escalade plutôt rapide du taux directeur ne soit qu’une énième tactique pour vider les poches des ménages canadiens qui commençaient à se sortir la tête de l’eau.

Mais il n’y a pas que des mauvais côtés à un taux directeur plus élevé.

Bien sûr, les détenteurs d’hypothèques vont saigner de l’argent mais le trésor fédéral se remplira plus vite en raison du « loyer de l’argent » versé par les institutions financières du pays pour « mettre l’argent en circulation », principalement via des mécanismes d’endettement (crédit à la consommation, prêts et hypothèques). Comme quoi tout n’est pas noir!

Un taux directeur à 1% donne également à penser que l’économie canadienne est plus solide puisqu’elle est en mesure d’exiger d’avantage de « redevances » pour permettre aux institutions financières d’avoir « accès à l’argent » mais là, ce n’est pas très clair car l’économie canadienne est en train de passer un épisode éprouvant où ce sont les gouvernements qui financent « la relance » alors que les entreprises peinent à boucler leur budget.

Pour le deuxième trimestre de 2010, l’économie canadienne a affiché un taux de croissance annualisé de 2,0% en baisse par rapport au taux de 5,8% du premier trimestre et c’est là qu’on voit que Mark Carney est peut-être en train de nous faire très mal, globalement, parce que des économistes attribuent le ralentissement de la reprise économique canadienne à l’anticipation des hausses des taux d’intérêt.

Il y a fort à parier que si Mark Carney s’était tenu tranquille à 0,25%, les consommateurs canadiens n’auraient pas appliqué les freins dans leurs dépenses (comme ils viennent de le faire).

Il faut remonter au 20 janvier 2009 pour retrouver un taux directeur à 1%, au Canada.

Ça aura donc pris 596 jours pour revenir à 1%, soit moins de 2 ans.

Au point où l’on en est, ce serait urgent qu’on tienne des audiences publiques et populaires sur l’avenir de notre gestion du taux directeur parce qu’en ce moment, on a la nette impression que les gagnants sont dans le camp des banquiers et que les perdants, ce soient « les autres » dont nous faisons tous partie.

Tant que les Canadiens accepteront (par méconnaissance ou par naïveté) que les grandes banques perçoivent un intérêt sur tous les dollars canadiens qui sont « créés » via l’un ou l’autre des mécanismes d’endettement qu’elles offrent aux consommateurs (intéressés à s’endetter), les citoyens canadiens continueront de s’enliser dans les dettes, à tous les niveaux (personnel, familial, municipal, provincial, fédéral et international).

Plus que jamais, il serait temps que les Canadiens s’intéressent au concept des coopératives de microcrédit pour se donner les moyens de contourner les banques afin d’avoir accès à l’argent, directement depuis la Banque du Canada.

Tags: 1 pour cent, 1%, taux directeur, taux de base, banque du canada, mark carney, hausse du taux de base, augmentation du taux directeur, économie, argent, dettes, endettement, consommateurs, canada, québec

Notre taux directeur monte à 0,5%

Alors qu’on serait en droit de s’attendre que la Banque du Canada régule son taux d’intérêt dans le meilleur intérêt des Canadiens, on se rend bien compte que ce n’est pas le cas.

Existe-t-il un seul Canadien, en ce moment, qui se plaint que ses emprunts ne coûtent pas assez cher?

Bien sûr que non — les bas taux d’intérêts aident les Canadiens à diminuer leur endettement et à s’enrichir plus vite. Il y a des gens qui s’endettent mais pour ceux qui veulent se sortir de l’endettement, c’est un temps idéal.

Alors qui diantre déchire sa chemise pour que notre taux directeur augmente de 0,25% (pour passer à 0,5%)?

Et bien, si l’on se fie à cet extrait du communiqué de presse de la Banque du Canada, ce ne seraient pas les Canadiens qui réclament cette hausse (de 200%):

« Ã‰tant donné l’incertitude notable pesant sur les perspectives, toute nouvelle réduction du degré de détente monétaire devra être évaluée avec soin, en fonction de l’évolution économique à l’échelle nationale et internationale. »

Avez-vous bien lu?

On y parle de l’évolution économique « internationale » et pour quiconque suit l’actualité, c’est clair qu’on fait référence aux difficultés que vivent certains pays européens comme la Grèce, le Portugal, l’Espagne et même des superpuissances comme la Grande-Bretagne et la France!

