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Desjardins a trouvé un autre moyen pour faire de l’argent sur le dos de ceux qui utilisent leur produit de marge de crédit.
Typiquement, un membre d’une Caisse populaire Desjardins paie 10,25% d’intérêt, sur sa marge de crédit mais dès le mois de janvier 2010, ce taux passera à 12,75%, soit à 9% au dessus du taux de base préférentiel de Desjardins qui se situe, en ce moment, à 3,75%.
Une marge de crédit à 12,75% d’intérêt, ça commence à être lourd à supporter.
Par comparaison, une marge de crédit de 5 à 10k$ peut être accordée à un individu qui gagne environ 35k$, via la Banque Scotia et le taux d’intérêt varie entre 4 et 5% — toute une différence avec Desjardins.
Chez Desjardins, l’excuse toute trouvée a, semble-t-il, à voir avec le « coût du financement » qui aurait augmenté. C’est très flou comme explication mais on se doute qu’ils veulent diminuer leur niveau de risque pour des « prêts d’argent » pour lesquels il n’existe pas nécessairement de collatéral à saisir, dans le cas d’un défaut de paiement.
Toujours selon Desjardins, le fait que le taux de base de la Banque du Canada demeure campé dans son creux historique de 0,25% n’a RIEN à voir avec leur « besoin » d’augmenter leur taux d’intérêt de manière aussi radicale.
Disons qu’avec des marges de crédit à 12,75%, Desjardins perd de son attrait pour de nouveaux clients et risque, au passage, de perdre ceux qui refuseront de se faire soutirer autant d’argent lorsqu’ils auront à utiliser leur marge de crédit.
Pour se donner bonne conscience, Desjardins offre à ses membres de remplacer (lire: fermer) leur marge de crédit pour y substituer l’option de financement offerte par une carte de crédit à taux réduit, comme la carte de crédit Visa Modulo, de Desjardins.
Bien que la stratégie ait du mérite, il faut se demander où veut en venir Desjardins lorsqu’à l’évidence, sa manÅ“uvre de hausse rapide du taux d’intérêt des marges de crédit a pour effet de pousser les gens vers une utilisation « alternative » pour leur carte de crédit VISA où généralement, le risque de s’endetter est bien plus important.
Il va falloir que Desjardins prenne le temps de se rappeler ses origines coopératives et qu’il cesse d’abuser de la politesse de ses membres qui, dans la plupart des cas, n’ont d’autre choix que d’accepter cette hausse unilatéralement déclarée de l’intérêt exigé sur les sommes allouées via leur marge de crédit.
Desjardins prétend que cette hausse a tout à voir avec les effets de la crise financière et c’est peut-être vrai mais plusieurs membres de cette coopérative s’attendaient à mieux, malgré tout.
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Oubliez les cartes de crédit à la consommation « Argent », « Or » ou « Platine », la nouvelle couleur de la prospérité-à -crédit est le noir, du moins, selon les spécialistes du marketing, chez Visa.
Si vous lisez le magazine Fortune (édition du 7 décembre 2009), vous avez sûrement vu la publicité pour cette nouvelle carte de crédit « Visa Black » qui montre Sanjay Grover, un médecin qui pratique la chirurgie plastique, qui affiche un large sourire comme pour démontrer sa satisfaction d’être un détenteur de cette carte de crédit à diffusion restreinte.

On comprend immédiatement que la carte noire ne s’adresse pas à ceux qui sont dans le rouge.
Visa veut s’arroger la clientèle de haut niveau typiquement desservie par American Express et Diners Club où les détenteurs n’ont généralement pas à se préoccuper de leur niveau de dépenses, du moment que les achats sont payés à la fin du mois (ou à la date spécifiée, via le relevé mensuel).
Pour parvenir à ses fins, la Visa « noire » offre les avantages suivants:
Alors voilà , si vous faites partie de ceux qui ne savent plus exactement combien de résidences font partie de votre « portfolio immobilier », vous avez probablement le « profil » qui plaîra suffisamment à Visa pour vous accepter en tant que détenteur de sa carte « Visa Black ».
Ce qui est un peu ironique, c’est que les gens qui sont riches à craquer n’ont généralement pas besoin de cartes de crédit puisqu’il se mènagent un compte (pour leur carte de débit) avec quelques centaines de milliers de dollars « flottants » dedans mais il peut arriver, à l’occasion, qu’une carte de crédit soit utile, notamment pour des achats en ligne.