Autrement dit, notre taux directeur monte « en fonction de l’évolution économique nationale » certes mais aussi, en raison des évènements qui ont cours, à l’international.

Pour « le meilleur intérêt des Canadiens », on repassera!

Avant de regarder ce qui se passe chez les voisins, Mark Carney et « sa gang de banquiers » devraient mieux comprendre ce qui se passe ici, au-delà des sacro-saintes statistiques officielles rose-bonbon qui brossent trop large et ignorent sciemment les énormes difficultés financières de nombreux ménages, d’un bout à l’autre du pays.

En plus de tout ça, c’est quelque peu pathétique que le Canada soit le premier pays du G7 à hausser son taux directeur et ainsi resserrer sa politique monétaire, un taux auquel elle n’avait pas touché depuis le mois d’avril 2009. Pourquoi ne pas avoir attendu d’être contraint à hausser le taux plutôt que de le faire avant tout le monde?

Qu’est-ce qui pressait tant?

Encore des questions pour lesquelles nous n’obtiendront jamais de « vraies » réponses!

Si l’on se rappelle bien, le gouverneur de la banque centrale, Mark Carney, avait promis de ne pas hausser les taux pour aussi longtemps qu’il le pourrait et à l’époque, on estimait cette promesse à environ deux (2) ans mais là, on voit que ça n’aura pris qu’un peu plus d’un (1) an pour reprendre le chemin haussier pour le taux directeur qui, sans délais, signifie une hausse généralisée de tous les autres taux d’intérêt, au Canada.

Les Canadiens vont passer à la caisse et attendez-vous que les hausses ne se limiteront pas à 0,25%!

Les banquiers canadiens vont en profiter pour s’en mettre plein les poches avec cette hausse.

Dans le contexte actuel, les Canadiens ont besoin d’un taux d’intérêt aussi bas que possible mais malgré que la récente hausse du taux de base menace de plomber le dollar canadien, la Banque du Canada n’exclut pas d’autres hausses. Certains analystes s’attendent même à des hausse progressives d’ici la fin de l’année.

Si ce n’est pas le dollar canadien qui prends le coup, ce sera le secteur de l’immobilier et plus généralement, les investissements qui vont être remis à plus tard, faute d’un accès abordable à de nouvelles liquidités.

Certes, le taux de 0,25% avait été décrit comme un « taux d’urgence » mais qu’est-ce qui se produira si la relance de l’économie mondiale ne se produit pas, en raison de la crise budgétaire européenne et la faiblesse des banques espagnoles (pour ne nommer que celles-là)?

En haussant le taux de base à 0,5%, la Banque du Canada mise gros car dans le contexte actuel (même si les taux d’intérêts demeurent assez bas), un proverbial rien peut faire fondre la confiance des consommateurs.

L’avenir nous dira si la Banque du Canada a vu juste avec cette hausse du taux de base que paient les banques canadiennes avant de nous re-prêter l’argent à un taux d’intérêt bien plus élevé.

Tags: taux d’intérêt, taux préférentiel, taux de base, taux directeur, intérêts, banques, banque du canada, mark carney, gouverneur, hausse, 0.5%, canada, québec, crise européenne, g7

L’idée géniale des coopératives de microcrédit

Les institutions financières canadiennes ne servent plus les Canadiens — elles se servent, elles.

En plein cÅ“ur d’une récession qui n’en finit plus de sévir dans toutes les classes de notre société alors que les banques se tournent les pouces en regardant des millions de gens sombrer dans l’endettement excessif, il nous faut une alternative pour sortir, une fois pour toutes, du cycle actuel d’endettement.

Il faut créer de la richesse, au Canada!

Pour ce faire, il nous faut prendre en main la gestion de notre argent, incluant la partie actuellement prise en charge par les institutions financières.

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Mon idée, c’est d’établir des coopératives de microcrédit dans toutes les familles et tous les groupes qui le souhaitent afin que l’argent puisse être emprunté au taux de base de la Banque du Canada, comme le font les institutions financières.

Autrement dit, nos petites coopératives pourraient emprunter l’argent à 0,25% (un taux de base historiquement bas) pour ensuite le prêter à 0,5% (se gardant une marge de profit de 0,25% pour les opérations) — ce serait génial pour éliminer, ipso facto, toutes les dettes, incluant celles sur des cartes de crédit.

Et le plus motivant, dans tout ça, c’est qu’une fois les frais d’opérations payés, les profits restants sont versés aux membres!

Ainsi, ce sont les Canadiens qui s’enrichiraient et non les grandes institutions financières.

Il y a actuellement deux choses qu’il faut éliminer, à la Banque du Canada…

  1. l’obligation de conserver 5M$ en réserve — c’est totalement mésadapté pour le concept de coopératives de microcrédit;
    • aucune coopérative de microcrédit, opérée par des Canadiens « moyens », ne peut payer 5M$ pour avoir « le droit » de faire de petits prêts;
  2. l’hyper-complexité bureaucratique et administrative pour avoir le « privilège » d’emprunter à la Banque du Canada;
    • la complexité sied aux banques qui rend la vie impossible à toute concurrence qui voudrait s’en prendre à leur oligopole mais il faut simplifier la structure actuelle pour que ce soit adapté à la réalité des coopératives de micr0crédit.

Une fois ces obstacles levés, il faudra programmer un système en logiciel libre (« open source ») pour gérer les flux d’argent, en provenance de la Banque du Canada vers la coopérative puis, vers le membre qui contracte un emprunt et bien sûr, de l’emprunter à sa coopérative de microcrédit qui rembourse (selon une méthode adaptée) la Banque du Canada.

Ce serait un jeu d’enfant de complexifier ce système mais pourquoi pas se distinguer des grandes banques en le gardant simple?

La simplicité est un signe d’intelligence et de souci de l’efficacité alors que la boulimie administrative est un signe d’insécurité et d’irrespect envers ceux qui doivent tolérer un tel niveau d’incompétence relative.

Il faut battre les banques à leur jeu (parce qu’elles jouent avec nous et avec nos vies, sans aucune gêne) en reprenant le plein contrôle de la devise canadienne, via des millions de coopératives de microcrédit.

Si nous unissons nos forces, ça peut aller très vite.

IMPORTANT

Appel aux lecteurs de ce blogue…

  • Je sais que plusieurs gens fortunés lisent ce blogue (merci!) et là, si vous aimez mon idée, j’ai besoin de vous!
  • Écrivez-moi et dites-moi de quelle façon vous pouvez m’aider à financer la mise sur pied de ce projet — idéalement via un don ou une série de dons car j’aimerais garder cette idée gratuite et ouverte (une idée « open source », en quelque sorte).
    • S’il-vous-plaît, aidez-moi à sauvegarder la souveraineté financière de tous les Canadiens et à transformer notre pays en super-puissance économique (plusieurs fois plus riche qu’actuellement) où la richesse est distribuée plus équitablement, entre autre chose.
  • Aussi, ceux qui n’ont pas les moyens de me financer sont invités à se joindre à moi — écrivez-moi pour me dire comment vous aimeriez contribuer au succès de ce projet.

Ça commence tout petit mais il faut bien commencer quelque part ; )

Tags: coopératives, microcrédit, argent, prêts, endettement, dettes, institutions financières, banques, caisses populaires, banque du canada, taux de base, taux préférentiel. taux d’intérêt, cartes de crédit, services financiers, réinventer l’accès à l’argent, canada, québec

Les banquiers sont-ils des voleurs?

De plus en plus de Canadiens semblent s’intéresser aux banques, à leurs banquiers et à leurs activités, en ces temps de récession, partout au pays.

C’est une bonne chose puisque l’argent qui passe entre leurs mains nous reviens toujours amputée de la part qu’ils gardent inévitablement pour eux, afin, disent-ils, de nous offrir un « haut-niveau de service ».

Via des sociétés sous leur contrôle direct ou indirect, comme lorsqu’une compagnie leur doit beaucoup d’argent et doit fréquemment renégocier les conditions d’un prêt, les banquiers occupent une place démesurée dans notre société puisque leur sphère d’influence dépasse largement leur « champ de compétence ».

En ce sens, les seules choses qu’on entend des banques et des banquiers, c’est qu’ils tentent de « sauver l’économie », « faciliter l’accès au crédit pour les jeunes couples souhaitant acheter leur première résidence » ou encore, « permettre aux entreprises d’ici de prospérer ». Ces messages sont martelés sans relâche dans les « grands médias » qui, sauf de rares exceptions, ne s’attardent jamais sur la véritable mécanique de leurs activités.

Il se pourrait que plusieurs Canadiens moins familiers avec le côté sombre des banques soient surpris de découvrir qu’ils utilisent leur position stratégique, dans notre société canadienne, pour nous asservir et s’enrichir indûment sur notre labeur et ce, sans jamais créer de richesse!