Il va de soi que même les gens plus fortunés devraient être prudents avec leur argent et éviter de se placer dans une position qui les exposerait à de lourds intérêts, en cas de retard pour un paiement. En ce sens, il serait probablement plus sage d’opter pour une carte de crédit plus « limitée » et ainsi éviter les surprises du genre « je ne savais pas qu’une semaine à Paris pouvait coûter si cher », une fois revenu de votre voyage et confronté au relevé!
Enfin bref, la nature humaine étant ce qu’elle est, la vanité sans fin de certains individus les poussera à se procurer cette carte afin de confirmer, via un morceau de plastique, qu’ils font bel et bien partie d’une sorte d’élite économique.
Bravo à tous les individus qui recevront cette « carte d’endettement ultra-rapide » et qui seront, malgré tout, capables d’en rembourser le solde —en entier— à chaque mois.
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Le crédit à la consommation, au Canada, a tout pour rendre nerveux.
On y retrouve des institutions financières qui ont déjà adopté des pratiques d’affaires plus transparentes et d’autres qui continuent d’arnaquer leurs « clients » sur une base quotidienne.
Les clients ont donc intérêt, lorsque c’est possible, à magasiner leur institution financière avant de se faire émettre une carte via laquelle leur endettement croîtra plus ou moins vite, selon les règles de calcul des intérêts dus ainsi qu’un myriade d’autres conditions, plus ou moins bien explicitées, lors de la présentation du « produit ».
Avec des taux d’intérêts totalement irréalistes comme 28,8%, les cartes de crédit des grands magasins (dont la propriété est généralement étrangère), c’est normal que le ministre des Finances, Jim Flaherty, veuille faire du ménage dans ce segment à forte croissance, dans le secteur bancaire.
Les gens s’endettent plus vite que jamais et se sortir de l’endettement doit souvent faire appel à des efforts surhumains et ce, durant de nombreuses années.
Voici quelques-unes des propositions (aujourd’hui adoptées) du ministre Flaherty:
On sent une réelle volonté, de la part des Conservateurs, de clarifier les règles liées au crédit à la consommation et s’ils y parviennent, ce sera pour le mieux.
Ceci dit, c’est trop peu pour freiner la proverbiale épidémie d’endettement personnel qui menace de déstabiliser de manière importante l’économie canadienne.
Le crédit facile fonctionne bien pendant un temps mais très rapidement, il mène à l’endettement et contribue aussi à nourrir l’inflation en plus d’appauvrir tous les citoyens (en augmentant la quantité d’argent en circulation).
Jim Flaherty aurait aussi pu abaisser le taux légal de 60% à partir duquel un prêt est considéré porter un intérêt usuraire. Dans les faits, un taux d’intérêt de plus de 10% pourrait être considéré usuraire parce que le « coût de l’argent » pour les institutions financières, à la Banque du Canada, ne se situe qu’à 0,25%.
Autrement dit, lorsque Desjardins prête 1$ (qui n’est pas payé, après 1 an) via une carte de crédit VISA Modulo, qui porte un intérêt de 9,9%, elle aura récolté 40 fois plus d’intérêt que ce qu’il lui en a coûté pour « acquérir » ce 1$. Considérant que c’est la carte de crédit la plus abordable, sur le marché actuel, ça en dit long.
Les citoyens peuvent encore s’adresser à Jim Flaherty pour exiger qu’il protège mieux les citoyens canadiens qui, lorsqu’ils cumulent des dettes étouffantes, n’ont plus aucune marge de manÅ“uvre et sont tellement désemparés qu’ils considèrent parfois le suicide pour échapper à cette forme pernicieuse de torture psychologique et sociale.
Avec des cas aussi épouvantables que celui de la famille de Marc Laliberté et de Cathie Gauthier de Saguenay, qui a tué ses trois enfants pour échapper à l’humiliation de l’endettement, on voit que la réforme du crédit devrait contenir une volet social beaucoup plus musclé pour protéger les individus et non les institutions financières qui, sans faire de bruit, profitent de conditions incroyablement avantageuses pour « accéder » à l’argent qu’elle prêtent ensuite à de forts taux d’intérêts.
Dans les faits, Marc Laliberté et ses enfants Joëlle, 12 ans, Marc-Ange, 7 ans, et Louis-Philippe, 4 ans sont morts en bonne partie à cause du système d’endettement entretenu par les institutions financières qui ont du sang sur les mains mais qui manÅ“uvrent pour ne pas que les citoyens s’en rendent compte.
L’endettement tue les gens et brise notre société.
Le mieux serait de créer des coopératives de microcrédit administrées directement par les citoyens mais voilà , le ministre Jim Flaherty qui s’entend bien avec l’oligopole bancaire canadien n’a probablement pas le goût de déplaire à ses « amis » où il ira sans doute « travailler », une fois son mandat terminé, en politique.