Et oui, les banques sont l’équivalent technique d’un parasite.

Les « cravatés de Bay Street » préfèrent qu’on dise d’eux qu’ils sont visionnaires, philantropes ou généreux mais si vous prenez la peine de regarder derrière leur voile d’illusions soigneusemet entretenues, vous pourrez admirer le génie de leur mécanisme soigneusement dissimulé d’esclavage économique contrôlé.

Pour bien comprendre les banquiers et leur agenda de tyrannie, il faut comprendre les mouvements de l’argent.

Allons-y, point par point, pour bien comprendre:

  1. Les Canadiens élisent des députés qui forment un gouvernement, au Parlement;
  2. Ces députés, indépendamment ou via leur formation politique, parlent au nom des Canadiens;
  3. En tant que « mandataires » des 33M de Canadiens, 308 députés (pour la plupart, suivant une « ligne de parti » et donc, ne décidant RIEN par eux-mêmes) décident de tout ce qui tombe sous leur responsabilité, au nom des Canadiens qui, eux, n’ont le droit de faire valoir leur point au Parlement que via leur député (qui les écoute rarement, dans les faits);
  4. Donc, parmi les députés, il s’en trouve un (membre du parti politique au pouvoir) qui prend la tête du puissant ministère des Finances du Canada où toutes les décisions concernant l’argent ont lieu;
  5. Ce député devenu ministre des Finances représente le gouvernement du Canada qui est le seul actionnaire de la Banque du Canada qui a le mandat d’émettre ou d’imprimer l’argent (il faut savoir que moins de 5% de l’argent créé l’est sous forme de monnaie-papier, le reste étant créé électroniquement);
  6. Vous me suivez toujours?
  7. Très bien, on continue! Vous allez voir, ça devient intéressant…
  8. La Banque du Canada, ayant reçu la permission du ministre des Finance de prendre à sa charge l’établissement de la politique monétaire du Canada, s’occupe de décider combien d’argent se « créé » et à quel taux il est prêté aux banques (via le « taux de base », présentement à 0,25%) qui, à leur tour, sont appelés à le passer aux emprunteurs qui satisferont à leurs critères;
  9. Or, il se trouve que les discussions menant aux très importantes décisions qui se prennent dans les différents « conseils » de la Banque du Canada, incluant au Conseil d’administration, ont lieu derrière des portes closes et ce, dans le plus grand secret;
  10. En clair, aucun Canadien n’a le droit de savoir de quoi discutent les « administrateurs » lorsqu’ils préparent leurs politiques monétaires qui, une fois décidées, seront finales et sans appel, pour tous les Canadiens;
  11. Vous commencez à voir comment ça marche?
  12. Attendez, ça continue…
  13. Un nombre inquiétant de ces « administrateurs » ont entretenu ou entretiennent toujours des liens avec le secteur bancaire canadien ce qui devrait, en temps normal, les disqualifier d’occuper leur poste mais pas à la Banque du Canada où, apparemment, le lobby direct ou indirect des banques prend presque toute la place (ceux qui en parlent à l’interne risquent d’ailleurs leur emploi, rien de moins);
  14. Certains administrateurs ont un titre de comptable, d’avocat ou de gestionnaire mais aucun n’a le titre de « citoyen » à proprement parler et pour cause puisque dans tous les « conseils » de la Banque du Canada, on ne trouve aucun « citoyen régulier » qui s’y trouve pour défendre les intérêts des siens… il n’y a que des « corporatistes »;
  15. Les riches banquiers, forts de leur contrôle « par extension directe ou non » de la Banque du Canada, s’assurent que les décision qui y sont prises vont toujours dans le sens de leur enrichissement tout en asservissant toujours plus les Canadiens sous le poids de leurs prêts avec intérêts;
  16. C’est ici que la mécanique financière s’enclenche…
  17. Un banquier « emprunte » de l’argent de la Banque du Canada à chaque fois qu’un Canadien veut avoir accès à de l’argent (et qu’il satisfait à tous les critères du banquier), via:
    • un prêt personnel;
    • un prêt-auto;
    • un prêt pour les études;
    • un hypothèque;
    • du crédit à la consommation (via une carte de crédit);
    • une marge de crédit (au moment où elle est entamée);
    • ou encore, toute autre forme de prêt.
  18. Le banquier obtient l’argent du prêt au taux de base, soit 0,25%, actuellement;
  19. L’emprunteur (le « citoyen » Canadien) obtient ensuite cet argent mais à un taux beaucoup plus élevé, variant (actuellement) de quelques 5% pour les hypothèques, à 8% pour les prêts personnels et 20% (ou plus, beaucoup plus) via les cartes de crédit;
  20. Rappelons que l’argent qu’a obtenu le banquier (dans le but de le « prêter ») provient, à 100%, des poches de l’emprunteur qui est assis devant lui!
    • Concrètement et pour bien illustrer le processus…
    • Le banquier prend le montant du prêt de la poche gauche de l’emprunteur (via le droit de parole que celui-ci a DONNÉ à son député qui, à son tour, l’a DONNÉ au ministre des Finances qui, à son tour, l’a DONNÉ à la Banque du Canada qui a émis, au nom du citoyen, le montant du prêt).
    • Puis, le banquier remet cet argent, moins ses « frais » et l’intérêt qu’il percevra, au fil du temps à titre de « loyer sur l’argent », dans la poche droite de l’emprunteur.
    • Ainsi, le banquier s’enrichit SANS CRÉER QUOIQUE CE SOIT et en appauvrissant irrémédiablement le citoyen qui fait figure de dindon de la farce, qu’il le sache ou non.
  21. Soulignons qu’avant que le citoyen ne demande le prêt, l’argent demandé N’EXISTAIT PAS. Ce n’est que lorsque le citoyens a obtenu son « approbation de prêt » que le banquier a « créé », en monnaie électronique (qui n’aura pas à être imprimée sur du papier), le montant total du prêt.
    • Ce processus de « création de monnaie » n’est pas anodin puisque la plupart des gens croient, à tort, que c’est la Banque du Canada qui « créé » l’argent (c’est vrai, dans un petite mesure… peut-être 10%, au maximum) alors qu’en réalité, ce sont les « institutions financières » qui, en accordant des prêts, créent de l’argent électronique (dont la création est avalisée de manière instantanée, à la Banque du Canada). Il s’agit bel et bien de « chiffres dans un ordinateur » — sans autre formalité.
    • Pour les banquiers, chaque nouveau prêt promet sa part de rendement et c’est une excellente nouvelle (pour eux);
    • Pour les citoyens Canadiens, c’est tout le contraire. Comme la valeur de notre devise augmente avec sa rareté, chaque émission d’argent neuf diminue cette même « rareté » et donc, la valeur, de notre monnaie.
    • En clair, plus il y a d’argent en circulation, plus nous sommes en proie, en tant que citoyens Canadiens détenteurs d’une certaine quantité de monnaie, de subir les effets dévastateurs de l’inflation (où tout coûte plus cher parce qu’il y a plus d’argent en circulation) et conséquemment, de la diminution de notre pouvoir d’achat.
    • Ouch! C’est pourquoi 100$CA en 1970 valait BEAUCOUP PLUS que notre 100$CA d’aujourd’hui.
    • Dans une société responsable, la « création de monnaie » serait un processus plus prudent que l’approche des banquiers qui prêtent abondamment pour collecter encore plus de lucratifs « frais d’intérêt » contribuant alors doublement à l’appauvrissement individuel et collectif de tous les Canadiens… incluant ceux qui n’empruntent pas d’argent!
  22. Insistons enfin sur le fait que les banquiers, dans leurs « conditions de prêt d’argent » se protègent d’un défaut de paiement en créant des liens sur les équités de l’emprunteur (parfois, ce sont des meubles, parfois, c’est une maison… ça varie selon les avoirs de l’emprunteur).
    • Lorsqu’un défaut de remboursement d’un prêt survient, le banquier gagne sur tous les fronts.
    • Rappelons que l’argent prêté par le banquier ne lui appartenait pas (il ne l’a pas pris de « ses poches », pour faire image) alors, le défaut qu’il inscrira à son tour comme une « perte », ne lui coûtera RIEN… et il pourra conserver les intérêts récoltés (qui pourront être assujettis à l’impôt mais grâce au travail assidu de leurs fiscalistes, il y a de fortes chances qu’aucun impôt [ou alors, très peu] n’ait à être payé pour ce gain).
    • Puis, afin de compenser sa perte (déjà comptabilisée comme telle), il obtiendra, habituellement via les services d’un huissier, le plein remboursement de la balance du prêt PLUS les intérêts dûs à échéance payables immédiatement, grâce aux fruits de la liquidation de tous les actifs sous lien que l’emprunteur aura précédemment concédé, via le « contrat de prêt ».
    • Il s’agit d’une opération « sans douleur » pour le banquier qui confie le « sale boulot » au huissier qui, à la fin de son intervention, se paie et remet le solde au banquier via un chèque.
    • Pour le citoyen Canadien, cependant, le cauchemar ne fait que commencer. Probablement déjà affaibli financièrement, il perd ensuite des biens physiques souvent essentiels à sa vie, au quotidien, ce qui signifie des jours très sombres où il devient presqu’impossible de « se relever », financièrement.
    • Qui plus est, les banquiers ne se contentent pas de déposséder les citoyens de leurs biens (jusqu’au strict minimum). Ils expédient une note défavorable à (au moins) une entreprise qui centralise les dossiers de crédit afin de décourager d’autres institutions financières de consentir un prêt à l’emprunter qualifié, à leurs yeux et selon eux, de « fautif ».
    • Dans les faits, l’argent appartenait (à l’origine) au peuple Canadien tout entier. En ce sens, en cas de défaut, le capital de départ devrait être dû au peuple canadien (qui devrait pouvoir automatiquement racheter la balance de capital dû + le taux de base payé par la banque) et seuls les intérêts devraient être dûs aux institutions financières (prêteuses) mais non, il se trouve que les règles en place permettent à la banque de s’arroger la totalité du « prêt en défaut » (capital + intérêts + frais).
  23. Ce processus a lieu tous les jours où des prêts sont consentis et puisque la majorité des prêts ont lieu via des cartes de crédit et des marges de crédit, on peut dire que de l’argent neuf est créé en tout temps, sans arrêt.
  24. À cause de cette façon de faire et en raison des comportements sauvages de trop nombreux banquiers qui « suivent des règles » unilatéralement favorables à leur employeur avant d’aider véritablement l’emprunteur, souvent victime d’un grave manque d’éducation au sujet de l’argent, plusieurs Canadiens entretiennent une très mauvaise opinion des banquiers.
  25. En conclusion, certains Canadiens (pour des raisons qui leurs sont propres) vont jusqu’à dire que les banquiers ne sont rien d’autre que de vulgaires voleurs.