Est-ce que vous croyez que le crédit à la consommation a simplement besoin d’être plus clair ou encore, est-ce qu’il aurait besoin d’une importante refonte qui placerait le citoyen en tête de toutes les « priorités »?
Même si le ministre Flaherty a fait adopter ses changements, les Canadiens s’endettent plus vite que jamais et les conséquences, plus ou moins apparentes, causent des torts irréparables à presque tous les niveaux de notre société.
Il faut saluer le fait que Jim Flaherty veuille plus de clarté mais si c’est là son Å“uvre politique, elle ne changera à peu près rien à la tragédie de l’endettement qui touche presque tous les Canadiens.
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Ça peut sembler un peu… surréaliste.
Le fait que des parents puissent utiliser leur marge de crédit Accord D pour payer l’adoption d’un enfant parait tiré d’un ouvrage de science-fiction et pourtant, c’est bien vrai!

Desjardins accorde du crédit à ses membres pour une variété de raisons comme l’achat d’une maison, d’un véhicule automobile ou encore, différents biens et services mais pour adopter un enfant, ce n’est probablement pas encore un réflexe pour tous les parents de se rendre à leur Caisse populaire.
Si vous deviez adopter un enfant en date d’aujourd’hui, le 6 octobre 2009, voici les taux d’intérêts que vous devriez assumer sur le capital emprunté, via un financement Accord D à taux fixe…
Comme les adoptions coûtent souvent aux environs de 25,000$, il est probable que votre prêt Accord D soit émis à 11% ou si c’est fait à titre de prêt personnel à taux variable, ça pourrait être aussi bas que 9,25%.
Les taux variables peuvent remonter alors il importe d’être doublement prudent avec ces prêts même si, initialement, vous ferez des économies, comparé au taux fixe.
Lorsqu’on dit, à la blague, qu’on peut emprunter de l’argent pour acheter n’importe quoi, vous pourrez ajouter « et pour acheter n’importe quel enfant placé en adoption » et là , ça ne sera pas une blague.
C’est une excellente nouvelle pour les parents qui veulent adopter un enfant mais avouez que ça frappe un peu l’imaginaire!
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Il arrive que les idées géniales soient à notre portée mais, pour toutes sortes de raisons, elles nous semblent inaccessibles.
Au débat des chefs, du 1er octobre 2008, en pleine campagne électorale fédérale, Jack Layton a été le seul à mentionner l’endettement excessif des Canadiens et la nécessité de limiter les taux d’intérêts pouvant leur être demandés.
Au Canada, un taux d’intérêt dépassant les 60% est considéré usuraire et donc, illégal. Sans être des « shylocks », les magasins comme Sears exigent 28,8% sur les soldes impayés et franchement, c’est très dispendieux. Si vous voulez savoir combien vous coûtera un solde impayé sur une telle carte de crédit, sur une base annuel, vous pouvez utiliser la calculatrice du Bureau de la consommation.
Il suffit de questionner un peu son entourage pour constater les effets pervers de l’endettement.
Les jeunes qui choisissent de faire des études supérieures reçoivent régulièrement des offres de cartes de crédit même si, en raison du grand nombre d’heures qu’ils passent à étudier, il peut devenir difficile de rembourser les soldes impayés, à la fin de chaque mois. Au fil du temps, les intérêts qui s’accumulent sur ces soldes impayés deviennent très lourds.
En ce sens, les étudiants québécois apprennent très tôt les dangers de l’endettement.
Il faut savoir que l’endettement est devenu un problème de société qui touche aussi bien les individus que les institutions, allant des entreprises (personnes morales) aux différents niveaux de gouvernements (municipal, provincial et fédéral).
Lorsque le gouvernement provincial construit une nouvelle route, il s’endette de plusieurs millions de dollars (pouvant aller jusqu’à des centaines de millions et même des milliards) qui devront être remboursés, en plus des intérêts, par les générations qui nous suivront… même si ce n’est pas certain que les infrastructures achetées les serviront encore comme il se doit.
Notre gouvernement devrait limiter les taux d’intérêts exigibles à quelque chose de plus réaliste, comme 2% mais pour l’heure, les consommateurs doivent prendre garde aux taux des cartes de crédit variant régulièrement entre 19% et 29% en plus de résister à l’envie d’entreprendre un hypothèque pour lequel il faudra, typiquement, rembourser de deux à trois fois la valeur de la maison -en intérêts- avant d’en avoir fini avec le capital.
Jack Layton semble avoir une longueur d’avance sur ses concurrents en matière de lutte à l’endettement. Il reste à voir si ses concurrents, dans les autres partis, lui emboiteront le pas.
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