Est-ce que ces Canadiens aux opinions tranchées vont trop loin en qualifiant les « joyeux banquiers » de voleurs?

À vous de vous faire votre propre opinion.

Par exemple, si je vous prenais de l’argent dans la poche gauche et que je la remettais dans votre poche droite après vous avoir soutiré des frais, une promesse de payer des intérêts et des liens sur vos biens de valeur (en cas de non-paiement… d’argent qui vous appartenait déjà) et que je remettais un microscopique 0,25% (de taux de base) à une « banque centrale » sous le contrôle d’un ministre des Finances qui paraît d’abord sympathique à « mes » intérêts, diriez-vous de moi que je suis un « honnête homme » ou encore, un « bandit »?

Votre réponse vaut celle d’une autre personne.

Les banquiers, si l’on se fie à l’image qu’ils aiment véhiculer de leur personne, de leur profession et de leur « industrie » se couvrent de superlatifs et se disent les défenseurs de toutes les valeurs les plus nobles de notre société moderne. Rien ne laisse présager que certains de ces individus qui se présentent comme étant « plus blancs que blanc » soient en fait, des « voleurs » ou pire, qu’ils le soient tous.

Et pourtant…

Un nombre de plus en plus grand de Canadiens persistent et signent: les banquiers profitent de la naïveté grossière d’une majorité de Canadiens qui n’ont pas le temps, l’intérêt ou la capacité de comprendre les mécanismes (souvent entretenus dans le plus grand secret) qui leur assure une richesse sans cesse plus grande au moment où les autres citoyens, eux, continuent de s’appauvrir.

La création de monnaie, via la Banque du Canada, devrait avoir lieu dans l’intérêt des individus et non des « corporations », ces « personnes morales » qui n’ont d’existence physique que le papier où est inscrit leur nom.

En permettant aux institutions financières de s’enrichir sur le dos des Canadiens, notre actuel ministre des Finances, le Conservateur Jim Flaherty, inscrit son action dans le même sillon que ses prédécesseurs qui nous ont offert, sur l’autel de l’avarice (comme on offre un agneau pour un sacrifice sauvage), ou les « grands prêtres » des banques (ceux qui représentent l’essentiel de leur « lobby » d’intérêt privé) s’activent pour préserver les « règles » qui leur permettent de conserver les choses telles qu’elles sont.

Les Canadiens les plus perspicaces auront compris que si Jim Flaherty prenait vraiment le parti des citoyens Canadiens, ceux-ci obtiendraient TOUS leurs prêts à un taux très faible. Par exemple, en empruntant directement de la Banque du Canada, avec des règles plus strictes (ce serait normal), tous les citoyens canadiens auraient actuellement droit au « taux de base » de 0,25%. Les intérêts recueillis retourneraient au trésor (et non dans les poches des riches banquiers) alors ce ne serait même plus désagréable de payer de l’intérêt… parce que l’argent nous reviendrait!

Au lieu de ce nirvana financier —pourtant facilement accessible— où les cartes de crédit n’auraient même plus leur raison d’être tant les gens disposeraient d’un levier financier abordable, Jim Flaherty et tous ses « amis » conservateurs se taisent et multiplient les « règles » qui favorisent unilatéralement les institutions financières.

Quelle déception…

Tout expert de la finance qui vaut son salaire vous dira que le système financier canadien d’aujourd’hui (et d’hier, depuis que les banquiers en ont pris le contrôle) ne favorise pas les Canadiens.

À vous de sortir de votre hypnose médiatique « pro-banques » pour vous demander si le système en place travaille vraiment pour vous ou si ce n’est pas vous qui travaillez, sans le savoir, pour engraisser le système (tout en vous appauvrissement, jusqu’à ce que vous n’ayez plus rien).

Les banquiers vous parleront de la pluie et du beau temps pendant des heures. Ils vous donneront leur opinion sur une multitude de sujets. Sérieusement, ils ont plein de choses à dire. Et ils peuvent être fort intéressants!

Ceci dit, lorsque vous voulez les entendre se taire et tourner les talons, questionnez-les « on record » (en leur disant que vous allez les citer dans un média) à propos des mécanismes d’approvisionnement en argent de leur institution financière et de leurs « politiques internes » liées aux prêts et là, vous allez voir qu’ils tiennent à leur emploi avant de tenir à vous informer.

Un banquier qui se risquerait à vous expliquer les rouages (tenus aussi secrets que possible) de l’approvisionnement en argent risquerait sa carrière… et peut-être plus. Alors, il faut les comprendre de se transformer en huitres dès que les questions deviennent « plus sérieuses », à propos d’eux, de leur employeur et de leur « belle industrie ».

Et n’attendez pas de réponses des « relations publiques » qui n’existent que pour offrir des réponses incomplètes ou discréditer la pertinence des « questions sensibles » et ainsi, gagner du temps dans l’espoir que celui qui pose ces questions finisse par passer à autre chose (ce qui est habituellement le cas).

En tant que citoyen Canadien capable de réfléchir par vous-même, il vous appartient de décider si c’est ce système financier que vous voulez.

Si vous croyez que les cartes de crédit à 19,4% d’intérêt représentent ce qu’il y a de mieux pour vous et tous vos concitoyens, réjouissez-vous car c’est ce qui est offert aujourd’hui!

Advenant que vous ayez goûté à la médecine des règles bancaires outrancièrement tatillonnes, aux frais et aux intérêts sur les prêts ou encore, que vous ayez vu, de votre propres yeux, les effets qu’ils entrainent, il se pourrait que vous fassiez déjà partie des Canadiens qui s’opposent à ce que les banquiers puissent continuer leur manège, sans être embêtés.

Qu’importe votre position, pour ou contre l’actuel système d’approvisionnement en devise canadienne (réservé, dans les faits, à l’oligopole des institutions financières qui, par la suite, profitent de leur accès exclusif pour « revendre » l’argent à vil prix) vous devrez vous faire entendre autrement que par votre député parce que celui-ci n’a visiblement aucun intérêt à questionner l’ordre actuel des choses qui favorise les richissîmes banquiers qui, ô hazard, se retrouvent habituellement en tête de liste des « financiers » de leur campagne électorale, de leur parti politique et des causes qu’il défend.

Dans de telles circonstances, ce sont les Canadiens, eux-mêmes, qui doivent s’éduquer à propos de l’argent pour forcer les députés à se plier à la volonté du peuple plutôt qu’aux caprices clairement avaricieux des puissants banquiers.

Sans tomber dans la religion, rappelons que Jésus Christ s’est « choqué-noir » une seule fois dans toute sa vie et c’était contre les « changeurs du temple« , soit les banquiers de l’époque. Il les a PHYSIQUEMENT chassé ces « changeurs » juifs du temple et les a verbalement vilipendé en leur interdisant de se revenir.

Ils se sont plaints à l’Empire romain et on connaît la suite (le châtiment de la crucifixion).

Environ 2,000 ans plus tard, le Fils de Dieu trouverait bien triste que nous soyons devenus les esclaves financiers des « changeurs du temple » de notre temps.

Il faut surtout se demander pourquoi Jésus, au cours de sa vie, ne s’en est pris qu’à un seul groupe de gens. Nul besoin d’être Catholique pour se poser une telle question. Il suffit de s’intéresser au piège des intérêts qu’utilisent à fond les banquiers pour comprendre la colère sans équivoque du Fils du Dieu-tout-puissant qui a versé son sang pour nous.

Enfin bref, à vous de porter intérêt ou non à cette histoire rapportée dans toutes les versions de la Bible (même les plus anciennes).

Au moins, ça explique peut-être pourquoi les grands banquiers, membres clé du nouvel ordre mondial, favorisent tant la création d’un gouvernement mondial obéissant aux principes de l’éthique (dont les règles sont déterminées par des hommes) plutôt qu’à une ou plusieurs religions où, justement, les banquiers n’ont jamais une réputation enviable.

Le dicton dit que « le chien ne doit pas mordre la main qui le nourrit ». Or, dans cette histoire, la main qui nourrit les banquiers, c’est LA NÔTRE (celle des citoyens canadiens) et il se trouve que les banquiers nous mordent sans arrêt, sans gêne et sans réserve. Il va falloir se demander, un jour, si c’est normal qu’on laisse le chien s’en tirer à si bon compte…

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Le huard qui reprend des forces

Si vous faites partie des millions de Canadiens qui œuvrent dans un secteur dépendant des exportations, notamment vers les États-Unis, la montée du huard pourrait vous rendre nerveux.

En effet, voici un exemple de la variation du taux de change (avec le dollar américain), observé en un seul mois…

  • Mardi, 21 avril 2009
    80,74 (cents pour 1$US)
    -1,56¢US
  • Jeudi, 21 mai 2009
    87,69 (cents pour 1$US)
    +1,21¢US

Ça fait depuis le 4 novembre 2008 que nous n’avons pas connu un dollar aussi fort.

Avec la baisse du huard aussi bas que 77¢US le 5 décembre 2008 et le 3 mars 2009, pas surprenant qu’autant d’entrepreneurs-exportateurs aient de la difficulté à budgéter leurs dépenses et leurs revenus!

Si vous avez des achats d’équipements à faire aux États-Unis ou à l’étranger, ça peut être plus avantageux maintenant mais pour les milliers d’entreprises qui exportent, ça peut signifier qu’il faudra revoir à la baisse les prix de vente pour demeurer concurrentiels.

Les raisons qui expliquent les hauts et les bas du huard ne font pas l’unanimité.

Certains pensent que la politique d’abaissement à 0,25% du taux de base, à la Banque du Canada, a envoyé des signaux qui favorisentla consommation et donc, une certaines rareté de l’argent (au moment où, bizarrement, les banques sont très frileuses pour les prêts… même si « leur loyer de l’argent » ne leur coûte à peu près rien), ce qui a contribué à faire remonter la valeur du dollar.

D’autres pensent que c’est une conséquence directe de la dette américaine, qui était à quelques 8 trilliards de dollars avant l’arrivée de Barack Obama et qui totalise maintenant quelques 6 à 14 trilliards de dollards DE PLUS (selon les estimés du Congrès ou des experts — il y a tellement de documents secrets qu’on ne sait plus qui a raison ou qui dit la vérité). Cette dette colossale, qui ne pourra vraisemblablement jamais être remboursée tant elle est énorme, fait peur aux détenteurs de devises américaines qui se réfugient ailleurs, notamment en faisant le plein de devises canadiennes. D’où la montée de notre huard.

Dans les faits, il y a probablement une action combinée de plusieurs facteurs, aussi bien économiques que politiques que conjoncturels, qui se combinent afin d’influer à la hausse sur notre devise.

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